Revue de presse quotidienne 29 mars 2012
PE
Commission du Contrôle budgétaire
Le Figaro revient sur l'étude de l'eurodéputée Ingeborg Grässle (PPE), rapporteur sur le contrôle budgétaire au Parlement européen. Celle-ci dénonce les privilèges accordés aux représentants de l'Union à l'étranger, notamment leurs jours de congés qui peuvent s'élever jusqu'à 83 par an, soit plus que pour leurs collègues des ministères nationaux. "Un service dont les salariés travaillent moins obtient évidemment de moins bons résultats", note l'élue allemande, qui ajoute qu'"en privé, beaucoup de chefs d'administrations européennes admettent qu'on ne peut plus continuer comme ça".
ACTA
La commission du commerce international (INTA) au Parlement européen vient de refuser (par 21 voix contre 5) de saisir la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier si le texte de l'ACTA est conforme avec le droit communautaire, comme le souhaitait la Commission européenne. Certains eurodéputés y voient "le premier signe que ce Parlement est prêt à rejeter ACTA". Bruxelles continue de défendre le traité ACTA. (lefigaro.fr, Les Echos)
UE-Etats Unis
L'accord EU-Unis sur le contrôle des passagers aériens a franchi une étape importante en étant approuvé en commission des libertés.
Roaming La rapporteure, A.Niebler, se félicite de l'accord intervenu avec la Commission et de la nouvelle baisse des tarifs dont bénéficieront les utilisateurs dès le 1er juillet prochain. (zonebourse.com)
Tuerie de Toulouse
Le PE rend un hommage aux victimes en observant une minute de silence. (Europe 1.fr)
Troïka
Mediapart.fr publie un reportage sur le débat organisé au Parlement européen sur l'action de la Troïka. Selon le site internet, les résultats de la Troïka sont "difficiles à défendre sur le terrain" - une récession de 6,9 % en 2011, un taux de chômage à plus de 21 % en ce début d'année, et toujours autant d'inquiétudes sur l'avenir de ce pays à bout de souffle. Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques, Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne, et Poul Thomsen, chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI) à Athènes, ont répondu aux questions des eurodéputés et défendu les vertus de l'austérité, parfois d'une manière un peu hésitante. La socialiste française Pervenche Berès a souligné que "l'efficacité économique repose aussi sur la justice sociale". (H. Swoboda, R.Goebbels, K.Poupakis et L.Hoang Ngoc cités)
MEP
Pollution atmosphérique
Sur Europe 1, l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage explique pourquoi la pollution aux particules fines est si importante en France, soulignant le fait que les gouvernements n'ont pas suffisamment appliqué les lois anti-pollution.
Cumul des mandats
Le Syndicat des praticiens des hôpitaux publics a déposé une demande de suspension en référé de la nomination du député (UMP) européen Philippe Juvin à la tête des urgences de l'hôpital parisien Georges-Pompidou. Philippe Juvin affirme que ses différentes activités (maire de la commune de la Garenne-Colombes, eurodéputé et professeur d'université-praticien hospitalier) ne sont pas inconciliables avec ses nouvelles responsabilités. « J'ai une mission, réduire le temps d'attente aux urgences, je demande à être jugé sur des indicateurs », déclare-t-il, rappelant qu'il a déjà, par le passé, dirigé le service des urgences de l'hôpital Beaujon de Clichy tout en conservant son mandat de député européen. (Le Monde)
Schengen
R.Dati estime qu'il s'agit d'un acquis important mais qu'il faut assurer un réel contrôle aux frontières (L'Expansion)
ACTA
F.Castex et Y.Jadot se félicitent du refus du PE de transmettre l'accord à la Cour de Justice européenne. (pcinpact.com, Clubic.com, Silicon.fr, ct2e.com, challenges.fr) Sandrine Bélier publie une longue tribune sur Slate.fr faisant l'état des lieux.
Sécurité des plateformes en mer Sandrine Bélier demande des normes de sécurité européennes pour les plateformes pétrolières et gazières. (lefigaro.fr, Europe 1)
UE
Crise de la zone euro
Dans une tribune dans Les Echos, Anton Brender, chef économiste de Dexia Asset Management, écrit que la crise des dettes souveraines a révélé à quel point les pays de l'euro ne partageaient pas la même analyse des mécanismes par lesquels cette crise est passée. En interdisant à la banque centrale de les financer, les États membres ne se sont pas seulement privés d'un « prêteur » en dernier ressort, mais aussi d'un instrument capable de stabiliser leurs marchés obligataires. Le problème est que cette conception de la solidarité financière a privé l'Europe de toute possibilité de lutter efficacement contre la contagion.
EcoFin
Selon lexpress.fr, le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy s'est dit confiant hier quant à la capacité de la zone euro de conclure cette semaine à Copenhague un accord sur le renforcement du pare-feu pour répondre à la crise de la dette. Les ministres des Finances de la zone euro se réunissent vendredi et samedi dans la capitale danoise pour tenter de fixer les modalités de renforcement du pare-feu financier contre la crise et des fonds d'aide à la Grèce, l'Irlande et le Portugal. Pour sa part, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a ajouté être "absolument certain" que l'Europe sortira plus forte de la crise.
TTF
La taxe sur les transactions financières ne sera pas tout à fait celle qu'avait proposée la Commission européenne et que Paris aurait aimé concrétiser rapidement. Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a estimé qu'il fallait "essayer autre chose" et entreprendra ses vingt-six homologues sur ce sujet dès vendredi à Copenhague. Ces déclarations marquent un revirement. (lepoint.fr)
Etat de l'Union
Dans un article sur Latribune.fr, Thierry Chopin, directeur des études de la Fondation Robert Schuman, affirme que la crise a mis en évidence que l'intégration européenne est "inachevée" et incomplète. Cette crise doit être à nouveau une occasion de progrès voire de "saut qualitatif" pour l'Union. Un des problèmes majeurs de l'Europe est la tension entre "Les temps de l'Europe" - temps des marchés, temps de la négociation entre États et temps de la démocratie. M. Chopin résume les cinq points clés de son récent rapport sur "L'état de l'Union 2012". L'Europe doit évoluer vers un "fédéralisme de projet", et sortir de la crise grâce au triptyque "discipline", "croissance" et "solidarité". Il faut relancer le débat sur la "puissance" européenne à l'échelle internationale, sans céder à la tendance actuelle à l'autodénigrement. Enfin, les leaders politiques européens, qui agissent comme des "pompiers", doivent devenir des "bâtisseurs".
Pacte budgétaire
L'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors s'est montré critique à l'égard du pacte budgétaire, dont il manque un volet croissance. Le pacte doit être revu, a-t-il déclaré à un colloque des socialistes européens, mercredi. (lefigaro.fr)
Cybercriminalité La Commission européenne a proposé hier d'installer un centre de lutte contre le cyber-crime au siège d'Europol, l'Office européen de police, à La Haye. (France 3)
Roaming Un accord est intervenu mardi entre le Parlement européen, la Commission et les États pour limiter les factures en matière de "roaming", c'est-à-dire le surcoût appliqué par les opérateurs pour l'utilisation d'un téléphone mobile à l'étranger. La diminution sera progressive à partir du 1er juillet prochain jusqu'en 2014. (la Croix)
Concurrence
Plusieurs entreprises se voient infliger, ce mercredi, des amendes par la Commission pour un montant total de 330,5 millions d'euros. Quatorze groupes internationaux de transit aérien sont sanctionnés avec 169 millions d'euros d'amende. Neuf producteurs européens de quincaillerie de fenêtres ont été condamnés pour s'être entendu sur une augmentation des prix sur des mécanismes métalliques qui permettent l'ouverture et la fermeture des fenêtres entre novembre 1999 et juillet 2007. Par ailleurs, huit entreprises du secteur de la chimie se sont vues infliger des amendes d'un montant total de 73,4 millions d'euros pour une entente portant sur la répartition du marché et les prix. Les amendes "sont élevées comparées au chiffre d'affaires des entreprises concernées et les feront réfléchir à deux fois si d'aventure elles songeaient à nouveau à s'entendre sur les prix", a affirmé Joaquin Almunia, commissaire européen en charge de la Concurrence, cité dans un communiqué. (Les Echos)
International RELEX
Soudan
Hier, l'Union européenne a dit redouter que les tensions entre le Soudan et le Soudan du Sud ne dégénèrent en un véritable conflit et appelé les deux pays au maximum de retenue. La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a exprimé sa "forte inquiétude" au sujet des combats dans la région frontalière entre les deux Soudan, qui représentent "une dangereuse escalade dans une situation déjà tendue". "De nouvelles activités militaires transfrontalières pourraient conduire à une confrontation militaire plus large" entre les deux pays", a ajouté son porte-parole. (Métro)
Syrie
Les médias français reviennent sur l'acceptation du plan de Kofi Annan par le régime syrien. Ils notent toutefois que les opérations se sont poursuivies, mardi, faisant 31 morts dont 18 civils. Dans une interview accordée au Figaro, l'expert Salam Kawakibi explique que le régime a certes accepté le plan, mais cela ne signifie pas qu'il va l'appliquer.
Nouvelles nationales liées à l'Union - France
Pollution atmosphérique
La pollution aux particules fines atteint de nouveaux pics en France depuis le début de l'année. La Croix explique qu'il est normal que les alertes à la pollution aux particules fines se multiplient puisque de nouveaux seuils de déclenchement de ces alertes sont entrés en vigueur début 2012. La Commission européenne a pris en mai dernier la décision d'assigner la France - et 15 autres États membres - devant la Cour de justice européenne pour non-respect de la directive sur la qualité de l'air. "Le projet de requête sera envoyé à la Cour de justice avant l'été", confirme Robert Flies, porte-parole pour l'environnement de la Commission européenne.
Nouvelles nationales liées à l'Union - Autres Etats membres
Italie
Plusieurs journaux français indiquent que le Premier ministre italien, Mario Monti, a rejeté mercredi sur l'Allemagne et la France une partie de la responsabilité de la crise européenne d'endettement. "Cette histoire commence en 2003, lorsque l'euro n'était encore qu'un bébé. C'étaient alors l'Allemagne et la France qui étaient laxistes concernant les déficits publics et les dettes", a-t-il expliqué lors d'un discours prononcé à Tokyo. "Le Conseil européen, alors dirigé par l'Italie qui en occupait la présidence tournante, a dit que contrairement à la proposition de la Commission européenne, l'Allemagne et la France ne seraient pas inquiétées malgré leur déficit dépassant les 3% du Produit intérieur brut", a-t-il ajouté. "Bien sûr, si le père et la mère de la zone euro violent les règles, vous ne pouvez pas espérer (que des pays comme) la Grèce les respectent", a-t-il conclu. (Libération)
La presse française revient sur les difficultés de Mario Monti, dont la réforme du travail est critique par le principal syndicat et divise la coalition pour la première fois. Le Monde interprète cette nouvelle opposition au sein de la coalition par la tenue des élections en mai.
Espagne
Les médias français reviennent sur la passe difficile en vue pour Mariano Rajoy, qui affronte sa première grève générale aujourd'hui. Les médias analysent la situation dans le pays avec l'envolée des taux d'intérêts, les inquiétudes sur les marchés ainsi que celles exprimées par les leaders européens. Ce, alors que Mr Rajoy doit présenter un budget d'austérité, ce vendredi, dont les mesures d'économie devraient s'élever à 20 milliards d'euros. (Le Monde)
Irlande
Le vice-premier ministre irlandais Eamon Gilmore a annoncé la date retenue pour son référendum sur le pacte budgétaire européen, le 31 mai, et il a également assuré que son gouvernement ferait campagne pour le « oui ». Le principal parti d'opposition, le Fianna Fail, entend lui aussi défendre un texte qu'il juge « bon pour l'Irlande », et « aussi pour la zone euro ». Au contraire, le Sinn Fein (parti nationaliste de gauche), hostile à un traité qui « institutionnalise l'austérité », appelle à voter « non ». Le Portugal, l'Italie et l'Espagne souhaitent aussi accélérer le processus de ratification, et le gouvernement à Berlin a rappelé son intention de ratifier le traité européen avant le mois de juin. Le SPD et les Verts, dans l'opposition, ont fait connaître leur intention de ratifier le traité à condition qu'on y ajoute un volet « croissance ». (Le Monde)
Espagne
Les principaux journaux français évoquent la grève générale qui a lieu aujourd'hui en Espagne, à l'appel des deux principaux syndicats du pays, Comisiones Obreras (CCOO) et l'Union General de Trabajadores (UGT), pour manifester contre la réforme du marché du travail, adoptée par décret le 9 février par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Selon le Monde, "cette réforme facilite et rend les licenciements moins coûteux pour les entreprises, impose plus de flexibilité aux salariés en matière de fonctions, d'horaires et de salaires, et réduit le poids des syndicats dans les négociations collectives et les plans sociaux". Le quotidien revient notamment sur les très nombreux cas de réductions salariales décidées de manière unilatérale par les entreprises et que les salariés sont obligés d'accepter, de peur d'être licenciés. Pour Le Figaro, "la journée sera un test pour les syndicats" dans un pays où le taux de chômage est de 23% et s'élève jusqu'à 50% chez les 18-25 ans.
contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07



















