mardi 29 mai 2012

Revue de presse quotidienne 29 mai 2012

PE
M. Schulz/Turquie
Le site internet trtfrancais.com annonce la visite prochaine du président du Parlement européen Martin Schulz à Ankara. Ce dernier explique qu'il compte discuter avec les autorités gouvernementales des problèmes liés aux "visas imposés aux citoyens turcs pour entrer en UE".
Ukraine
Le site euronews.com indique que le Parlement européen a adressé "un nouveau blâme aux autorités ukrainiennes" et que l'institution utilise pour la première fois le terme de détenu politique pour parler de la situation de Ioulia Timochenko.
Homophobie
A Strasbourg, le Parlement européen a vivement condamné jeudi les différentes lois qui pénalisent l'homosexualité indique le site euronews.com
Suisse/quotas de permis de séjour
Le Parlement européen a appelé jeudi le gouvernement suisse à révoquer la décision discriminatoire de réimposer des quotas pour les permis de séjour à long terme des citoyens polonais, lituaniens, lettons, estoniens, slovènes, slovaques, tchèques et hongrois (french.peopledaily.com.cn)
Chômage
Le Parlement européen a adopté jeudi une résolution pour lutter contre le chômage des jeunes (econostrum.info
Ecarts salariaux
Dans un article intitulé : "Ecarts salariaux : le parlement européen demande des sanctions" le magazine ELLE revient sur la résolution votée jeudi au PE qui vise "à inciter la Commission européenne et les Etats membres à proposer des mesures pour améliorer la législation déjà en place pour réduire l'écart de salaires entre les hommes et les femmes"

MEP
Y. Omarjee
Revenant sur l'adoption par le Parlement européen de la proposition de taxe sur les transactions financières, l'eurodéputé Younous Omarjee explique "que même si la TTF est une avancée, il est cependant à craindre que son adoption ne demeure qu'un mirage dans le désert de la régulation de la finance internationale, puisqu'à ce jour le Conseil européen reste majoritairement opposé ce texte"
S. Auconie
Sophie Auconie prend désormais la tête de l'intergroupe informel "les amis du sport" au Parlement européen. "Je conçois ce groupe comme une plateforme d'échanges entre les acteurs du sport et les députés européens" indique-t-elle sur blogs.lcp.fr

PE

M. Schulz/Turquie
Le site internet trtfrancais.com annonce la visite prochaine du président du Parlement européen Martin Schulz à Ankara. Ce dernier explique qu'il compte discuter avec les autorités gouvernementales des problèmes liés aux "visas imposés aux citoyens turcs pour entrer en UE".
Ukraine
Le site euronews.com indique que le Parlement européen a adressé "un nouveau blâme aux autorités ukrainiennes" et que l'institution utilise pour la première fois le terme de détenu politique pour parler de la situation de Ioulia Timochenko.
Homophobie
A Strasbourg, le Parlement européen a vivement condamné jeudi les différentes lois qui pénalisent l'homosexualité indique le site euronews.com
Suisse/quotas de permis de séjour
Le Parlement européen a appelé jeudi le gouvernement suisse à révoquer la décision discriminatoire de réimposer des quotas pour les permis de séjour à long terme des citoyens polonais, lituaniens, lettons, estoniens, slovènes, slovaques, tchèques et hongrois (french.peopledaily.com.cn)
Chômage
Le Parlement européen a adopté jeudi une résolution pour lutter contre le chômage des jeunes (econostrum.info
Ecarts salariaux
Dans un article intitulé : "Ecarts salariaux : le parlement européen demande des sanctions" le magazine ELLE revient sur la résolution votée jeudi au PE qui vise "à inciter la Commission européenne et les Etats membres à proposer des mesures pour améliorer la législation déjà en place pour réduire l'écart de salaires entre les hommes et les femmes"

MEP

Y. Omarjee
Revenant sur l'adoption par le Parlement européen de la proposition de taxe sur les transactions financières, l'eurodéputé Younous Omarjee explique "que même si la TTF est une avancée, il est cependant à craindre que son adoption ne demeure qu'un mirage dans le désert de la régulation de la finance internationale, puisqu'à ce jour le Conseil européen reste majoritairement opposé ce texte"
S. Auconie
Sophie Auconie prend désormais la tête de l'intergroupe informel "les amis du sport" au Parlement européen. "Je conçois ce groupe comme une plateforme d'échanges entre les acteurs du sport et les députés européens" indique-t-elle sur blogs.lcp.fr

UE

Droit de grève
Douze Parlements nationaux se sont associés en vertu d'une des dispositions du traité de Lisbonne pour adresser à la Commission européenne un « carton jaune » et lui demander de réexaminer une de ses propositions réglementaires. Le litige porte pour l'essentiel sur l'exercice du droit de grève, dans le cadre d'un projet destiné à renforcer la protection des travailleurs détachés d'un pays à l'autre des Vingt-Sept. Pour les contempteurs du projet, le texte, qui cherche à protéger le droit de grève face aux libertés économiques, est en contravention avec le principe de subsidiarité. Selon eux, ce genre de droits sociaux doit rester du seul ressort des autorités nationales, et ne peut donc faire l'objet de la moindre législation européenne. La Commission devrait prendre acte mercredi 30 mai de ce « carton jaune». Enjoint de réexaminer le texte, le commissaire européen à l'emploi Laszlo Andor peut décider de le maintenir en l'état, de le retirer, ou de l'amender.

Crise
Dans l'éditorial de La Tribune, Eric Walther revient sur la situation terrible de l'Espagne et de la Grèce et se demande pourquoi malgré tout cela, l'UE reste silencieuse alors qu'il y a six mois "les dirigeants européens sonneraient toutes les alarmes, un sommet serait convoqué en urgence, les marchés s'affoleraient". La réponse pourrait être que l'Europe joue une partie de poker risquée avec la Grèce sur une possible sortie de la zone euro, et qu'elle se prépare pour tous les scénarios possibles. Mais la réalité pourrait aussi être que l'Europe "préfère jouer l'autruche en priant pour que le pire ne soit pas possible".
Le Commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, Michel Barnier, fait le point sur les progrès de l'Europe pour éviter une répétition de la crise de 2007 dans une interview à Lepoint.fr. M. Barnier évalue positivement le dîner informel pour discuter des moyens pour stimuler la croissance en Europe. « Je suis heureux qu'on marche sur nos deux pieds », at-il dit. Ces deux pieds seraient une meilleure gestion des finances publiques et la mobilisation pour la compétitivité et la croissance. Sur la crise grecque, M. Barnier a commenté:  « La question que les Grecs doivent trancher démocratiquement le 17 juin, en toute souveraineté, c'est de savoir s'ils font face seuls ou dans le cadre de la solidarité européenne - qui implique une discipline ».  En ce qui concerne la régulation financière, M. Barnier a déclaré que « tout a changé et rien n'a changé », expliquant ensuite que pour les banques, les marchés et les assurances, la surveillance européenne a été efficace pendant un an et dans quelques mois, la régulation des marchés dérivés sera renforcée. M. Barnier a également fait des commentaires sur le « shadow banking », le « high frequency trading » et les propositions du Parlement européen.

Eurobonds
Dans un entretien au Monde, Jens Weidmann, patron de la Bundesbank, souligne : « Croire que les Eurobonds résoudront la crise actuelle est une illusion ». Pour lui, ce dispositif de mutualisation des dettes « ne peut être que l’aboutissement d’un processus long, qui nécessite entre autres de changer la Constitution dans plusieurs Etats, de modifier les traités, d’avoir davantage d’union budgétaire ». « On ne confie pas sa carte de crédit à quelqu’un si on n’a pas la possibilité de contrôler ses dépenses », image-t-il. Et de poursuivre : « Une communautarisation de dettes n’est pas l’outil adapté pour favoriser la croissance : cela poserait des problèmes tant légaux qu’économiques. Je ne crois pas qu’on aura du succès en essayant de résoudre la crise de la dette avec encore plus de dette en dehors des budgets réguliers ». M. Weidmann se dit même « irrité » par l’apparition d’« idées géniales qui surgissent pour contrer la crise ». Plus fondamentalement, il s’étonne que le débat sur les euro-obligations ne soit pas connecté avec la question du transfert de souveraineté, qui se pose quand on parle de mutualisation des dettes des Etats membres. Sur la Grèce, il n’exclut pas un arrêt des aides internationales : « Nous allons voir si les accords sur lesquels repose la solidarité des autres pays sont respectés. Le cas échéant, l’aide devra être arrêtée. Sinon, les accords n’auraient plus de crédibilité, car nous ferions alors des transferts non conditionnés ». Le président de la Bundesbank a par ailleurs réitéré son opposition au programme de prêts de la BCE aux banques, qui « ont permis de gagner du temps, mais ne résolvent pas les causes structurelles de la crise ». Ces prêts seraient comme de la « morphine », qui soulage la douleur mais ne guérit pas la maladie, tout en générant des effets secondaires. Il répète au passage que le mandat de la BCE est d’assurer la stabilité des prix, car c’est là qu’une banque centrale « contribue le plus à une croissance durable »

Croissance de la zone euro
Restant opposée à l'idée de financer la croissance par de la dette, l'Allemagne compte présenter un plan en 16 points sur la relance via les réformes structurelles. "Alors que le front antirigueur se renforce au sein de la zone euro et que les voix se font de plus en plus nombreuses pour l'introduction d'eurobonds, Angela Merkel prépare sa contre-attaque" commente Les Echos. Selon le journal, Mme Merkel souhaite tout bonnement "germaniser" la zone euro en lui proposant des réformes structurelles qui ne sont pas sans rappeler l'Agenda 2010 de Gerhard Schröder ; un ensemble de lois qui ont donné un coup de fouet à la compétitivité des entreprises allemandes. Le plan que prépare Berlin comprend des réformes des marchés du travail ainsi que la création de zones économiques spéciales dans les pays les plus fragilisés de l'UE, comme l'a fait la Chine. Dans La Croix, Yves Bertoncini, qui réagit à l'appel de Mario Draghi pour "un saut courageux d'imagination politique" pour surmonter la crise, explique que cette phrase fait probablement référence à la création d'une sorte d'union bancaire et à une union économique renforcée grâce à une meilleur coordination des politiques économiques. Dans une tribune sur Lemonde.fr, Thomas Houdaille, secrétaire général du think-tank EuropaNova et Sven Giegold, député européen allemand du groupe des Verts, écrivent que l'Europe dot encourager la croissance "verte" et les investissements "durables" pour relancer la croissance, ainsi que de relancer le débat sur les taxes environnementales.
Zone euro «Plans de sauvetage et mécanismes de soutien n'ont pas tranché la question principale : qui doit piloter la zone euro et comment?», demande Le Monde Géo & Politique, après le Conseil européen informel du 23 mai. Selon l'article, Wolfgang Schäuble est le favori pour devenir le président de l'Eurogroupe, mais la bataille entre le nord et le sud témoigne de l'importance renouvelée de ce «ministre des Finances» de la zone euro. M. Schäuble serait le gardien des efforts de Mme Merkel pour renforcer la discipline budgétaire, allant vers une fédération. M. Hollande a relancé l'idée d'euro-obligations et ne serait prêt à transférer plus de souveraineté à l'UE. L'article décrit la gouvernance économique de la zone euro comme « une hydre à deux têtes » - la Commission européenne d'une part et de l'Eurogroupe de l'autre, sous l'autorité du Conseil européen -, dont la légitimité démocratique est douteuse.

DEXIA
Alors que la situation de Dexia reste très fragile, et dans l'attente du plan de sauvetage définitif, les gouvernements belge et français sont parvenus à un accord pour une nouvelle garantie temporaire. Dans une interview aux « Echos », Pierre Mariani, administrateur délégué de Dexia, regrette que la France soit « l'un des seuls pays en Europe à ne pas avoir une banque publique dédiée aux financements des collectivités locales. Tant que Dexia et les banques prêtaient, la situation était acceptable ; aujourd'hui, ce n'est plus le cas. »

Taxe Carbone
Le gouvernement indien s’oppose à la taxe carbone imposée aux compagnies aériennes qui opèrent dans l’UE, informe Latribune.fr. Comme l’UE peut sanctionner les compagnies qui ne payent pas la taxe en leur refusant le territoire européen, l’Inde menace de prendre une mesure analogue et d’interdire les compagnies européennes d’opérer dans son territoire. Selon la Commissaire Connie Hedegaard, huit sociétés chinoises et deux sociétés indiennes ont refusé l’exigence. D’après Latribune.fr, ces compagnies interprètent la taxe carbone comme « une taxe commerciale unilatérale, déguisée en mesure de lutte contre le changement climatique ».

Allergènes
A partir du 1er juillet prochain, une directive européenne va informer le consommateur de la présence d'allergènes dans les boissons alcoolisées, indique France 2. Ainsi, les étiquettes des bouteilles de vin indiqueront la présence de traces de lait ou de protéines d'œufs.

Montée de l'extrême droite
France Info et Le Monde s'intéressent à la montée de l'extrême-droite en Europe, notamment après l'arrivée de députés néo-nazis au Parlement grec. Invité sur France Info, Jean-Marie Cavada, député européen et président du Mouvement européen France, appelle au respect de la Charte des Droits fondamentaux car il croit à la possibilité d'une dictature militaire en Grèce. Le correspondant à Bruxelles, Quentin Dickinson indique que 7 pays européens soutiennent électoralement l'extrême-droite à plus de 10%, le trio de tête étant composé de la Hongrie, de la Finlande et de l'Autriche. Il ajoute que la volonté d'intervenir de la Commission européenne reste très en retrait, contrairement au Parlement européen, car Bruxelles estime que "le risque d'une Europe brune ou noire est faible". Le Monde publie la tribune d'un collectif d'intellectuels qui condamne fermement la résurgence de l'idéologie nazie en Europe.

International RELEX

Syrie
Samedi, une attaque attribuée aux forces de Bachar el-Assad a fait 108 morts, dont 32 enfants, dans la ville de Houla, près de Homs. Selon Libération, "le massacre semble témoigner de la fébrilité d'un régime qui se sent menacé". "Le plan de sortie de crise élaboré par Kofi Annan semble plus que jamais mort-né", commente pour sa part Le Figaro, ajoutant que le secrétaire général de l'ONU a lui-même reconnu implicitement l'échec de la mission d'observation onusienne. Le risque d'une aggravation du conflit ne cesse de s'accroître. Dans un entretien dans Le Monde d'aujourd'hui, Robert Mood, qui dirige la mission de supervision des Nations unies en Syrie, reconnaît que les efforts des observateurs de l'ONU "ne semblent pas se matérialiser pour l'instant", car ils dépendent totalement de la bonne volonté de "tous les acteurs syriens". Arrivé hier à Damas, le médiateur de l'ONU Kofi Annan a condamné le massacre de Houla (Le Figaro, Libération). Par ailleurs, une nouvelle attaque sur la ville de Hama aurait tué une cinquantaine de civils, selon Libération. Le Figaro rapporte pour sa part que Barack Obama tente de rallier le président russe Vladimir Poutine afin qu'il cesse de soutenir le régime de Bachar el-Assad

Lybie
Catherine Ashton a discrètement annulé, il y a quelques jours, un contrat dont devait bénéficier la société britannique G4S pour la protection des représentations de l’UE à Tripoli et Benghazi, en Libye. Les conditions d'octroi de ce marché de 10 millions d'euros sur 4 ans avaient été dénoncées et une enquête que devait ouvrir l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) aurait pu s'avérer embarrassante pour les services de Mme Ashton. Vendredi 25 mai, son porte-parole indiquait au Monde que le marché attribué à G4S, « dans le respect des règles d'adjudication de l’UE », était annulé. L'une des conditions était, en effet, que le gouvernement libyen donne son agrément à la société britannique. Les autorités de Tripoli ont refusé, en raison, notamment, du fait que la société britannique est active dans les territoires occupés par Israël.

Egypte
La plupart des journaux français relaient les résultats du premier tour de l'élection présidentielle en Egypte. Selon les chiffres de la commission électorale, le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, arrive en tête du scrutin avec 24% des voix et sera opposé au second tour à l'ancien Premier ministre d'Hosni Moubarak, Ahmed Chafiq qui a obtenu 23% des voix. La surprise est venue de la troisième place du "nassérien" Hamdine Sabahi avec 20% des voix. Le taux de participation, qui s'élève à 46 %, fait craindre une forte abstention au second tour. Les voix des révolutionnaires égyptiens sont particulièrement prisées par les deux finalistes qui "cherchent à élargir leurs soutiens, en se posant chacun en défenseur de la révolution", indique La Croix.

Mali
La rébellion touareg et le mouvement islamiste Ansar ed-Dine ont annoncé samedi leur fusion et proclamé un «Etat islamique» dans la région Nord, l'Azawad, qu'ils contrôlent depuis près de deux mois. Leur programme tient en quelques formules. «Nous sommes tous pour l'indépendance de l'Azawad», «nous acceptons tous l'islam comme religion», le Coran et la Sunna (paroles et actions du prophète Mahomet) sont «la source du droit». La dissolution des rébellions et la création du Conseil transitoire de l'Etat islamique de l'Azawad ne sont pas une surprise, selon Le Figaro. En effet, depuis plusieurs semaines, les états-majors des deux branches de la guérilla touareg menaient des négociations à Gao pour mettre fin à leur division et éviter un affrontement fratricide.

Soudan
Aujourd’hui, Libération publie un reportage sur les rebelles du Nil bleu. Soutenus par le Sud-Soudan indépendant, ces rebelles, qui s'opposent à la politique du général El-Béchir, sont bombardés sans relâche par le régime islamiste de Khartoum.

Argentine
Bruxelles a décidé de porter plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce contre les mesures protectionnistes de Buenos Aires.  "L'Argentine a adopté des mesures restrictives depuis 2005 et cela n'a fait qu'empirer jusqu'au point d'orgue de l'affaire Repsol", a commenté vendredi le commissaire au Commerce, Karel de Gucht. En avril dernier, l'Argentine a décidé sans préavis d'exproprier le groupe pétrolier espagnol Repsol de sa filiale argentine YPF. Dans l'éditorial des Echos, Jean-Francis Pécresse salue l'action de l'UE contre l'Argentine, qui montre que l'Europe est "enfin consciente qu'elle ne survivra pas sans se protéger, au besoin en fermant ses marchés". "Sous l'impulsion du Belge Karel De Gucht et du Français Michel Barnier, la Commission se dote progressivement d'une stratégie de protection-rétorsion qui lui faisait tant défaut", explique M. Pécresse. après trente années de passivité, Bruxelles n'hésite plus à défendre les intérêts économiques de l'Europe, même si la récente fermeture de l'usine Technicolor d'Angers montre que l'Europe peut toujours agir avec "une tragique naïveté" au nom du libre échange.

RIO+20
Dans une tribune dans Libération, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies Ban Ki-Moon s'exprime à propos de la conférence Rio + 20 qui se tiendra dans moins d'un mois dans le cadre de la conférence des Nations unies sur le développement durable. Il souhaite donner la priorité à "trois grands axes afin que la Conférence Rio + 20 sonne le début d'une nouvelle ère". Tout d'abord, celle-ci doit inspirer un nouveau courant de pensée et de nouvelles mesures. Deuxièmement, la Conférence Rio + 20 doit être axée sur les populations et offrir un espoir concret de voir les conditions de vie s'améliorer véritablement. Troisièmement, elle "doit donner le signal de l'action pour que nous cessions de gaspiller". Ban Ki-Moon conclu en appelant "les dirigeants et les peuples du monde à s'unir autour d'un objectif commun afin de façonner l'avenir que nous voulons".

Nouvelles nationales liées à l'Union - France

Pavillon bleu
Le pavillon bleu de l’Union européenne, indication de qualité de l’environnement, flottera cet été sur 377 plages françaises, informe France Inter. Il s’agit d’un record historique pour le pays qui a été pionnier dans l’utilisation de ce label. Pour Thomas Joly, directeur pour la France du pavillon bleu européen, ce record est dû à la continuité des politiques d’assainissement, de traitement de déchets et d’éducation au développement durable qui concernent « l’ensemble de la collectivité », et non seulement les plages. Par ailleurs, Les Echos revient aujourd'hui sur le dernier rapport de l'Agence européenne de l'environnement sur la qualité des eaux de baignade (cf. résumé de la semaine dernière).

Nouvelles nationales liées à L'Union - Autres Etats membres

Espagne
Tous les médias français évoquent la crise bancaire espagnole, nouvelle crise dans la zone euro. Plombé par l'explosion de sa bulle immobilière, Madrid va devoir recapitaliser à hauteur de 19 milliards d'euros la quatrième banque espagnole, Bankia, déjà bénéficiaire d'une aide de 4 milliards. Ce sera le plus gros sauvetage financier de l'histoire du pays, mais pour Libération "le renflouement d'urgence de l'établissement laisse craindre une explosion de la dette nationale". La plus riche région espagnole, la Catalogne, incapable désormais de se financer sur les marchés, plaide pour des "hispano-bonos", des obligations régionales garanties par l'Etat. Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a répété hier lors d'une conférence de presse qu'il n'y aurait pas besoin d'un sauvetage européen de ses banques. Il a plaidé pour une modification des statuts du Mécanisme européen de stabilité, afin qu'il puisse recapitaliser directement des banques sans passer par un Etat. France 2 et Le Figaro cite le quotidien espagnol "El Mundo" qui affirmait hier matin qu'en plus du cas de Bankia, trois autres caisses d'épargne - Caixa Catalunya, Nova Galicia et Banco de Valencia - nécessiteraient 30 milliards d'euros pour atteindre les objectifs de provisions fixés par le gouvernement.

Grèce
La directrice du FMI Christine Lagarde a provoqué un tollé - en Grèce mais pas seulement - après un entretien accordé au Guardian lors duquel elle a pointé la part de responsabilité des Grecs dans les difficultés auxquelles ils font face actuellement. Elle a déclaré que les Grecs devraient "commencer par s'entraider collectivement" en "payant tous leurs impôts". Elle a aussi déclaré avoir "plus de compassion pour ces jeunes enfants dans un petit village du Niger (...) qui rêvent d'avoir une bonne éducation". "Humiliant, honteux, caricatural, insultant... Les superlatifs ont fusé tout au long du week-end" suite à ces déclarations (Le Figaro). Le Monde rapporte les nombreuses réactions négatives dans la classe politique française, de tous bords. Les Grecs ont réagi massivement sur internet en créant une page Facebook "contre Christine Lagarde". Mme Lagarde a tenté d'apaisé la situation en assurant sa "compassion" envers les Grecs et en précisant que ses déclarations sur l'évasion fiscale visait "en particulier les privilégiés" (Le Monde). Dans son éditorial de Une, Le Figaro affirme que la "provocation" de Mme Lagarde ne pouvait que déclencher une réaction virulente, et pourtant "elle dit vrai". Selon le journal, les Grecs sont responsables car ils sont les champions de la fraude fiscale et de l'économie parallèle. L'Europe est pour sa part responsable d'avoir fermé les yeux en laissant la Grèce entrer dans la zone euro "sans conditions". Le journal ajoute que "l'abandon de la Grèce créerait un précédent dangereux, mais l'Europe s'en relèverait ; le contraire n'est pas sûr". Les Echos rapporte que les caisses de l'Etat grec se vident et que l'opinion publique grecque réalise avec de plus en plus de lucidité que les élections législatives de la mi-juin deviennent "un référendum pour ou contre la monnaie unique".

Italie
Selon un rapport rédigé par la Commission européenne devant être rendu public mercredi, le gouvernement de Mario Monti fait l'objet de critiques pour sa lutte jugée trop timorée contre l'économie parallèle et la fraude fiscale, indiquait hier le Financial Times. Ce rapport, souligne le journal, fait écho aux nouveaux pouvoirs de Bruxelles, qui peut désormais "infliger des amendes et sanctionner les pays de l'eurozone qui ne se conforment pas à ses directives".

contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07