Revue de presse quotidienne 28 mars 2012
PE
Passagers aériens
La commission des libertés civiles du Parlement européen a approuvé hier l'accord sur le transfert des données des passagers aériens de l'Union européenne vers les États-Unis. Le vote en session plénière du Parlement européen est prévu le 19 avril. Lors du vote de mardi, 31 parlementaires ont voté pour, 23 contre, et un s'est abstenu.
Initiative citoyenne
L'Humanité indique que l'article 11 du traité de Lisbonne, qui permet à 1 million de citoyens, provenant de sept pays différents de l'Union européenne d'adresser une pétition, sera en vigueur à compter de lundi prochain. Le traité de Lisbonne prévoit que ces propositions doivent avoir pour but "de mettre en œuvre les traités". Le quotidien estime que "l'initiative citoyenne européenne est l'un des seuls outils de démocratie participative au niveau de l'UE". Le Parti de la gauche européenne (PGE), qui organise un sommet européen alternatif à Bruxelles à la fin de la semaine, prévoit ainsi d'exiger la mise en place d'un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire.
ACTA
Libération indique qu'hier la commission du Parlement européen en charge du commerce international a rejeté une proposition de Bruxelles de renvoyer l'Acta devant la Cour de justice de l'Union européenne afin d'établir la conformité du texte avec la Charte des droits fondamentaux de l'UE. Les eurodéputés vont ainsi pouvoir reprendre les débats sur le Traité international de lutte contre la contrefaçon. La Commission craint que le vote, attendu à la mi-juin, aboutisse à un rejet d'Acta. Parallèlement, les Echos note que Pedro Velasco Martins, négociateur du traité Acta pour la Commission européenne, a commencé une tournée pour expliquer la position de Bruxelles et était de passage à Paris hier.
Banque/Bonus
Les députés européens souhaitent profiter de l'examen du texte sur la régulation bancaire pour limiter les bonus des banquiers à deux fois le salaire fixe.
MEP
T. Berman
A la tête d'une mission d'observation électorale de l'Union européenne lors de la présidentielle sénégalaise, l'eurodéputé Thijs Berman a exigé mardi à Dakar le retour immédiat des auteurs du coup d'Etat du 21 mars au Mali contre le président Amadou Toumani Touté. "Il faut que les putschistes rentrent dans les casernes tout de suite pour que la démocratie règne au Mali comme au Sénégal" a-t-il déclaré. www.afriquinfos.com
UE
OCDE/Zone euro
La presse économique française revient sur la publication de deux rapports de l'OCDE, ce mardi, sur l'état de la zone euro et de l'Europe. Le chef de l'OCDE Angel Gurria en a profité pour prôner un fonds de secours européen s'élevant à 1 000 milliards d'euros. Ce, alors que la chancelière allemande Angela Merkel venait tout juste d'accepter de relever le plafond du fonds à 750 milliards d'euros. Mr gurria a expliqué que booster le fonds serait le seul moyen d'empêcher la spéculation contre l'euro. Les Echos note que la vision de l'OCDE sur l'Europe n'est pas si pessimiste et que l'institution s'accorde avec la Commission européenne pour dire que les réformes structurelles sont nécessaires. Le Figaro Economie note également que l'OCDE partage l'avis de la Commission européenne et de la France sur la nécessité de booster le fonds de secours, et ne fait que dire tout haut ce que le commissaire européen Olli Rehn pense tout bas. Le journal critique la BCE pour avoir tardé à donner son accord sur la restructuration de la dette grecque et lui demande d'aller plus loin dans sa politique et d'acheter des dettes d'Etat sur le marché secondaire. Dans son décryptage pour Le Figaro Economie, Jean-Pierre Robin explique que les candidats à la présidentielle devraient lire attentivement ces deux rapports sur les moyens de protéger la zone euro et de soutenir la croissance en prônant la méthode forte. L'économie européenne stagne et l'écart entre le nord et le sud se creuse, note-t-il. Dans ce contexte, les mesures d'austérité ne sont pas la solution, mais les salaires croissants du sud doivent être régulés si la monnaie ne peut pas être dévaluée.
Zone euro/Crise
Dans une interview dans latribune.fr, Tom Mondelaers, spécialiste de la zone euro au sein du fonds d'investissement britannique BlackRock, se veut plutôt optimiste sur la situation européenne. Selon lui, le pire de la crise "est clairement derrière nous. Les efforts qui ont été faits pour empêcher la désintégration de la zone euro et pour restaurer la compétitivité dans les pays qui en ont besoin ont été un succès jusqu'ici". Concernant le référendum en Irlande, il pense "qu'un rejet irlandais n'est pas vraisemblable". S'il estime que "la BCE a agi comme il le fallait", il "comprend et partage également les inquiétudes de la Bundesbank concernant la qualité et le montant du bilan de la BCE".
Transactions financières
Le chef de file de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a exprimé des réserves mardi sur l'idée d'une taxe sur les transactions financières et s'est dit favorable à la recherche d'une alternative sachant que certains gouvernements européens ne la soutiennent pas. "Je soutiens avec force l'idée que le secteur financier doit être plus largement tenu responsable" des conséquences de la crise, a-t-il affirmé. "Est-ce que cette taxe constitue la réponse ?" s'est-il cependant demandé.
Eurogroupe
Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, sera très probablement le prochain président de l'Eurogroupe, ont déclaré à Reuters une demi-douzaine de responsables à Bruxelles et dans d'autres capitales européennes, même si aucune décision ne sera sans doute adoptée avant juin. Le poste est l'un des plus influents de la zone euro et l'attribuer à Wolfgang Schäuble serait une manière de prendre acte de la position de premier plan de l'Allemagne dans la bataille contre la crise de la dette européenne.
Concurrence Dans un rapport à paraître demain, Yvon Jacob plaide pour la réciprocité en matière de marchés publics et dénonce une déloyauté des conditions de concurrence en Europe qui pénalise les industries qui respectent les normes européennes. "C'est toute la question des conditions d'échange qui est en cause aujourd'hui", explique l'auteur du rapport.
Goodrich/UTC
La Commission européenne a ouvert hier une enquête approfondie sur le rachat de Goodrich par UTC, une opération américaine géante de 18,4 milliards de dollars. « Le secteur des équipements aéronautiques est déjà concentré et se caractérise par d'importantes barrières à l'entrée. Nous nous devons de veiller au maintien de la concurrence et des incitations à innover », a déclaré Joaquin Almunia. Ses services rendront leur verdict d'ici au 9 août.
Musique
Selon Le Monde, la Commission européenne a fixé au 8 août les conclusions de l'enquête sur les conséquences de la fusion entre Universal et EMI.
Logistique
Selon l'agence Reuters, les autorités européennes de la concurrence vont infliger aujourd'hui des amendes à 13 entreprises de logistique dont UPS, Panalpina, Expeditors et Kuehne & Nagel. La Commission européenne reproche à ces entreprises de s'être mises d'accord sur les prix dans le fret aérien.
Cybercriminalité
Dans un article dans Le Figaro, la commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Cécilia Malmström, fait part de sa volonté de prendre à bras-le-corps le problème du piratage informatique. Elle constate la multiplication ces dernières années de faits graves de cybercriminalité, tels que des extorsions, des fraudes, des attaques coordonnées, etc. Afin de lutter contre ces crimes, Malmström propose "la mise en place d'un Centre européen de la cybercriminalité (EC3), qui réunira sous l'étendard d'Europol certains des spécialistes européens les plus éminents dans le domaine de la cybercriminalité". Les trois principales missions de l'EC3 seront : "avertir les États membres des principales menaces qui se profilent", "dépister l'activité criminelle et en établir une cartographie" et "apporter son appui aux enquêtes de police". Enfin, la commissaire européenne précise que l'EC3 "ne se lancera pas à la poursuite d'individus qui partagent des fichiers en ligne".
Droit du travail
L'Humanité rapporte aujourd'hui que la négociation collective est attaquée de toutes parts en Europe. En Italie, la Fiat s'émancipe des conventions collectives. En Grèce, elles sont... abolies. La facilitation du licenciement touche aussi l'Espagne et le Portugal. La "flexisécurité", empruntée aux pays scandinaves, menace les droits des travailleurs.
Avenir de l'Europe
Latribune.fr reprend une tribune de Michael Boskin, professeur à l'Université de Stanford, disponible dans sa version originale sur le site "Project Syndicate". M. Boskin s'interroge sur l'avenir de l'Union Européenne, de la zone euro et des pays fortement endettés de l'UE. L'auteur envisage trois scénarios. Dans le premier scénario, une Europe plus unie et homogène émergera de la crise, qui fera appliquer de plus fortes restrictions sur les budgets des états membres en vue de réduire le risque apparent. Dans le second scénario, une Europe à deux ou trois vitesses présentera un euro à deux vitesses, les pays les plus faibles utilisant une monnaie différente, un « euro-B » qui pourrait flotter par rapport à « l'euro-A » des économies plus fortes. Dans le scénario final, ce qui émergera est une Europe davantage décentralisée, avec moins d'accords top-down en-dehors du commerce et une zone euro plus petite et plus homogène, composée exclusivement des principales économies de l'UE.
International RELEX
Kosovo
En visite hier à Pristina, le commissaire européen à l'élargissement, Stefan Füle, a donné le coup d'envoi à l'élaboration d'une étude de faisabilité pour le Kosovo d'un accord d'association avec l'Union européenne, toute première étape en vue d'une lointaine adhésion, indique La Croix. L'étude sert à définir dans le détail les questions que le Kosovo doit débattre avec l'Europe à cette fin.
Mali
Le coup d’Etat au Mali continue à faire l’objet de nombreux commentaires dans la presse française. L’Humanité revient sur le gel de la coopération instituée par l’UE, les Etats-Unis et le Canada, tout en maintenant l’aide humanitaire. Le programme européen s’élève à 583 millions d’euros entre 2008 et 2013. Le commissaire Piebalgs est cité, expliquant que le pays a fait de nombreux progrès ces dernières années, mais que l’aide ne peut être maintenue que dans un environnement stable. Dans un autre article, le journal analyse l’instabilité au nord en proie à la rébellion touareg et à la menace terroriste, tout en étant l’objet de convoitise pour ses réserves pétrolières et minières. Il est notamment rapporté que l’administration et le secteur privé ont repris leurs activités ce mardi.
Sahel
Le Monde publie un dossier sur la situation au Sahel, "une région déstabilisée par la crise alimentaire et l'activisme islamiste, où le Mali est en proie à une insurrection et à un coup d'Etat". Le quotidien revient notamment sur l'aide d'urgence d'environ 725 millions de dollars demandée par les agences de l'ONU réunies en février à Rome pour venir en aide à la région du Sahel où quelque 12 millions de personnes sont menacées par la famine. La Commission européenne avait auparavant décidé de porter son aide à 123,5 millions d'euros. "Tous les signes avant-coureurs se mettent à clignoter. Les taux de malnutrition sont en hausse constante, le prix des aliments augmente, le déplacement d'un grand nombre de personnes et de leur bétail a commencé", indiquait alors la commissaire chargée de l'aide d'urgence, Kristalina Georgieva.
Syrie
Tous les journaux français indiquent que le régime syrien de Bachar al-Assad a finalement avalisé, hier, le plan de Kofi Annan, émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe. Ce plan en six points, approuvé le 21 mars par le Conseil de sécurité de l'ONU, comporte un volet humanitaire et préconise la cessation de toute forme de violence armée de la part des différentes parties sous la supervision de l'ONU. Les capitales occidentales restent prudentes suite à cette annonce et attendent de voir la mise en oeuvre du plan. Sur le terrain, la répression, qui a fait plus de 9 000 morts en un an selon un nouveau bilan de l'ONU, s'est poursuivie hier.
Pays arabes
Dans un commentaire paru dans Libération, Bernard Guetta explique que le principal problème de l’Europe est la désindustrialisation causée par les délocalisations opérées ces trois dernières décennies. L’occident a donc enrichi la Chine. Dans ce contexte, la solution, selon lui, est de se tourner vers les pays arabes. L’Europe donnerait des emplois et aiderait à la modernisation de l’infrastructure tandis que ces pays donneraient un accès privilégié aux entreprises européennes et fourniraient des matières premières à un bon prix. Ceci aiderait à contenir le problème migratoire et serait bénéfique à l’Europe comme aux pays arabes.
Nouvelles nationales liées à l'Union - France
Pollution
Les conditions climatiques observées ces derniers jours en France favorisent les pics de pollution de l’air. Or, le commissaire européen à l’environnement, Janez Potocnik, veut faire de 2013 « l’année de l’air », assortie d’un durcissement des lois européennes en matière de qualité de l’air. Le Monde rappelle que la Commission européenne a, en mai 2011, assigné la France devant la Cour de justice européenne pour « non respect des valeurs limites de qualité de l’air applicables aux particules en suspension ». « Le projet de requête est encore en train d’être analysé par la Commission pour permettre une approche harmonisée pour tous les Etats qui ne respectent pas les limites », précise Robert Flies, le porte-parole pour l’environnement de la Commission. Bruxelles enverra sa requête à la Cour de justice d’ici quelques semaines, tout comme la Belgique et l’Espagne. Paris s’est toutefois fixé pour objectif de baisser de 30% les particules dans l’air d’ici à 2015 afin de donner des gages à Bruxelles.
Sernam
Le tribunal de commerce de Nanterre a prolongé hier la période d'observation du transporteur Sernam, en redressement judiciaire, et renvoyé au 10 avril l'examen de l'offre de reprise partielle par Geodis, filiale de la SNCF. Ce nouveau délai vise à obtenir dans l'intervalle une réponse de la Commission européenne, qui demande le recouvrement par l'État français de 642 millions d'euros d'aides illégales versées à Sernam. La presse française aborde notamment la question de l’effet sur l’emploi.
Finances publiques
Latribune.fr explique que la question de l'équilibre des finances publiques a été remplacée par d'autres sujets plus controversés durant la campagne, d'autant plus que s'attaquer aux dépenses est un exercice délicat. Pour l'instant, les principaux candidats font surtout preuve d'imagination sur le volet des recettes. "Les candidats, en particulier les poids lourds que sont Nicolas Sarkozy et François Hollande, en restent aux déclarations d'intentions très générales", explique La Tribune. Nicolas Sarkozy vise ainsi l'équilibre des comptes en 2016; quant à François Hollande, il vise cet équilibre en 2017. Le gouvernement présentera le 10 avril le programme de stabilité 2012-2015 de la France qui sera ensuite transmis à Bruxelles.
PAC
Dans un entretien accordé à La Croix, Xavier Beulin, président du premier syndicat agricole de France, aborde notamment des questions concernant la PAC. "Je suis convaincu que si le budget global de l'Union européenne n'est pas maintenu, nous n'arriverons pas à conserver celui de la PAC", prévient-il. Concernant le projet de réforme, M. Beulin affirme qu'il faut "obtenir un aménagement du verdissement de la PAC". Il ajoute qu'il faudra améliorer les mesures de gestion de crises car il n'existe quasiment plus d'outils communautaires alors que c'était l'un des fondements de l'Europe dans les années 1960".
J. Attali
Dans sa chronique dans L'Express, Jacques Attali revient sur l'interview qu'il qualifie d'"ahurissante" donnée cette semaine à Bild par le président de la BCE Mario Draghi. Selon lui, en mettant ainsi le modèle allemand sur un piédestal, Draghi "outrepasse ses prérogatives. Et en plus il se trompe". Attali conclue en affirmant que "si les dirigeants politiques européens acceptent cette dérive sans réagir, ils laisseront s'imposer sur le continent l'idéologie de la droite allemande, après avoir laissé s'imposer celle de la concurrence. Cela serait désastreux".
Schengen
Dans une tribune dans La Croix, Patrick Martin-Genier, maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris, écrit que la renégociation des traités européens promise par Nicolas Sarkozy et François Hollande - respectivement sur Schengen et le traité budgétaire - s'annonce laborieuse. "Il est certain que s'il est élu, François Hollande, qui fera alors son premier voyage officiel à Berlin, se verra opposer une fin de non-recevoir par Angela Merkel", affirme l'auteur. De son côté, Nicolas Sarkozy a franchi un pas supplémentaire en lançant un ultimatum à ses voisins européens. "Que l'on apprécie ou pas la méthode, il est incontestable que le président de la République a su formidablement utiliser, durant son quinquenat, tous les leviers de l'Union européenne, notamment pour légitimer l'Europe sur la scène internationale" poursuit M. Martin-Genier. Ce faisant, M. Sarkozy a donné un sens politique à l'action européenne que l'Europe communautaire avait perdue au cours de ces dernières années pour se renfermer sur sa technostructure. Le renforcement de l'intergouvememental, avec la montée en puissance de Herman Van Rompuy, président permanent du Conseil européen, a eu comme corollaire l'affaiblissement continu de la Commission européenne et de son président José-Manuel Barroso, qui n'a pas su défendre l'institution. Quoi qu'il en soit, l'Europe "mérite mieux" que de servir de bouc émissaire dans la campagne présidentielle, conclu l'auteur.
Dans une tribune parue sur lemonde.fr, le président de la fondation Robert Schuman Jean-Dominique Giuliani défend l’esprit Schengen qui a été critiqué au cours de la campagne présidentielle. C’est une illusion de croire que les Etats peuvent s’occuper du problème migratoire seuls, explique-t-il. Mr Giuliani insiste sur le fait que ça ne peut se régler qu’à l’échelle européenne et que la solidarité est essentielle. Tout pas en arrière dans ce domaine serait un échec de l’esprit Schengen.
Nouvelles nationales liées à l'Union - Autres Etats membres
Irlande
Les Irlandais ne veulent plus payer pour une banque qui n'existe plus. Le 31 mars, l'Etat irlandais doit verser 3,1 milliards d'euros - presque 2% de son produit intérieur brut (PIB) - pour rembourser une somme empruntée au plus fort de la crise, afin de renflouer la banque Anglo Irish. Le gouvernement irlandais espère trouver un accord avec les autorités européennes cette semaine, afin de payer cette somme en obligation d'Etat, plutôt qu'en cash. Mais la BCE ne veut pas entendre parler d'une annulation de cette dette, estimant que cela reviendrait à un défaut de paiement. "Le FMI est ouvert aux négociations sur le sujet, mais la BCE ne veut rien savoir", explique Alan McQuaid, économiste à Bloxham, maison de courtage irlandaise.
Les Echos et La Croix informent dans des brèves que le référendum irlandais sur le pacte fiscal se tiendra le 31 mai. Les Echos note que les deux précédents traités avaient été rejetés dans un premier temps, tandis que La Croix cite un sondage du Sunday Business Post qui indique que près de 49% des Irlandais se disent prêts à voter pour.
Espagne
Dans son rapport trimestriel, la Banque d'Espagne a confirmé hier que le PIB espagnol a diminué pour la deuxième fois consécutive : le pays entre donc officiellement en récession, selon Le Figaro. De plus l'institution note que le chômage a augmenté de 9,6%. Seul le tourisme apporte un ballon d'oxygène à l'économie, puisque que le secteur "maintient sa vitalité". La bourse de Madrid a clôturé en baisse pour la 5ème journée consécutive. La faute, dit-on à Madrid, à la Commission européenne qui promet d'envoyer une mission en Espagne, et à Mario Monti qui a affirmé que l'Espagne était "une source d 'inquiétude pour toute l 'Europe".
Allemagne
L'opposition allemande a obtenu de renforcer encore le droit de regard du Bundestag sur les décisions relatives aux mécanismes de stabilité européens.
Allemagne/Emploi
Le 20h de France 2 consacre un reportage aux jeunes diplômés du Sud de l'Europe qui "se ruent" sur le marché du travail allemand en raison des faibles perspectives d'emploi dans leur propre pays. "Au milieu de la crise, l'Allemagne ressemble à un îlot de prospérité", annonce le présentateur. Le reportage montre trois ingénieurs espagnols et un médecin grec qui ont trouvé facilement du travail en Allemagne alors qu'ils étaient au chômage dans leur pays d'origine. Cette fuite des cerveaux profite à l'Allemagne, explique le journaliste. Le nombre d'immigrés espagnols a augmenté de 50% en un an en Allemagne, et le nombre d'immigrés grecs de 80%.
contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07



















