Revue de presse quotidienne 26 mars 2012
PE
Voyage de M.Schulz au Maroc
eMarracech et lematin.ma rendent compte des entretiens et déclarations de M.Schulz à l'occasion de son déplacement à Rabat.
ICE
La Croix explique l’initiative des citoyens comme une façon d’améliorer la démocratie dans l’UE, son origine avec Alain Lamassoure et Jürgen Meyer en 2002 et comment cela peut marcher comme un mécanisme en plus pour mettre de la pression sur des groupes, en mentionnant l’action de Greenpeace contre les OGM.
Réduction d'émission de carbone Le PE a adopté une feuille de route en vue de passer à une économie à faible intensité de carbone d'ici 2050. (mediaterre.org)
Durée de transport des animaux
Le PE souhaite limiter à 8 heures le temps de transport des animaux et soutien la pétition qui a reçu plus d'un million de signatures présentée en ce sens. (30millions damis.fr)
MEP
Roquefort
Après l’interdiction européenne du bœuf américain traité aux hormones en 1988, les États-Unis ont surtaxé 60 produits européens tels que les truffes, le foie gras, la moutarde et le Roquefort. La surimposition a été annulée et l'Europe importera plus de bœuf américain sans hormones. France 2 a interviewé l’eurodéputé José Bové. Depuis la crise de la vache folle, la viande bovine européenne est toujours interdite de l’autre côté de l'Atlantique.
UPM
R.Dati salue l'efficacité de la présidence marocaine à l'occasion de la 8ème session de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée qui s'est tenue à Rabat. (lematin.ma)
Lobbying des banques
RFI reçoit Pascal Canfin, auteur d'un livre sur certaines méthodes des banques, et co-initiateur de la mise en place de Finance Watch.
Droits de plantation
Le site Aqui.fr revient sur le colloque organisé par Mme Lulling pour le maintien des droits de plantation soutenu par 9 ministres de l'agriculture de l'UE.
Indépendance tunisienne
Mme Benarab6attou et M.Garcès ont organisé un colloque sur les relations UE-Tunisie et sur les enjeux de la transition démocratique.
UE
Taxe sur les transactions financières
Selon les calculs de la Commission européenne, les recettes du budget de l’UE pourraient être gonflées par la taxe sur les transactions financières, ce qui permettrait aux Etats membres d’économiser 54 milliards d’euros en 2020. Selon le président de la Commission, José Manuel Barroso, cela permettrait de réduire de 50% la contribution des pays membres dans le budget de l’UE. (latribune.fr)
Zone euro
La zone euro reste divisée sur la possibilité d'augmenter le FESF, l'Allemagne et la Finlande étant les pays les plus hésitants, selon lefigaro.fr. La BCE et la Commission européenne estiment qu'il est nécessaire d'accroître le pare-feu européen, afin que les partenaires internationaux du G20 fassent également un effort. Le vice-président de la Commission Européenne Olli Rehn a exhorté les Etats membres "à compléter la réponse globale à la crise en renforçant le pare-feu financier pour la zone euro". Selon Les Echos et Le Figaro aujourd'hui, l'Allemagne, sous la pression des Européens et des Américains, est en voie d'approuver un renforcement du futur Mécanisme européen de stabilité (MES) avec des moyens de l'actuel fonds de secours (FESF). Mais le Bundestag devra approuver ce nouveau schéma (Les Echos). Entre le FESF, doté d'une capacité de prêt de 440 milliards, et le nouveau MES, qui disposera à terme de 500 milliards d'euros, ce sont 940 milliards qui pourraient être disponibles, tout en sachant que 200 milliards ont déjà été alloués à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal (Le Figaro). L'actuel responsable du FESF, l'Allemand Klaus Regling, n'est pas du tout sûr d'avoir le poste car Berlin souhaite aussi que son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, devienne le prochain président de l'Eurogroupe cet été (Le Figaro). L'Espagne a fait part de son grand intérêt pour la présidence de l'ESM.
BCE
Le Monde reprend des extraits de « la charge », dans un entretien à Handelsblatt, de Jürgen Stark, ex-économiste en chef de la BCE, contre l’institution dont il a démissionné en septembre dernier. Revenant sur les conditions de son départ, Jürgen Stark explique qu’il s’est retrouvé face à « un énorme conflit de loyauté » depuis que la BCE a décidé d’acheter, dès mai 2010, des emprunts d’Etat. Il estime que l’institution de Francfort a pris le risque de perdre son indépendance en conditionnant ses interventions à la modification des politiques budgétaires des Etats. Partisan de la lutte contre l’inflation comme priorité des banques centrales, il plaide en faveur d’une « claire séparation des tâches entre les gouvernements et les banques centrales. Nous aurions dû dire explicitement que la BCE n’était pas là pour sauver les pays. Que c’était aux gouvernements de le faire. » Jürgen Starck suggère une profonde évolution de la gouvernance de la BCE et propose que les principaux votes du conseil de la BCE soient rendus publics, « afin qu’on ne puisse plus dire qu’il y a eu consensus quand il n’y a pas vraiment eu consensus ». (Le Monde)
Selon Jean-Pierre Robin dans Le Figaro, la rémunération réelle de l'épargne est devenue négative à cause du déluge de liquidités monétaires émises par la BCE. M. Robin analyse les conséquences des opérations de "LTRO" (Long-Term Refinancing Opérations) de la BCE. L'objectif de la BCE est d'obtenir des taux d'intérêt réels négatifs. Cela porte un nom : la "répression financière".
Pacte budgétaire
France Info revient sur le processus de ratification du pacte budgétaire qui doit débuter dans les prochaines semaines. Le but du pacte est expliqué et un expert explique que si le pacte est ratifié par 12 Etats membres avant le 2nd tour, il sera difficile de le modifier. Le processus de ratification passe par les parlements nationaux, sauf en Irlande qui a expliqué que sa constitution l’oblige à faire un référendum.
M.Barnier
Dans une interview accordée à RFI le 23 Mars, le commissaire européen Michel Barnier évoque les mesures de soutien à la croissance, la régulation des marchés et les nouvelles propositions afin d’inciter à la réciprocité dans les offres de marché public. Mr Barnier évoque l’importance de mesures de soutien à la croissance. Dans ce contexte, la Banque Européenne d’Investissement doit apporter plus d’aide aux PME. Le commissaire explique ensuite que la crise a débuté il y a quatre ans par une crise financière et qu’il a depuis travaillé à l’introduction de régulations afin d’obtenir la transparence et la moralité dans la finance. Concernant les nouvelles propositions faites conjointement avec le commissaire De Gucht pour obtenir de la réciprocité de la part des pays étrangers concernant les offres de marché public, Mr Barnier insiste qu’il ne s’agit pas d’une mesure protectionniste, mais d’obtenir la réciprocité, quand l’Europe ouvre pleinement ses marchés mais que d’autres pays ne le font pas.
Concurrence
La Commission européenne a ouvert vendredi dernier une nouvelle phase d’examen approfondi de la fusion d’Universal Music et EMI. Bruxelles va soumettre de nouvelles questions à Universal afin de s’assurer que la fusion entre la première et la troisième major du disque en Europe ne fausse pas la concurrence. La Commission se donne trois mois pour statuer. Parallèlement, Bruxelles va procéder à l’examen approfondi de la cession, par Universal Music, de la partie édition d’EMI à un consortium emmené par Sony, deuxième major du disque en Europe. Selon Le Monde, Universal Music n’a fourni, pour l’heure, aucune garantie à la Commission. (Le Monde)
Modèle social européen
Dans une tribune dans L’Humanité, le syndicaliste Patrick Brody affirme que le modèle social allemand a remplacé le modèle anglo-saxon comme modèle dominant en Europe. Mais le modèle allemand, salué par les agences de notation et présenté comme un exemple de compétitivité, signifie une hausse de la précarité pour les travailleurs européens, démontre l'auteur. Le modèle allemand s'impose comme la voie à suivre en Europe, avec l'idée sous-jacente qu'aucune autre option n'est possible. "Quid de la démocratie ?" demande l'auteur, qui critique cette situation qui équivaut selon lui au démantèlement du modèle social européen à travers l'austérité et les sacrifices. Le processus de ratification du Mécanise européen de stabilité illustre ce manque de démocratie. C'est pourquoi l'auteur appelle les Européens à "se lever" contre le modèle dominant.
Immigration clandestine
ARTE diffuse un reportage sur l'immigration clandestine à la frontière gréco-turque. Plusieurs Etats membres de l'UE demandent à la Grèce de mieux contrôler ses frontières extérieures. Le reportage montre deux policiers de Frontex apportant leur soutien à la police grecque, et un centre de surveillance financé par Bruxelles. Mais ces mesures semblent dérisoires car la Grèce ne peut pas ramener à la frontière tous les immigrés clandestins.
Sécheresse
Alors que la sécheresse s'installe en Europe, l'Union européenne est prête à mettre en oeuvre des aides aux agriculteurs, rapporte La Croix. Même la Grande-Bretagne doit faire face à un déficit pluviométrique. Le Portugal s'alarme des conséquences économiques de la sécheresse et demande l'aide de l'Union européenne. La situation "est plus grave qu'en 2005" selon un quotidien portugais. Dans son éditorial, La Croix affirme que le plus important est de trouver des moyens de pallier la pénurie d'eau.
International RELEX
Sénégal
Tous les journaux français ont suivi le second tour des élections présidentielles au Sénégal qui avait lieu hier. Le scrutin opposait le président sortant depuis 12 ans Abdoulaye Wade à son ancien Premier ministre Macky Sall. Libération indique que "soucieux de préserver sa démocratie en modèle, le pays a, malgré quelques heurts, voté hier" dans un calme relatif. Le coup d'Etat surprise au Mali voisin a rajouté un enjeu à cette élection, d'où la présence de 300 observateurs étrangers. Seul le Figaro donne les résultats probables en titrant "Abdoulaye Wade reconnaît sa défaite". Le quotidien indique que "le président sortant apprenait dans la soirée qu'il était largement battu dans son propre bureau de vote. Prenant acte de sa défaite sans même attendre les résultats définitifs, il appelait Macky Sall pour le féliciter".
Mali
Les putschistes qui ont renversé le président malien Amadou Toumani Touré la semaine dernière semblent de plus en plus isolés politiquement et militairement. Les médias français se demandent si le coup d'Etat n'est pas "dans une impasse" (La Croix). "La peur du chaos gagne le Mali" titre L’Humanité. Les douze principaux partis maliens ont condamné le coup d'Etat, tandis que la communauté internationale exprimait son inquiétude. Selon Les Echos, le coup d'Etat fragilise un peu plus le Sahel, déjà en proie à une forte instabilité. Les ministres européens des Affaires étrangères réunis vendredi à Bruxelles ont exprimé leur "profonde inquiétude" face à la détérioration de la situation de la région. La Commission européenne a annoncé la suspension de son aide au développement au Mali, mais sans toucher à l'aide humanitaire (Les Echos).
Syrie
L’UE vise les femmes du clan Assad, notent les médias français. La mère, la femme, la sœur et la belle sœur du président ont été visées par les nouvelles sanctions. Le Figaro note que la femme d’Assad peut toujours faire du shopping au Royaume-Uni grâce à son passeport. Au-delà de cette mesure symbolique, les dernières fortunes du pays sont visées, écrit le journal, qui cite le ministre Juppé prédisant des difficultés économiques insoutenables dans les mois à venir. Dans son commentaire pou France Inter, Quentin Dickinson conclut que les dernières sanctions sont loin de constituer un blocus économique et financier et le clan Assad pourra toujours acheter des biens de de luxe sur Internet. Lundi, les journaux français reviennent sur la rencontre qui a eu lieu dimanche à Moscou entre l'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe, Kofi Annan, le président russe Dmitri Medvedev, et le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. "Peut-être est-ce la dernière chance d'éviter une guerre civile sanglante prolongée", a dit Medvedev. De son côté, Lavrov a fait remarquer au médiateur international que sa mission "suppose la non-ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie et le caractère inacceptable d'un soutien à l'une des parties du conflit". Parallèlement, réunis hier à Séoul, le président américain, Barack Obama, et le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ont appelé la conférence des "Amis de la Syrie" qui se tiendra le 1er avril à Istanbul à apporter une aide "non militaire" aux rebelles syriens dont des équipements de communication et du matériel médical. (Le Figaro)
Piraterie maritime
L’Union Européenne a prolongé jusqu’à 2014 l’opération Atalante, qui en 2011 a arrêté 117 pirates présumés et a détruit 27 groupes de criminels sur les côtes de Somalie. Désormais les bases des pirates somaliens sur le littoral pourront être neutralisées par des navires de guerre en « conditions très définies », selon l’UE. (lefigaro.fr)
Sommet de Chicago
Selon Véronique Guillemard, le Sommet de Chicago sera crucial pour l'industrie de défense française et européenne. En rejoignant l'OTAN, la France a accepté de déléguer certaines tâches, mais les décisions de l'organisation ne sont pas neutres. Deux approches seront discutées pour le déploiement futur de systèmes de défense antimissile balistiques en Europe. L'option préconisée par les États-Unis mettrait en péril l'ensemble de l'industrie de défense européenne, qui pourrait à terme mener l'Europe à « perdre le contrôle de son destin». Canaliser le budget réduit de la défense européenne vers des entreprises américaines est une véritable aberration pour Antoine Bouvier, CEO de MBDA, qui soutient que l'Europe doit identifier les domaines d'excellence et apporter une offre compétitive. Mme Guillemard analyse des technologies existantes qui permettraient à l'Europe de faire une offre crédible. (Le Figaro)
Biélorussie
L’Union Européenne a élargi les sanctions contre la Biélorussie vendredi dernier en ajoutant 12 personnes et 29 entreprises à la liste de ceux qui sont privés de visa et qui ont leurs biens gelés. Les pays-membres se manifestent contre la répression de l’opposition par le gouvernement d’Alexandre Loukachenko, réélu en 2010. « La Biélorussie est le seul régime en Europe avec des prisonniers politiques », a dit Catherine Ashton, vice-présidente de la Commission Européenne. (Libération)
Méditerranée
Dans une tribune au Figaro, l'ancien ministre des Affaires européennes, Denis MacShane, appelle l'Europe du Sud à davantage commercer avec les pays du Maghreb. Il souligne que "le commerce de l'UE avec la région méditerranéenne est absolument dérisoire", puisqu'il "compte pour seulement 5% du commerce extérieur total en 2010". Suite au printemps arabe, MacShane estime que "l'Europe a perdu de vue les besoins économiques des citoyens de ces nations en éveil". Après l'échec de l'Union pour la Méditerranée l'auteur appelle à "une nouvelle approche Sud-Sud cohérente" qui passerait par "la création d'un partenariat commercial ouvert pour les industries textiles et l'agriculture entre les pays membres du sud de l'UE et le Maghreb". Il conclue en affirmant qu'après avoir regardé avec succès vers l'Est depuis 1989, "l'Europe doit maintenant regarder vers le Sud".
Lady Ashton
Gérard Carreyrou est très critique à l’égard des propos de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui a mis sur le même niveau la mort des enfants palestiniens à Gaza et l’assassinat des enfants juifs à Toulouse. « C’est une honte pour un responsable de ce niveau (…) et les Etats européennes devraient l’obliger à démissionner », déclare-t-il sur Europe 1.
Nouvelles nationales liées à l'Union - France
Croissance
Les médias notent que malgré les prévisions pessimistes, la France a évité la récession. La croissance de 0% et 0,2% pour les premier et deuxième trimestres ont poussé le ministre de l’économie François Baroin à réviser les prévisions gouvernementales à la hausse pour la mi-juin : 0,7% au lieu de 0,5%. Les médias notent toutefois la prudence de l’institut et passent en revue tous les indicateurs économiques, dont certains qui devraient reculer dans les prochains mois (production industrielle, investissement, exportation). Lefigaro.fr note également que les chiffres du gouvernement sont plus élevés que les prévisions du FMI, de la Commission et de l’OCDE.
F.Hollande/Sigmar Gabriel
Libération et le Frankfurter Allgemeine Zeitung publient aujourd'hui une interview commune du candidat socialiste François Hollande et du président du SPD Sigmar Gabriel. A propos du Pacte budgétaire, Gabriel dit "partager l'avis de François Hollande et des socialistes français. Il lui manque en effet une composante forte en faveur de la croissance et de l'emploi". Il verrait dans l'élection du Français "un signal majeur pour l'Europe", étant donné que, selon lui, Hollande "défend l'idée d'une autre Europe, une Europe centrée sur l'individu et ses chances. Il ne réduit pas l'Europe au marché intérieur". Les deux socialistes estiment que "l'Europe est la réponse à la toute-puissance des marchés financiers". Ils adoptent une position commune sur l'aide à la Grèce et s'opposent aux politiques d'austérité. Enfin, les deux interviewés se disent prêt à aller rendre une visite commune à Jürgen Habermas qui "a trouvé des mots très clairs et très éclairants à propos de l'Europe".
Protectionnisme
Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Louis Bourlanges ont discuté l'avenir du protectionnisme. M. Dupont-Aignan a affirmé que l'Europe et la France ont accepté, avec une « innocence coupable», un système de libre-échange inéquitable et il a cité des exemples de protectionnisme des autres pays. M. Bourlanges a déclaré que le processus de mondialisation a été injuste, inefficace et suicidaire et a dépeint un sombre avenir industriel et technologique si les erreurs actuelles ne sont pas corrigées. Les candidats ont souligné les points importants auxquels l'Europe et la France devraient s’adresser et M. Dupont-Aignan a dénoncé le protectionnisme à l'intérieur de l'UE: "il n’y a pas de solidarité entre les partenaires européens." (Figaro Magazine)
Nouvelles nationales liées à l'Union - Autres Etats membres
Espagne
"L'Espagne fait un retour inquiétant dans le collimateur des marchés financiers", titre aujourd'hui Les Echos. Après les tergiversations sur son objectif de déficit pour 2012, l'Espagne a vu ses taux à 10 ans repasser le seuil de 5,5%, ce qui a fait renaître les craintes de contagion dans la zone euro. La situation de l'Espagne vient "jeter une ombre sur le soupçon d'optimisme qui revenait dans la zone euro après le sauvetage de la Grèce", commente Libération. Ainsi, le vice-président de la commission européenne et commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, a jugé que la situation "est encore très fragile", tout en exhortant Madrid à tenir sa promesse de ramener son déficit budgétaire à 37% du PIB à la fin 2013. "Nous allons le faire", a répondu l'Espagnol Iñigo Mendez de Vigo, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. La présentation du budget vendredi pourrait calmer les inquiétudes, selon Les Echos. Bruxelles va scruter à la loupe le projet de budget rectificatif de Madrid, ajoute Libération.
Grèce
La Croix publie un article d'enquête sur la "task force" présente à Athènes pour aider la Grèce à accélérer ses changements. L'auteur décrit le fonctionnement de ce groupe de hauts fonctionnaires créé par la Commission européenne et dirigé par l'Allemand Horst Reichenbach. La France a été désignée comme "chef de file" pour, entre autres, la réforme de l'administration centrale grecque. Mais de nombreux blocages subsistent selon les sources diplomatiques citées et les changements mettront du temps à produire leurs effets positifs. La Croix revient aussi sur les nouveaux moyens mis en oeuvre pour lutter contre la fraude fiscale. En trois ans, le montant des redressements effectués par l'unité contre le crime économique et financier (SDOE) a été multiplié par trois.
Allemagne-EADS
L'Etat allemand a demandé à la banque publique KFW de préparer le rachat d'un bloc de 4,5 % du groupe aéronautique détenus par des investisseurs privés, en plus des 7.5 % mis en vente par Daimler. Cette montée en puissance porterait un coup de canif supplémentaire au dogme officiel de non-interventionnisme de l'Etat fédéral dans le privé. Elle risque aussi de freiner les efforts de la direction d'EADS pour en faire un groupe « comme les autres », dégagé des interférences politiques. Les dirigeants de la maison mère d'Airbus préféreraient que Paris et Berlin se contentent de « golden shares » pour défendre leurs intérêts. (Les Echos)
Irlande
49% des Irlandais sont prêts à voter en faveur du traité budgétaire européen lors du référendum qui doit être organisé prochainement, selon un sondage de l'institut Rec C pour le Sunday Business Post. A l'inverse, 55% des Irlandais se prononceront contre et 18% se disent encore indécis. Pour rappel, tout Etat qui ne ratifiera par le traité (qui entrera en vigueur dès que 12 Etats l'auront approuvé) ne pourra obtenir de prêts de l'Union européenne. (Libération)
contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07



















