Revue de presse quotidienne 26 juin 2012
PE
Transfert de souveraineté
Wolfgang Schauble n'est pas hostile à un transfert de souveraineté nationale vers le Parlement européen, indique le site internet www.atlantico.fr. "Mais une telle décision ne pourrait se prendre sans l'adhésion du peuple allemand" explique le ministre des finances allemand.
MEP
D. Cohn-Bendit
Sur LCI, l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit souligne que le prochain Conseil européen ne doit pas se résumer à un face-à-face franco-allemand". M. Hollande doit trouver d'autres alliés pour mettre la pression sur l'Allemagne, ajoute-t-il.
MC. Vergiat
Dans un entretien donné à l'humanité, l'eurodéputée Marie-Christine Vergiat se déclare en faveur d'une renégociation du traité budgétaire.
PE
Transfert de souveraineté
Wolfgang Schauble n'est pas hostile à un transfert de souveraineté nationale vers le Parlement européen, indique le site internet www.atlantico.fr. "Mais une telle décision ne pourrait se prendre sans l'adhésion du peuple allemand" explique le ministre des finances allemand.
MEP
D. Cohn-Bendit
Sur LCI, l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit souligne que le prochain Conseil européen ne doit pas se résumer à un face-à-face franco-allemand". M. Hollande doit trouver d'autres alliés pour mettre la pression sur l'Allemagne, ajoute-t-il.
MC. Vergiat
Dans un entretien donné à l'humanité, l'eurodéputée Marie-Christine Vergiat se déclare en faveur d'une renégociation du traité budgétaire.
UE
Conseil européen
Alors que la pression des marchés s'accentue à deux jours du Conseil européen (Les Echos), les médias continuent d'évaluer les enjeux capitaux du sommet. Le couple franco-allemand reste le centre des préoccupations. Dans une tribune dans Le Figaro, Michel Cicurel écrit que la France et l'Allemagne ne peuvent pas se permettre une mésentente au sommet: ils doivent au contraire montrer une détermination commune et poser les bases d'un accord solide. Dans La Croix, Patrick Martin-Genier insiste sur la conception différente de François Hollande et Angela Merkel concernant la croissance. Selon lui, le président français a géré l'urgence jusqu'à maintenant mais il doit proposer une vision politique, à plus long terme, de l'Europe. Sur Rue89, Elsa Fayner affirme que c'est le succès de tout le quinquennat de François Hollande qui se joue au Conseil européen.
Euro
Dans une tribune dans Le Monde, Jean Pisani-Ferry, directeur de Bruegel, affirme que les idées autour desquelles s'était engagée la discussion sur la croissance ces dernières semaines - les obligations de projet, la recapitalisation de la BEI, les initiatives industrielles - sont plus que jamais d'importance secondaire. "La vraie politique de croissance aujourd'hui, c'est d'enrayer les paniques bancaires, de bloquer la montée des taux d'intérêt qui asphyxie l'Espagne et l'Italie, de restaurer la confiance, de dessiner une stratégie de rééquilibrage économique entre le nord et le sud de la zone euro", écrit-il. C'est pourquoi le Conseil européen doit déboucher sur une combinaison d'actions immédiates et d'initiatives pour l'avenir. M. Pisani-Ferry plaide pour une renégociation limitée du programme grec, un partage des risques pour les banques espagnoles une négociation sur les modalités de l'union bancaire, une évaluation des euro-obligations et un consensus sur les conditions de l'ajustement macroéconomique.
Finance
Les acteurs des marchés disposent désormais des éléments qui leur permettront de se préparer à l'entrée en vigueur de la régulation sur les marchés dérivés. L'autorité européenne de contrôle des marchés financiers (Esma) a lancé ce lundi une consultation sur les « standards techniques » du règlement "Emir" sur les produits dérivés négociés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux. L'Esma a maintenant quelques mois pour finaliser la rédaction de ses standards techniques, afin de permettre une entrée en vigueur du texte au 1er janvier 2013, en conformité avec le calendrier fixé par le G20. La consultation se terminera le 5 août et le texte final sera présenté à la Commission européenne avant fin septembre.
TVA
Après Les Echos, La Croix et Humanité Dimanche la semaine dernière, c’est au tour du Figaro économie de publier un article sur le plan de Bruxelles visant à réduire le champ de secteurs bénéficiant de la TVA réduite dans les services à la personne. La Commission a transmis un avis motivé, laissant à Paris deux mois pour démontrer sa volonté de changer sa législation fiscale.
PAC
Selon l'agence de presse Euractiv, la Commission européenne a décidé de demander aux États européens de rembourser 426 millions d'euros, en raison d'une mauvaise utilisation de ces fonds issus de la PAC. Paris va devoir reverser 63 millions d'euros, « en raison de la faiblesse » des contrôles des primes aux bovins. L'irrégularité la plus importante a été constatée en Espagne, où 131 millions d'euros de subventions indues ont été versés à des plantations de vigne. La Grèce cumule 105 millions d'euros à rembourser. Afin de tenir compte de la situation financière de certains États, la Commission leur a permis de reporter de dix-huit mois les échéances et d'étaler les versements. (La Croix)
Lobby
De nombreux lobbys continuent à «boycotter» le «registre de la transparence» ouvert l'an dernier par la Commission pour contrôler les groupes d'intérêt actifs auprès de l'Union européenne Apple, Monsanto ou Goldman Sachs n'y sont pas inscrits, par exemple. Alter-EU, une coalition d'ONG spécialisées dans la lutte anticorruption estime que le moment est venu de rendre obligatoire l'inscription. (Libération)
Santé
A quelques jours du sommet européen de Bruxelles, les industriels de la pharmacie ont écrit aux dirigeants de l'Union pour leur demander des garanties leur permettant d'assurer l'approvisionnement en médicaments des pays les plus touchés par la crise, comme la Grèce ou l'Espagne. Confrontés aux baisses de prix imposées par les gouvernements et à l'accumulation d'impayés qui se chiffrent en milliards, les fabricants du secteur souhaitent des mesures exceptionnelles pour prévenir une extension au nord de l'Europe des baisses de prix déjà en oeuvre dans les pays du sud. (La Croix)
International RELEX
Syrie
L'Union européenne a unanimement condamné lundi l'attaque "inacceptable" de la défense syrienne contre un avion F4-Phantom turc, à la veille d'une réunion extraordinaire de l'Otan demandée par Ankara. "Nous sommes très préoccupés par ce qui s'est produit et très préoccupés pour la famille des deux pilotes qui sont portés disparus", a déclaré Catherine Ashton, Haut Représentant de l'UE pour la politique étrangère. "Nous veillerons évidemment à ce que la Turquie fasse preuve de retenue dans sa réaction", a-t-elle ajouté. Le scénario d'une réplique militaire occidentale au milieu d'une guerre civile reste pour autant improbable. Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Uri Rosenthal, a ainsi jugé qu'une "intervention militaire en Syrie est hors de question". Par ailleurs, l'UE a adopté un seizième train de sanctions contre le régime de Damas (interdictions de visa et gels des avoirs). Les ministres ont surtout précisé que l'embargo européen s'applique désormais aux compagnies qui assurent les livraisons d'armes à la Syrie. Pendant ce temps, les défections se poursuivent. Un général, deux colonels et une trentaine de soldats sont passés en Turquie avec leurs familles dans la nuit de dimanche à lundi. (Le Figaro)
Iran
L'Union européenne a confirmé, hier, l'entrée en vigueur de son embargo pétrolier contre l'Iran au 1er juillet, en l'absence d'avancées sur le programme nucléaire iranien, deux jours avant une réunion cruciale à Istanbul des experts des grandes puissances avec les Iraniens. « Nous allons intensifier nos sanctions dans les mois prochains s'il n'y a pas de progrès » dans ces négociations, a averti le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague.
Egypte
Les médias français continuent de s'intéresser au résultat de la présidentielle égyptienne, remportée par le candidat des Frères Musulmans Mohammed Morsi. Dans son éditorial, Le Monde insiste sur "les inconnues de la délicate transition égyptienne" et écrit que l'élection de Mohamed Morsi constitue une mauvaise nouvelle pour au moins trois voisins du géant égyptien: Israël, la Syrie et l'Arabie Saoudite. Plusieurs journaux soulignent que la victoire de M. Morsi était le "scénario du pire" pour Israël. Le Monde écrit également que la "victoire à la Pyrrhus" des Frères musulmans témoigne d'un net recul des islamistes dans l'opinion publique. Cela dit, cette victoire montre également la perte d'influence des révolutionnaires de la place Tahrir. Selon Le Figaro, l'UE a rappelé à M. Morsi la nécessité de "respecter l'État de droit et de protéger les droits de l'homme pour tous, y compris les libertés d'expression, de rassemblement, de religion et de croyance".
Nouvelles nationales liées à l'Union - France
Budget
Tous les journaux français évoquent aujourd'hui la réunion des ministres hier à Matignon pour entendre la feuille de route qu'il leur faudra respecter en 2013 et jusqu'en 2015. Jean-Marc Ayrault a indiqué lors de ce séminaire budgétaire que les dépenses de l'Etat, hors charge de la dette et pensions, seront gelées en valeur absolue pendant trois ans, en dépit de l'inflation, indique Les Echos. Ce gel touchera aussi les dotations aux collectivités. Le Figaro rappelle que grâce à un règlement qui devrait être adopté cet automne, la Commission européenne pourra exercer un contrôle accru sur les éléments budgétaires des pays membres: impôts, dépenses, effectifs de fonctionnaires... Bruxelles interviendra également pendant les débats parlementaires. Avec à la clé un pouvoir d'alerte, de modifications et de sanctions. Le projet, jugé « assez intrusif » au sein même de la Commission, marquera une avancée vers plus de fédéralisme, estime le quotidien.
Aung San Suu Kyi
Aung San Suu Kyi sera reçue ce soir à l'Elysée, pour un entretien suivi d'un dîner avec François Hollande, avant une série de rencontres jusqu'à jeudi. La nouvelle députée de la Ligue nationale de la démocratie achève par la France une tournée européenne de dix-sept jours, "où elle a reçu un accueil de star après vingt-quatre années d'isolement", indique Libération. La "Dame de Rangoon", qui enchaîne les réceptions officielles, au Quai d'Orsay, à l'Assemblée nationale et au Sénat, a aussi souhaité aller à la rencontre de la jeunesse et de ceux qui l'ont soutenue dans son combat pour la démocratie, ajoute Métro. Libération rappelle néanmoins que "après cette tournée historique et plus d'un an de réformes tous azimuts par le président Thein Sein, l'horizon est loin d'être dégagé en Birmanie", notamment en ce qui concerne "la question ethnique, qui empoisonne la Birmanie depuis son indépendance, et qui a de nouveau fait irruption ces derniers jours dans l'Ouest".
Télévision
La France veut sauver sa taxe sur les services de télévision (TST). Depuis des mois Paris bataille avec Bruxelles pour faire avaliser cet impôt revu l'an dernier qui sert à abonder le budget du Centre national du cinéma (CNC). Les discussions sont difficiles, au point que la loi va sans doute devoir être revue cet été par l'Assemblée nationale, selon des sources proches du dossier. C'est le prix à payer pour obtenir l'aval de la Commission européenne. Paris espère toutefois maintenir à l'identique les montants perçus, soit environ 580 millions d'euros, dont près de 200 millions payés par les fournisseurs d'accès à Internet. (Les Echos)
Nouvelles nationales liées à L'Union - Autres Etats membres
Espagne
La demande d'aide officielle de l'Espagne à l'UE pour renflouer ses banques est largement couverte par les médias français dans des articles factuels. Le gouvernement espagnol a publié hier sa lettre officielle au président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, de demande d'assistance financière. Ni le montant ni les modalités du prêt, qui sera versé aux banques via le Fonds public de restructuration bancaire (FROB), ne sont toutefois encore définis. Madrid avait annoncé jeudi que ses banques auraient besoin de 62 milliards d'euros au maximum. Le gouvernement finalisera les détails du prêt avant le 9 juillet, date de la prochaine réunion de l'Eurogroupe, qui propose jusqu'à 100 milliards d'euros. "Je suis convaincu que nous pouvons conclure un accord sur le protocole d'accord en l'espace de quelques semaines de façon à pouvoir poursuivre l'effort de restructuration", a réagi le vice-président de l'UE Olli Rehn dans un communiqué. Parallèlement, l'agence Moody's a comme prévu procédé à une dégradation générale de la note financière de 28 banques espagnoles et de deux importants émetteurs de crédit hier. (La Tribune)
Grèce
Les médias français relatent une information révélée par le journal grec To Vima et basé sur un rapport interne de la troïka selon lequel le gouvernement grec aurait embauché 70 000 fonctionnaires en 2010 et 2011, violant ainsi les accords obtenus avec la troïka. “Il faut que nos experts se rendent à Athènes le plus tôt possible car il est très important à ce stade d’établir les faits pour savoir où est-ce qu’on en est aujourd’hui" explique le porte-parole de la Commission européenne Amadeu Altafaj Tardio sur France 2. La révélation de cette information sur le recrutement de fonctionnaires, démentie par l'actuel gouvernement grec, est source de polémique. "Peut-être pas une coïncidence", avance France 2 ; une information qui "tombe mal" pour la Grèce mais qui "tombe à pic" pour la troïka, selon LCI, Le Monde et Angélique Kourounis sur France Info. En effet, le nouveau gouvernement grec doit reprendre demain les négociations avec la troïka pour demander deux ans supplémentaires pour assainir ses finances et moins de licenciements dans la fonction publique. Dire que la Grèce "a une fois de plus triché" permettrait donc de refuser ces demandes plus facilement, explique La Croix. "Mais alors pourquoi la troïka ne diffuserait pas ces informations ouvertement ?" s'interroge le journal. Par ailleurs, les médias rapportent que le ministre des finances Vassilis Rapanos a dû démissionner pour des raisons de santé avant même d'avoir pu prêter serment. Le ministre des finances par intérim Giorgos Zannias sera envoyé au Conseil européen à sa place, tandis que le président Karos Papoulias remplacera le premier ministre Antonis Samaras, lui aussi hospitalisé. Dans une tribune dans Les Echos, l'économiste Reza Lahidji critique l'action de la troïka en Grèce, soulignant que l'austérité a été inefficace et que la troïka n'a pas compris que ses efforts auraient dû tendre vers la création d'un Etat moderne en Grèce.
Chypre
La petite République de Chypre, dont les banques subissent de plein fouet les conséquences de la crise grecque, a demandé hier l'assistance financière de la zone euro, devenant ainsi le cinquième pays à demander l'aide de l'Europe. Le communiqué du gouvernement de Nicosie ne donne aucune précision sur le montant demandé. Selon Les Echos, le plan d'aide s'inscrira dans une fourchette comprise entre 2 milliards et 10 milliards d'euros, et la troïka partira à Nicosie la semaine prochaine pour faire le diagnostic des besoins de l'île et rédiger un mémorandum d'accord qu'il soumettra à l'Eurogroupe. Sur France 2, François Beaudonnet affirme qu'il n'y a "pas de quoi paniquer" - Chypre ne représentant que 0,2% du produit intérieur brut de la zone euro - mais le moment tombe mal puisque Chypre s'apprête à assurer la présidence de l'Union européenne. "En matière d’affichage, on aurait pu rêver mieux", conclu-t-il. Les médias n'accordent qu'une couverture limitée à cette information.
contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07



















