Revue de presse quotidienne 25 mai 2012
PE
UE-Chine
Le PE pointe du doigt le déficit commercial avec la Chine et entend bien mettre la pression sur ce pays. (ProfesseurForex.com, lemoci.com, figaro.fr)
Egalité des salaires
Le PE appelle la Commission à agir pour réduire l'écart des salaires entre les hommes et les femmes. (Bulletin quotidien, Fenêtre sur l'Europe, CT2E.com, lesNouvellesNews.fr)
Ukraine
Le PE appelle à la libération immédiate de tous les détenus politiques ukrainiens, y compris Mme Timochenko. (leparisien.fr)
Absence de M.Cazeneuve
Après un déjeuner annulé à Strasbourg, M.Cazeneuve promet de venir rapidement en visite au PE. (LCI-TF1.fr)
Chômage des jeunes
Le PE demande à la Commission d'utiliser pleinement les fonds européens destinés à lutter contre le chômage des jeunes. (Boursier.com)
MEP
Référendum irlandais
Le député européen Paul Murphy (GUE-GVN) s’en prend au gouvernement irlandais, qui, selon lui, n’a « jamais utilisé d’argument positifs pour soutenir ce pacte, mais surtout tenté d’effrayer les citoyens en affirmant que l’Irlande connaîtra le même sort que la Grèce si le « non » l’emporte. (Humanité Dimanche)
ESA
José Bové (Verts/ALE) accusé l'ESA d'être "minée de l'intérieur par les conflits d'intérêts" et prend en exemple le dossier des OGM. (Ouest-France)
TTF
Mme Trautmann entend rassurer les ONG sur l'affectation du produit de la taxe sur les transactions financières. (Boursier.com)
Thon Rouge
Jean-Paul Besset (Verts/ALE) répond aux questions de RFI sur les dispositions adoptées par le PE pour protéger le thon rouge.
PE
UE-Chine
Le PE pointe du doigt le déficit commercial avec la Chine et entend bien mettre la pression sur ce pays. (ProfesseurForex.com, lemoci.com, figaro.fr)
Egalité des salaires
Le PE appelle la Commission à agir pour réduire l'écart des salaires entre les hommes et les femmes. (Bulletin quotidien, Fenêtre sur l'Europe, CT2E.com, lesNouvellesNews.fr)
Ukraine
Le PE appelle à la libération immédiate de tous les détenus politiques ukrainiens, y compris Mme Timochenko. (leparisien.fr)
Absence de M.Cazeneuve
Après un déjeuner annulé à Strasbourg, M.Cazeneuve promet de venir rapidement en visite au PE. (LCI-TF1.fr)
Chômage des jeunes
Le PE demande à la Commission d'utiliser pleinement les fonds européens destinés à lutter contre le chômage des jeunes. (Boursier.com)
MEP
Référendum irlandais
Le député européen Paul Murphy (GUE-GVN) s’en prend au gouvernement irlandais, qui, selon lui, n’a « jamais utilisé d’argument positifs pour soutenir ce pacte, mais surtout tenté d’effrayer les citoyens en affirmant que l’Irlande connaîtra le même sort que la Grèce si le « non » l’emporte. (Humanité Dimanche)
ESA
José Bové (Verts/ALE) accusé l'ESA d'être "minée de l'intérieur par les conflits d'intérêts" et prend en exemple le dossier des OGM. (Ouest-France)
TTF
Mme Trautmann entend rassurer les ONG sur l'affectation du produit de la taxe sur les transactions financières. (Boursier.com)
Thon Rouge
Jean-Paul Besset (Verts/ALE) répond aux questions de RFI sur les dispositions adoptées par le PE pour protéger le thon rouge.
UE
Sommet informel
Mercredi à Bruxelles, les dirigeants européens ont posé les bases d’un pacte de croissance qui devrait être adopté au Conseil européen du 28-29 juin. Les quatre principaux représentants de l’UE, Herman Van Rompuy, José Manuel Barroso, Jean-Claude Juncker et Mario Draghi, vont présenter un rapport en juin sur une méthode de travail pour approfondir l’Union économique et monétaire. En ce qui concerne le sommet informel de mercredi, les médias français s’intéressent tout particulièrement aux premiers pas du président François Hollande – fer de lance de la relance de la croissance –sur la scène européenne. M. Hollande est parvenu à imposer le débat sur les eurobonds, qui ont été ajouté aux discussions du sommet prévu fin juin. « Une petite révolution », commente Libération. Cependant, les divergences entre Européens – sur les eurobonds et autre – restent intactes (Le Monde). M. Hollande s’est attaché à rompre avec le style de prédécesseur Nicolas Sarkozy en prenant soin de ne pas arriver au sommet avec Angela Merkel et de ne pas limiter les discussions au couple franco-allemand. « C’est la fin de Merkozy » commente les médias français en insistant sur la déclaration de François Hollande comme quoi « quand on se réunit à 27, les 27 parlent ». M. Hollande s’est notamment rapprocher du dirigeant italien Mario Monti, dans une tentative de trouver de nouvelles alliances pour faire face à Berlin (La Croix, Mediapart, La Tribune). Plusieurs médias affirment que M. Hollande a « volé la vedette » à Mme Merkel, citant le journal allemand Der Spiegel. Selon l’éditorial de Figaro, le fait que les propositions de Hollande « suscitent l'ébahissement général en dit long sur le désarroi européen, car sur le fond, il n'y a pas la moindre avancée. » Dans un décryptage, le journaliste du Figaro Jean-Jacques Mevel écrit que « le club de l'euro reste comme un équipage sans capitaine ni motivation » et que le compromis franco-allemand est plus que jamais nécessaire. L’éditorial de La Tribune se penche sur la « différence historique » entre Paris et Berlin sur la façon de gérer la dette : la France continue de remettre à plus tard les réformes structurelles tandis que l’Allemagne y voit la seule solution possible. Dans une tribune dans Libération, le philosophe Jean-Marc Ferry souligne que la France et l’Allemagne ne sont pas d’accord sur les solutions de court-terme mais se rejoignent sur les changements structurels nécessaires. A Bruxelles, on veut croire que la France et l’Allemagne peuvent dépasser leurs différences (Lexpress.fr). Selon Nicolas Beytout sur LCI, il y a “à peu près aucune chance” que la France fasse pencher la balance en sa faveur sur la question des eurobonds.
Interviewé sur RFI, I-Télé et BFM Business hier, le commissaire au marché intérieur Michel Barnier est revenu sur le sommet informel qui s’est tenu mercredi à Bruxelles. Sur BFM Business, M. Barnier dit que restaurer la confiance est la priorité avant de pouvoir parler d’eurobonds. « Mutualiser les emprunts va clairement dans le sens d’une fédération économique ; c’est un mot qui ne me fait pas peur et il faut aller au bout de cette logique », poursuit le commissaire. Sur RFI, le commissaire affirme donc que les réformes pour coordonner les politiques économiques européennes sont nécessaires. Sur I-télé, M. Barnier pense que les désaccords franco-allemands seront dépassés pour l’intérêt général européen. Il rappelle que la Grèce ne doit pas sortir de la zone euro et réfute les informations selon lesquelles Bruxelles étudie le scénario d’une sortie de la Grèce de la zone euro.
Bâle III Dans un commentaire dans la Tribune, Séverine Sollier explique que les normes supposées rendre le système bancaire international plus sûr (la nouvelle réglementation prudentielle Bâle III en cours d'adoption en droit européen) bouleversent l’activité bancaire. La régulation incite les entreprises et les collectivités à chercher d'autres solutions de financement que le crédit bancaire. Les banques françaises sont particulièrement exposées à ces changements.
BCE
Le Figaro Economie revient sur l’appel du président de la BCE lors d’une conférence qui s’est tenue dans une université de Rome ce jeudi. Mr Draghi a appelé de ses vœux un saut fédéral, soulignant au passage que l’union vit un moment crucial. Sans union fédérale, la BCE se voit obligée de jouer le rôle de pompier d’une zone éclatée, note le journal. Ainsi, l’Espagne, l’Italie et la France ont insisté sur l’intervention de l’institution dans des mots à peine couverts ce mercredi.
Prêts aux banques Dans un commentaire paru dans Humanité Dimanche, l’économiste et syndicaliste Jean-Christophe Le Duigou se demande où sont passés les 1000 milliards prêtés par la BCE aux banques à 1%. Ils devaient relancer l’économie. Mais les chiffres montrent que le crédit aux entreprises a diminué. Ainsi, la moitié de la manne a servi à alléger le poids de la dette publique de l’Espagne et de l’Italie. L’autre moitié est retournée dans les coffres de la BCE, où les banques ont déposé l’argent au lieu de se prêter entre eux. Une fois encore, l’argent a été utilisé pour sauver les banques mais pas pour stimuler l’économie.
Politique économique
L'Humanité Dimanche s'insurge contre une dérive jugée "autoritaire" de l'Europe. Selon l'hebdomadaire, "les événements récents révèlent que les tenants de l'orthodoxie libérale ont décidé le passage en force de leurs solutions à la crise : faire des Européens une variable d'ajustement, fût-ce au prix de 24,5 millions de chômeurs au sein de l'Union". Face à cette situation, le journal s'interroge : "peut-on toujours parler de démocratie ? Va-t-on vers un nouvel autoritarisme?"
Cinéma Les centres nationaux du cinéma d'Europe, réunis à Cannes à l'initiative du Centre national du Cinéma (CNC), ont adopté une déclaration dans laquelle ils interpellent la Commission européenne sur les conséquences que pourrait avoir son projet "Communication cinéma" : ce dernier mettrait, selon eux, en péril le système des aides publiques que les Etats européens consacrent au cinéma et à l'audiovisuel. (lexpress.fr)
MasterCard
La justice européenne a donné raison hier à la Commission européenne, qui avait réclamé en 2007 à MasterCard de remettre en cause ses commissions multilatérales d'interchange (CMI), jugées exorbitantes. MasterCard a aussitôt fait appel de ce jugement. Les conséquences de cet arrêt ne devraient pas concerner que MasterCard. Joaquin Almunia, le commissaire à la Concurrence, a ainsi invité Visa à « étudier soigneusement les moyens de mettre les commissions multilatérales d'interchange en conformité avec les règles de la concurrence ». (Les Echos)
International RELEX
Iran
La presse française est nettement plus pessimiste concernant les négociations autour du nucléaire entre le groupe 5+1 et l’Iran qui ont continue jeudi, alors qu’elles n’étaient prévues que pour mercredi. Le climat aurait été assez tendu et les deux partis ont reconnu les tensions et des « désaccords importants » (Catherine Ashton), note Le Figaro. Les partis n’ont pas réussi à s’accorder sur la question centrale de l’enrichissement de l’uranium à 20%. Le Figaro et La Croix notent que le but pour les Etats-Unis est de continuer les négociations dans les mois à venir et d’éviter une frappe israélienne. Mais les Iraniens ne semblent pas prêts à faire des concessions, même s’ils craignent les sanctions qui entrent en vigueur le 1e juillet, note La Croix.
Politique étrangère
Dans une tribune dans le Figaro, El Yamine Soum et Anas Jaballah en appelle à une Europe plus intégrée pour faire face au déclin démographique et économique de la France, des Etats-Unis et de la plupart des pays européens comparativement à la montée en puissance des pays émergents que sont le Brésil, l'Inde et surtout la Chine. Pour les auteurs, "la voie de l'intégration européenne procure la meilleure garantie pour la sauvegarde de nos intérêts stratégiques tout en soulageant nos finances publiques par la mutualisation de moyens militaires et diplomatiques dispendieux". Ils concluent en affirmant que le choix de cette voie garantit "notre sécurité et nos intérêts dans le monde et la promotion de notre identité européenne ainsi que les valeurs qui y sont attachées."
Eurovision
La 57ème édition du concours de chants de l'Eurovision se déroule depuis mercredi à Bakou. Les organisations de défense des droits de l'homme saisissent l'occasion pour dénoncer le manque de démocratie dans le pays, indiquent quelques journaux français. Le Monde s'interroge dans son éditorial : "Fallait-il vraiment aller chanter à Bakou ?" Le quotidien estime que "l'Union européenne aurait dû appeler à un boycottage de ces festivités". Mais l'organisation aux commandes de la manifestation, l'Union européenne de radio-télévision, s'est refusée à dénoncer les atteintes aux droits de l'homme dans un "pays où l'on écrase la moindre opposition à la famille régnante". Pour Le Figaro, le concours constitue "une vitrine clinquante qui cache un régime oppressif et corrompu, aux mains d'une seule famille, les Aliyev". (Le Monde)
Egypte Forts de leur victoire aux législatives du mois de novembre, les islamistes étaient les grands favoris de l'élection présidentielle, selon La Croix et L'Humanité. Le Monde souligne que les candidats du camp révolutionnaire ont peu de chances de figurer au second tour de la présidentielle.
UE-Colombie
La Colombie, un marché de 45 millions de consommateurs, dont les importations ont progressé de 20% l'an dernier, est plus ouverte aux entreprises des Etats-Unis qu'à leurs concurrentes européennes, a reconnu il y a quelques jours dans la capitale colombienne le commissaire européen à l'Industrie, Antonio Tajani. Le traité de libre-échange entre Washington et Bogota, permettant à 40.000 produits colombiens d'entrer aux Etats-Unis sans droits de douanes, est en effet entré en vigueur le 15 mai, alors que celui avec Bruxelles attend toujours d'être ratifié par le Parlement européen. Antonio Tajani dit toutefois s'attendre à une ratification d'ici à décembre. (Les Echos)
Nouvelles nationales liées à l'Union - France
Affaires européennes
Dans un article très factuel, Le Monde dresse la liste des diplomates français, auparavant en poste à Bruxelles, qui viennent renforcer la présidence française, Matignon et le Quai d'Orsay. Jusqu'ici numéro deux de la Représentation permanente de la France à Bruxelles, Philippe Léglise-Costa sera le conseiller pour l'Europe du président Hollande. Le quotidien précise également qui seront les conseillers en charge des questions européennes du premier ministre Jean-Marc Ayrault, et des ministres Laurent Fabius et Pierre Moscovici.
Notation
Contrairement à Standard & Poor's qui a dégradé la France en janvier, Moody's a indiqué ce jeudi qu'elle laissait inchangée la note de la France : AAA, soit la meilleure appréciation possible, mais assortie d'une perspective négative, c'est-à-dire que l'agence n'exclut pas à moyen terme d'abaisser la note, indique Le Figaro. « Après les élections législatives à venir, Moody's attend que l'actuel gouvernement donne une image plus claire de son programme », ajoute l'agence de notation dans sa note. (La Tribune)
Eurovision
Le président français estime que le traitement de l'ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko "est un problème". François Hollande laisse entendre qu'il ne se rendra pas à l'Euro de football, qui débute le 8 juin. Avant François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel avait déjà menacé de ne pas se rendre en Ukraine. (France Info)
Santé publique
Le Haut Conseil à la santé publique (HCSP) a pour la première fois comparé le système de santé français à celui des autres pays de l’UE, à travers différents indicateurs. Son président, Roger Salamon, souligne que cette étude « favorise la prise de conscience que nous ne sommes ni seuls au monde, ni les plus privilégiés. En matière de santé, la France est aujourd’hui un pays moyen ». De nombreux points faibles ressortent en effet : la consommation d’alcool, le tabagisme, le cancer (du poumon notamment), le suicide, voire la mortalité infantile, un domaine où la France recule au 17ème rang européen. Quelques bons points toutefois : l’espérance de vie (la France est au 1er rang), le taux de natalité (3ème) et les maladies cardiovasculaires, avec le taux de mortalité le plus bas d’Europe. (Le Monde)
Nouvelles nationales liées à L'Union - Autres Etats membres
Grèce
Les rumeurs de sortie de zone euro de la Grèce continuent de faire les gros titres de la presse. Le Monde et Les Echos rapportent que si la position officielle de l’Europe consiste à soutenir la Grèce, en coulisse, les Etats de l’eurozone ont été invités à se pencher sur les scénarios de sortie. Le feu vert a été donné ce lundi lors d’une conférence téléphonique des directeurs du trésor de l’eurozone. Selon Le Monde, il y a une part de bluff afin de mettre la pression sur la Grèce en mont des élections du 17 juin. Mais d’autres experts envisagent sérieusement la possibilité d’une sortie. L’Allemagne, la Finlande et même la France ont admis se pencher sur la question. Pendant ce temps, le directeur de la rédaction d’Enjeu Les Echos revient sur les similarités entre la situation grecque et la faillite de l’Argentine il y a 10 ans. Des leçons peuvent en être tirées notamment le fait que l’austérité ne fonctionne pas dans un pays en récession. Ainsi, une sortie de la zone euro impacterait le pays pendant des années, mais que le pays reste dans la zone euro impliquerait une perfusion pendant les années à venir.
Irlande
L’Humanité Dimanche consacre un dossier à l’Irlande, une semaine avant son référendum sur le traité fiscal européen. Un article propose une vue globale de la société irlandaise, avec ses budgets d’austérité – et la colère qui en suit – ainsi que la hausse du chômage et de l’émigration depuis l’éclatement de la crise mondiale en 2007-2008. Dans une interview, le ministre irlandais adjoint aux finances Brian Hayes, qui est responsable de la réforme du service public, fait le point sur l’économie du pays et le référendum. Selon lui, une victoire du « non » serait catastrophique pour l’Irlande.
Pays-Bas
Le chef de file de l'extrême droite Geert Wilders tente de contrecarrer la mise en place du Mécanisme européen de stabilité (MES) auquel les Pays-Bas vont contribuer à hauteur de 40 milliards d'euros. Incapable d'obtenir gain de cause auprès de ses pairs au Parlement contre le MES, le chef de l'extrême droite entend désormais régler ses comptes sur le terrain judiciaire: il va attaquer l'Etat néerlandais pour avoir signé en mars le traité européen prévoyant la création du MES, peu avant de démissionner. Cette action n'a quasiment aucune chance de succès, commente Les Echos.
contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07



















