mardi 22 mai 2012

Revue de presse quotidienne 21 mai 2012

Parlement européen

MEP
TVA européenne Guy Verhofstadt a insisté lors de l'émission « Internationales » dimanche 20 mai, sur la nécessité de soutenir la croissance à l'échelle européenne, sans renoncer aux politiques d'austérité, évoquant la piste d'une « TVA européenne » pour financer ces projets. « Pourquoi ne pas avoir un budget européen basé sur des ressources propres, de l'argent donné directement par les citoyens? Si les gens payent directement pour quelque chose, ils vont s'intéresser », a affirmé M. Verhofstadt. (Le Monde)
Zone euro Guy Verhofstadt propose la mise en place d'un vaste marché d'euro-obligations et la création d'un fonds d'amortissement de la dette. (Les Echos)
Lutte contre la criminalité F.Castex est l'invitée de RFI pour présenter les missions de la nouvelle commission spéciale sur la criminalité organisée.

PE

MEP

TVA européenne
Guy Verhofstadt a insisté lors de l'émission « Internationales » dimanche 20 mai, sur la nécessité de soutenir la croissance à l'échelle européenne, sans renoncer aux politiques d'austérité, évoquant la piste d'une « TVA européenne » pour financer ces projets. « Pourquoi ne pas avoir un budget européen basé sur des ressources propres, de l'argent donné directement par les citoyens? Si les gens payent directement pour quelque chose, ils vont s'intéresser », a affirmé M. Verhofstadt. (Le Monde)
Zone euro
Guy Verhofstadt propose la mise en place d'un vaste marché d'euro-obligations et la création d'un fonds d'amortissement de la dette. (Les Echos)
Lutte contre la criminalité
F.Castex est l'invitée de RFI pour présenter les missions de la nouvelle commission spéciale sur la criminalité organisée.

UE

Eurobonds
Alors que les dirigeants européens se réunissent demain à Bruxelles pour un Conseil européen informel, la question des eurobonds fait les gros titres de la presse française. Le sujet sera sans doute abordé demain. Hier, lors de la rencontre à Berlin entre le ministre français des finances Pierre Moscovici et son homologue allemand Wolfgang Schaüble, une "flagrante divergence" est apparue sur la question des eurobonds, selon Libération. "Hormis [sur] la Grèce, Paris et Berlin ne sont plus sur la même longueur d'onde," écrit Le Figaro. M. Moscovici a rassuré l'Allemagne sur le fait que la France respectera ses engagements de réduction du déficit public dès 2013. Mais le ministre français a choisi "la voie de la confrontation" sur la question des euro-obligations, tandis que Berlin réaffirmait son opposition. L'Allemagne craint que les eurobonds ne réduisent l'incitation à la discipline fiscale en Europe, selon Les Echos. La Tribune affirme que M. Moscovici a commencé à reculer au cours de la conférence de presse, affirmant que la France ne pouvait "imposer" son point de vue à ses partenaires européens. Cependant, le président français François Hollande, qui va relancer le débat à Bruxelles, sait qu'il n'est  pas le seul dirigeant à réclamer les eurobonds, comme il l'a d'ailleurs dit hier à Camp David (Le Figaro). Pour Les Echos, le sommet de demain présente les "premiers risques de franches divergences entre François Hollande et Angela Merkel". Interrogé par Les Echos, l'eurodéputé Guy Verhofstadt appelle à la création d'un "vaste marché d'euro-obligations" et critique l'attentisme des chefs d'Etat en la matière. Selon lui, "il faut une volonté politique très forte" sur les eurobonds, or même si demain sera le treizième sommet depuis le début de la crise, "le sentiment d'urgence reste toujours insuffisant".

Politique d'austérité
Dans une tribune dans Libération, le professeur d'économie Bruno Amable revient sur les perspectives économiques moroses en Europe, le traité budgétaire et l'élan mondial pour des mesures de croissance. Cependant, il se demande si la bonne solution est de chercher des mesures de relance à seule fin de compenser l'impact récessif du pacte budgétaire. En effet, il voit une alternative plus évidente à l'austérité: "moins d'austérité et même pas d'austérité du tout". Les règles prévues par le pacte n'ont aucune justification économique, affirme M. Amable. "Le pacte ne servira qu'à imposer, par des moyens non démocratiques, des "réforme structurelles" que les populations européennes refuseraient probablement si on leur demandait leur avis.

BERD
L'ouverture aux pays arabes (Egypte, Tunisie, Maroc et Jordanie), les effets de la crise grecque dans les Balkans et le retrait prévu en 2015 de sept pays de l'Est membres de l'Union européenne sont les principaux dossiers qui attendent le nouveau président de la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), le Britannique Suma Chakrabarti, élu lors de l'assemblée générale qui s'est tenue le 18 mai à Londres, indique Le Monde.

Aide au cinéma
Le Monde a réuni au Palais des festivals de Cannes la commissaire européenne chargée de la culture, Androulla Vassiliou, et le cinéaste iranien Asghar Farhadi. Le programme Media de l’Union européenne a soutenu 18 des films en compétition officielle au Festival de Cannes, dont sept sont en lice pour décrocher la Palme d’or. Pour Androulla Vassiliou, l’Europe doit maintenir son soutien au cinéma et poursuivre sa politique axée sur le renforcement de la production, de la distribution des films et de la numérisation des œuvres. La commissaire estime qu’il convient également d’élargir l’audience grâce à l’éducation à l’image. Elle promet à ce titre d’augmenter l’enveloppe allouée au programme Creative Europe de 755 millions pour la période 2007-2013, à 900 millions sur 2014-2020. Ce programme, qui englobe le cinéma et la culture, serait doté au total de 1,8 milliard d’euros. Interrogée sur la manière de faire adopter une telle hausse en période d’austérité budgétaire, la commissaire appelle à « relativiser les sommes en jeu : 1,8 milliard d’euros, c’est 0,2% du budget total de l’Union européenne. Et la culture est porteuse de croissance et d’emplois : on recense 8,5 millions de personnes qui travaillent dans ce secteur. » Androulla Vassiliou dispose de temps pour convaincre les ministres des finances des Etats membres, le vote au Parlement n’étant pas prévu avant 2013. (Le Monde)

Google
Plusieurs articles factuels rapportent aujourd’hui la tentative de Bruxelles de résoudre à l’amiable son conflit avec Google. Le commissaire européen à la concurrence, Joaquin Almunia, a écrit au patron de Google, Eric Schmidt, pour qu'il prenne des mesures « dans les prochaines semaines », afin d'éliminer tout risque de position dominante. Le moteur de recherche du groupe américain se voit reprocher « un traitement préférentiel » dans des domaines comme les voyages ou les restaurants. « J'accorde aujourd'hui à Google l'opportunité de proposer des remèdes pour répondre aux problèmes que nous avons identifiés », a expliqué hier Joaquin Almunia. (Les Echos)

OGM
L'autorité européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) a rendu hier un avis négatif concernant la demande de la France le 20 février de suspendre l'autorisation de mise en culture du maïs transgénique MON 810 du groupe Monsanto. L'EFSA a déclaré n'avoir trouvé dans la documentation fournie par la France aucune preuve scientifique démontrant un risque pour la santé humaine ou animale ou pour l'environnement. La Commission européenne « réfléchit aux suites à donnera cet avis, mais, techniquement, nous pourrions demander à la France de lever son interdiction » à la culture du MON 810, a déclaré à l'AFP un représentant du commissaire à la santé. (Les Echos)

Pêche
Dans un rapport publié hier, plusieurs ONG dénoncent la dépendance croissante de l’Europe à l’égard du poisson importé. Interrogé par France Info, François Chartier, chargé de mission Océan à Greenpeace France, propose une double explication: d’une part la surpêche systématique dans les eaux européennes, qui fait baisser la population de poisson, d’autre part l’augmentation de la consommation de poisson. Ainsi, la part d’importation de poissons augmente d’année en année et la dépendance à l’import arrive de plus en plus tôt chaque année, « ce qui est très inquiétant » selon M. Chartier. 85% du poisson consommé en France est importé. « L’urgence est la réforme de la politique commune des pêches » poursuit-il, afin de « restaurer les populations de poisson, » qui est un enjeu environnemental, social et économique. Concernant l’élevage, M. Chartier affirme que l’aquaculture n’est pas une solution et que la priorité est l’amélioration de la gestion de la pêche sauvage. (France Info)

International RELEX

Sommet de l'OTAN
La presse française dans son ensemble revient sur le sommet de l'OTAN qui s'est achevé hier à Chicago. Les dossiers du retrait de l'Afghanistan et du bouclier antimissile en Europe ont été évoqués et sont décryptés ce matin par les journaux. Concernant l'Afghanistan, l'éditorial du Monde estime que Barack Obama "fait un double pari aléatoire" : d'une part, il compte que la police et l'armée afghanes seront en mesure de remplir leur tâche, d'autre part les Afghans devront avoir progressé sur la voie de la réconciliation nationale et ouvrir une négociation avec les talibans pour les ramener dans la vie politique du pays. Le Monde publie également une tribune de trois consultants et chercheur présents à Kaboul qui appellent la France à rester présente en Afghanistan après le retrait des troupes de combat, afin de maintenir la francophilie dans le pays. A Chicago, le retrait fin 2012 des forces combattantes françaises a été confirmé. "En 2013, demeureront seulement des formateurs pour les forces de police et les cadres de l'armée afghane", a précisé M. Hollande, qui a "réussi sa première épreuve diplomatique" estime France 3. Concernant le bouclier antimissile, les responsables de l'Otan ont tenu l'objectif qu'ils s'étaient fixé pour le sommet de Chicago : annoncer l'achèvement de la première des quatre phases de ce projet visant à protéger les pays européens des missiles qui pourraient être tirés par des pays "proliférants", notamment l'Iran, rapporte Le Figaro. Libération indique que le président français a fait des concessions sur ce projet, ce qui a "soulagé" son homologue américain en pleine campagne électorale.

Serbie
Après la victoire du nationaliste Tomislav Nikolic lors de l'élection présidentielle serbe contre Boris Tadic, "qui incarnait la volonté serbe d'intégrer l'UE" (Le Monde), la question principale posée par les médias français concerne le futur européen de la Serbie. Même si dans son portrait de M. Nikolic, La Croix affirme que ce dernier a tourné le dos à son passé - trouble et controversé - pour finalement accepter l'Europe, Le Monde souligne que M. Nikolic pourrait présenter la Russie comme une alternative à l'UE. Le Figaro rapporte que l'Union européenne a affirmé être prête à travailler avec le nouveau président, par la voix de Vincent Degert, chef de la délégation européenne à Belgrade. Dans un décryptage dans Le Figaro, Renaud Girard affirme que contrairement auix apparences, l'issue de l'élection serbe n'est pas le "tsunami politique" annoncé par certains, sachant que cela fait quatre ans que Nikolic s'est rangé à la stratégie de long terme la plus raisonnable pour la Serbie, celle de l'intégration au sein de l'Union européenne.

Iran
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a manifesté un certain optimisme lundi à l'issue de ses discussions à Téhéran avec des responsables du programme nucléaire de l'Iran. Le patron de l'AIEA entendait négocier à Téhéran un accord sur l'inspection des sites nucléaires iraniens avant le début des pourparlers entre l'Iran et une délégation du « groupe des Six » conduite par Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne. (Challenges.fr)

UE-Mexique
Bruxelles essaye de resserrer des liens économiques avec un Mexique en passe de figurer parmi les dix principales économies de la planète, mais qui est pour l'instant surtout orienté vers les Etats-Unis. Lors d'une tournée à Mexico la semaine dernière le vice-président de la Commission européenne et commissaire à l'Industrie, Antonio Tajani, a souligné la nécessité de plaider auprès des Mexicains pour qu'ils se tournent plus vers l'Europe, qui peut leur fournir machines-outils et produits de hautes technologies. Sa tournée s'inscrit dans la Mission for Growth programmée au Canada, en Chine, au Vietnam ou en Afrique et qui l'a mené ce mois-ci aussi aux Etats-Unis et en Colombie. (Les Echos)

Nouvelles nationales liées à l'Union - France

M.Tsipras à Paris
Plusieurs journaux français commentent la visite d'Alexis Tsipras hier à Paris. Le leader de Syriza, parti de la gauche radicale grecque a rencontré le président du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon et le président du PCF Pierre Laurent. Tsipras a de nouveau critiqué le mémorandum européen, déclarant que les élections du 17 juin dont il est le favori "ne seront pas un pseudo-dilemme entre l'euro et la drachme mais un choix entre le mémorandum d'austérité et l'espoir". Selon lui, ce mémorandum "n'est pas un simple programme d'austérité mais une expérimentation néo-libérale de choc qui a conduit à une crise humanitaire en Grèce et doit être ensuite exportée à l'Europe entière". Le leader de Syriza se rendra demain à Berlin pour rencontrer ses homologues de Die Linke. (Le Figaro)

CNIL
Dans une interview dans Le Monde, la présidente de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) Isabelle Falque-Pierrotin analyse l'utilisation des données personnelles des usagers par les réseaux sociaux. Elle revient notamment sur le projet de règlement de la Commission européenne, présenté le 25 janvier et qui devrait être adopté avant fin 2013. Selon elle, "ce texte sera historique : il fixera le cadre de la protection des données personnelles pour le XXIe siècle. Il devra concilier simplification et harmonisation tout en restant fidèle aux valeurs humanistes européennes. Le calendrier est serré et l'application sera immédiate, par les 27 pays membres".

PAC
Dans une tribune publiée par Lemonde.fr, l'ancien ministre René Souchon appelle à une meilleure gouvernance de la PAC. "Il est temps que cette question soit abordée", écrit-il. Sachant la diversité de l'agriculture européenne, M. Souchon estime que les décisions ne devraient pas être autant centralisées. Il appelle à un rôle plus important pour les collectivités régionales et locales et pour une plus grande autonomie dans la gestion des fonds européens.

Nouvelles nationales liées à L'Union - Autres Etats membres

Grèce
La crise grecque est de nouveau évoquée dans certains médias français qui indiquent que l'option d'une sortie de la Grèce de la zone euro s'est imposée comme une solution pour la crise européenne non seulement pour nombre de commentateurs mais aussi de responsables politiques "dans une sorte de dangereuse prophétie auto-réalisatrice" (La Tribune). Dans sa chronique dans Les Echos, Jean-Marc Vittori rappelle les éléments de ces dernières semaines (Parlement trop éclaté, "bank run", etc) qui sont en train de former "le puzzle d'une Grèce en faillite éjectée de la zone euro". Il estime que "pour la Grèce, la faillite de l'Etat et la sortie de la zone euro se traduiraient par un affaiblissement du revenu national qui pourrait atteindre 25% en trois ou quatre ans". "L'essentiel du fardeau financier grec est désormais porté par le secteur public. En cas de faillite, les contribuables européens paieront la note," indique Vittori.

Espagne
Le gouvernement espagnol a dévoilé ce lundi le nom des deux cabinets de conseil chargés d'auditer l’ensemble des banques du pays ; l'allemand Roland Berger et l'américain Oliver Wyman. Pour Madrid, il s'agit d'une concession faite à ses partenaires européens et destinée à éviter ce que le gouvernement considère comme le pire des scénarios : un appel aux fonds européens pour recapitaliser ses banques. La proposition de François Hollande de mobiliser le Fonds de stabilité financière a été rejetée sans équivoque par les autorités espagnoles. « M. Hollande ne connait pas la situation des banques espagnoles ! », a répondu Mariano Rajoy. L'argument de Madrid est que l'Espagne peut sauver ses banques seule. (La Croix)

Allemagne
Les hausses prévues par les accords salariaux dans la métallurgie et pour les fonctionnaires en Allemagne est considérée par certains comme le premier pas du rééquilibrage de la zone euro. En stimulant sa demande interne et en renonçant à une part de sa compétitivité, l'Allemagne aiderait les autres pays à améliorer cette même compétitivité, selon l'ancien ministre turc des Finances, Kemal Dervis. La Tribune met cette théorie à l'épreuve.

contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07