lundi 21 mai 2012

Revue de presse quotidienne 21 mai 2012

PE
M.Schulz
Le Président du PE met en garde contre une sortie de la Grèce de la zone euro qui constituerait une évolution encore plus négative. (Ouest-France, mcetv.fr, Les Echos.fr, la NouvelleRépublique.fr)
Lutte contre la mafia La nouvelle « commission anti- mafia » du Parlement européen fixera son plan d'action lors d'une première réunion aujourd'hui à Strasbourg. La commission parlementaire peut faciliter la tâche des organisations policières et judiciaires Europol, Interpol et Eurojust. Son objectif est d’évaluer l'ampleur de l'infiltration mafieuse dans l'économie réelle, le secteur public et le système financier, et proposer des solutions législatives européennes. (La Croix)
ACTA
le PE a organisé une table ronde sur la compatibilité d'ACTA avec les droits fondamentaux. (lefigaro.fr)
Mmes Castex et Bélier ont animé une conférence de presse au Bureau d'Information de Paris: elles critiquent la stratégie d'usure de la Commission et rappellent que le contrôleur européen aux données personnelles a lui-même dénoncé les nombreux risques d'ACTA pour les libertés. (Pcinpact.fr, lefigaro.fr, ecrans.fr, blog vacarm.net)
Bien être animal
La commission de l'agriculture du PE limite à 8 heures le temps de transport des animaux. (Le Journal de l'Environnement)
Journées Portes ouvertes
Le PE a accueilli près de 19.000 visiteurs à Strasbourg (DNA) Et si l'opération se renouvelait chaque mois ? propose L'Alsace.
Economie sociale
L'intergroupe "services publics" propose le développement des entreprises sociales au service des objectifs de l'Europe 2020. (courrier des maires.fr)
Roaming
Le PE adopte une nouvelle baisse des frais d'itinérance téléphonique. (La Tribune)
Two-Pack
La commission économique et monétaire a adopté deux règlements visant à renforcer la discipline budgétaire. Un vote crucial intervenu dans l'indifférence générale se plaint un blogger sur contrelacour-over.blog.fr. Siles sociaux-démocrates se sont abstenus, les socialistes français ont voté contre le rapport Gauzès, relève Euractiv.fr, afin d'avoir les coudées franches sur la croissance.
EE 2014
Le parti des Pirates aura des candidats en France aux élections européennes  de 2014.
Les français au PE 4 députés européens sont entrés au Gouvernement français et plusieurs se présentent aux élections législatives. (mediapart.fr)

MEP
Axe  franco-allemand
Le député écologiste européen, Daniel Cohn-Bendit, affirme qu’il faut sortir de l’axe Paris-Berlin pour débloquer la croissance : « L’Europe est le seul espace où puisse s’organiser une politique de relance ». (Marianne)
Ressources propres
D.Cohn-Bendit se déclare favorable à un budget européen financé par des ressources propres issues de la mise en place de plusieurs taxes. (JDD)
Quelle politique économique ?
Guy Verhofstadt est l'invité de RFI pour évoquer la crise de la zone euro.
Pascal Canfin, Liem Hoang Ngoc et Patrick Le Hyaric débattent dans l'Humanité de la politique économique au sein de l'UE.
Croissance et austérité
Pervenche Berès et JP Gauzès débattent sur RFI de la relance de la croissance en Europe.
PAC
J.Bové présente les enjeux du monde agricole d'aujourd'hui et de demain à Berck et plaide pour une meilleure répartition de l'aide publique. (La Voix du Nord)
Nouveaux députés européens français
Eric Andrieu devrait succéder à Kader Arif (ladepeche.fr, MidiLibre.fr), Jean-Jacob Bicep fait son entrée au Parlement à la place de Pascal Canfin (mediapart.fr), et Karim Zeribi remplacerait Vincent Peillon (marsactu.fr)

PE

M.Schulz
Le Président du PE met en garde contre une sortie de la Grèce de la zone euro qui constituerait une évolution encore plus négative. (Ouest-France, mcetv.fr, Les Echos.fr, la NouvelleRépublique.fr)

Lutte contre la mafia
La nouvelle « commission anti- mafia » du Parlement européen fixera son plan d'action lors d'une première réunion aujourd'hui à Strasbourg. La commission parlementaire peut faciliter la tâche des organisations policières et judiciaires Europol, Interpol et Eurojust. Son objectif est d’évaluer l'ampleur de l'infiltration mafieuse dans l'économie réelle, le secteur public et le système financier, et proposer des solutions législatives européennes. (La Croix)

ACTA
le PE a organisé une table ronde sur la compatibilité d'ACTA avec les droits fondamentaux. (lefigaro.fr)
Mmes Castex et Bélier ont animé une conférence de presse au Bureau d'Information de Paris: elles critiquent la stratégie d'usure de la Commission et rappellent que le contrôleur européen aux données personnelles a lui-même dénoncé les nombreux risques d'ACTA pour les libertés. (Pcinpact.fr, lefigaro.fr, ecrans.fr, blog vacarm.net)

Bien être animal
La commission de l'agriculture du PE limite à 8 heures le temps de transport des animaux. (Le Journal de l'Environnement)

Journées Portes ouvertes
Le PE a accueilli près de 19.000 visiteurs à Strasbourg (DNA) Et si l'opération se renouvelait chaque mois ? propose L'Alsace.

Economie sociale
L'intergroupe "services publics" propose le développement des entreprises sociales au service des objectifs de l'Europe 2020. (courrier des maires.fr)

Roaming
Le PE adopte une nouvelle baisse des frais d'itinérance téléphonique. (La Tribune)

Two-Pack
La commission économique et monétaire a adopté deux règlements visant à renforcer la discipline budgétaire. Un vote crucial intervenu dans l'indifférence générale se plaint un blogger sur contrelacour-over.blog.fr. Siles sociaux-démocrates se sont abstenus, les socialistes français ont voté contre le rapport Gauzès, relève Euractiv.fr, afin d'avoir les coudées franches sur la croissance.

EE 2014
Le parti des Pirates aura des candidats en France aux élections européennes  de 2014.

Les français au PE
4 députés européens sont entrés au Gouvernement français et plusieurs se présentent aux élections législatives. (mediapart.fr)

MEP

Axe  franco-allemand
Le député écologiste européen, Daniel Cohn-Bendit, affirme qu’il faut sortir de l’axe Paris-Berlin pour débloquer la croissance : « L’Europe est le seul espace où puisse s’organiser une politique de relance ». (Marianne)

Ressources propres
D.Cohn-Bendit se déclare favorable à un budget européen financé par des ressources propres issues de la mise en place de plusieurs taxes. (JDD)

Quelle politique économique ?
Guy Verhofstadt est l'invité de RFI pour évoquer la crise de la zone euro.
Pascal Canfin, Liem Hoang Ngoc et Patrick Le Hyaric débattent dans l'Humanité de la politique économique au sein de l'UE.

Croissance et austérité
Pervenche Berès et JP Gauzès débattent sur RFI de la relance de la croissance en Europe.

PAC
J.Bové présente les enjeux du monde agricole d'aujourd'hui et de demain à Berck et plaide pour une meilleure répartition de l'aide publique. (La Voix du Nord)

Nouveaux députés européens français
Eric Andrieu devrait succéder à Kader Arif (ladepeche.fr, MidiLibre.fr), Jean-Jacob Bicep fait son entrée au Parlement à la place de Pascal Canfin (mediapart.fr), et Karim Zeribi remplacerait Vincent Peillon (marsactu.fr)

UE

Préparation du prochain Sommet
Mercredi, les dirigeants de l’UE se réunissent à Bruxelles pour préparer le sommet prévu le 28 et 29 juin. Sur LCI, le correspondant à Bruxelles Hughes Beaudoin explique que l’enjeu est de savoir si, au-delà de la question de la renégociation, l’UE est prête à réorienter ses politiques économiques pour mettre de la substance derrière le mot « croissance », car pour l’instant on ne voit pas concrètement ce que Bruxelles peut décider pour stimuler l’économie et relancer l’emploi. M. Beaudoin rappelle que François Hollande compte peu de vrais soutiens en Europe puisqu’il n’y a qu’une poignée de gouvernements socialistes dans l’UE. Cela dit, le Président français peut compter sur l’appui du gouvernement danois, qui préside actuellement l’UE, et sait que les dirigeants conservateurs en Espagne, Italie et Royaume-Uni commencent à leur tour à réclamer des mesures de croissance. Le premier ministre britannique Davd Cameron a d'ailleurs soutenu les "project bonds" de François Hollande (Les Echos). La discussion s’annonce mouvementée à Bruxelles, selon M. Beaudoin, car le temps presse pour proposer des mesures concrètes avant les nouvelles élections en Grèce. Sur France Inter, le professeur d’économie François Morin estime que les propositions actuelles pour relancer la croissance – fonds d’aide européen, banque européenne d’investissement, eurobonds – sont « complètement insuffisantes » par rapport à la gravité de la situation. Selon lui, il faut une initiative de croissance à l’échelle mondiale, une initiative politique pour renforcer la gouvernance en Europe,  une initiative monétaire mondiale pour supprimer certains produits dérivés.

Zone euro
La Croix explique que les craintes d'une course aux guichets (« bank run »), similaire à celle de Northern Rock en septembre 2007, se portent aujourd'hui sur la Grèce. Sur la seule journée de lundi dernier, 700 millions d'euros auraient été retirés des comptes bancaires, d'après le président grec - la banque centrale parlait pour sa part de 100 millions par jour. Les comptes bancaires grecs « ont fondu de 25% à 30% depuis le premier plan de sauvetage », rappelle une source bancaire à Athènes ; « notamment en raison de la baisse des revenus et du chômage, qui impliquent de puiser dans les réserves. » Le reste s'explique par la méfiance grandissante des Grecs envers leur système bancaire, et plus encore la crainte d'une sortie de l'euro. Les Echos explique que le spectre d'une sortie de l'euro de la Grèce et la situation en Espagne font de nouveau plonger les valeurs bancaires, et que sur les trois derniers mois, les chutes des cours, particulièrement pour les banques des pays du sud de l'Europe - de l'ordre de 40 à 30% - en tête desquelles figurent bien sûr les grecques dont la recapitalisation reste toujours en suspens. Le président de la Banque de France Christian Noyer assure que le risque posé par un scénario extrême en Grèce, en Espagne, ou encore en Irlande, pour le secteur bancaire français, ne semble pas très élevé. En revanche l’Italie reste un véritable risque, puisque les banques françaises possèdent 11,6 milliards d’expositions souveraine.
Selon Charles Wyplosz, professeur d’économie à l’Institut des hautes études internationales et du développement, il ne fait aujourd’hui aucun doute que la stratégie fondée sur l’austérité lors du supposé sauvetage de la Grèce en mai 2010 était « erronée » et « vouée à l’échec ». Pour autant, l’ensemble des pays européens en récession auront du mal à adopter des politiques budgétaires de relance, en raison de gros déficits et de lourdes dettes. Et les propositions de François Hollande pour une relance à l’échelle européenne, via une augmentation des ressources de la BEI et l’utilisation des fonds de la Commission non dépensés, ne représenteront pas une enveloppe suffisante. Le recours à la BCE, pour acheter les dettes existantes ou prêter aux banques (qui prêteraient alors aux Etats), n’est pas non plus la solution miracle attendue par certains, car cela ne réglerait pas le problème de la dette. « Les grands perdants seraient les pays les plus grands, donc l’Allemagne en premier et la France en second », prévient-il. Ses solutions : échelonner les efforts de réduction des déficits sur 10 ans, ratifier le pacte budgétaire, restructurer « très vite » la dette publique de la Grèce et du Portugal et négocier avec les prêteurs pour relancer l’économie, tout en réduisant les prélèvements obligatoires. (Le Monde)
Dans une interview à Europe 1, le ministre des Finances allemand, Wolgang Schäuble, affirme que la crise de confiance en l’euro sera réglée bientôt et que l’Allemagne ne renégociera pas le pacte budgétaire. Pour M. Schäuble, le G8 sera très important pour que l’Europe montre qu'elle a des solutions communes plus rapides pour résoudre la crise. Plus optimiste que François Baroin, le ministre allemand croit qu’on connaîtra « un apaisement des marchés » dans un ou deux ans. Mais il n’est pas question de modifier le traité budgétaire : « Les élections ne font pas qu’on remettre en question les accords déjà pris. Je ne pense pas que la France ne sera pas fidèle à ce traité ». M. Schäuble n’a quand même pas exclu un ajout au pacte qui porte sur la croissance. « Nous serons ouverts à chaque proposition visant à plus de croissance et moins de chômage, mais nous allons les discuter en commun », a-t-il déclaré. En ce qui concerne la Grèce, le ministre allemand a nié l’existence d’un plan d’austérité pour le pays et a dit que l’Allemagne souhaite que le pays reste dans l’euro, s’il fait « ce qui est nécessaire ». Wolfgang Schäuble a commenté aussi sa proposition de créer un gouvernement européen élu comme une manière d’engager le peuple.

BCE-Grèce
Les grecs ne sont pas en train de vider leurs contes bancaires, assure Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, dans une interview à RTL. Le mouvement de retraite ne s’élève qu’à quelques centaines de millions d’euros, ce qui « reste très limité », selon M. Coeuré. Il dément aussi l’information que la BCE étudierait un scénario de sortie de la Grèce de la zone euro, mais il admet le risque de contagion de la crise grecque aux banques françaises.  La BCE continuera donc à faire le travail qu’elle faisait au début de la crise, en conservant la stabilité des prix et en faisant en sorte que les que le financement de l’économie soit assuré. « Les indicateurs que la BCE suit ne sont pas tant les indices du marché financier, mais les prêts aux PME et à l’économie », affirme-t-il.
En dépit d'un déploiement policier considérable, quelque 30 000 personnes venues d'Allemagne et d'autres pays européens ont manifesté, samedi, pour réclamer une réorientation de la construction européenne et de la Banque centrale. (L'Humanité)

Pacte de croissance
Le président d’EuropaNova, Guillaume Klossa, publie un article dans Lemonde.fr dans lequel il adresse des éloges à la prise de position de Mario Draghi, Angela Merkel et Herman Van Rompuy en faveur de la croissance économique. Reste à savoir quelles seront les mesures concrètes pour relancer l’Europe. Un pacte européen de croissance doit se construire sur quatre leviers, selon M. Klossa. Le premier serait celui de l’innovation, en augmentant les investissements publics dans la Recherche gérés au niveau communautaire et en encourageant la diffusion de la technologie dans les entreprises moyennes. Le deuxième levier serait le marché intérieur, qui serait le « camp de base des entreprises européennes dans le cadre d’un New Deal social européen », selon le président d’EuropaNova. Le troisième levier serait l’investissement des projets européens d’avenir, où les priorités des états-membres donneraient lieu à des projets communs. Finalement, le quatrième levier correspondrait à la création d’eurobonds pour réduire le coût de la dette des pays à court terme. Pour M. Klossa, « le pacte de croissance qui en résulterait serait un signal décisif de la détermination des Européens à sortir de la crise par le haut et à refaire de notre continent un lieu attractif pour les investisseurs et les talents ».

BERD
La France a perdu ce week-end une présidence de plus en plus influente dans les instances internationales, à savoir celle de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Il y a quelques semaines, tout semblait pourtant militer en faveur d'une présidence hexagonale, mais c'est finalement un Britannique qui occupera cette fonction. Sir Suma Chakrabarti a été désigné vendredi soir par les 65 gouverneurs actionnaires de cette institution pour présider la banque ces quatre prochaines années. (Les Echos)

Budget UE 2013
Dans un article dans La Tribune, le commissaire européen au budget Janusz défend  Lewandoski défend la demande de la commission de hausser de 7% le budget de l'UE et appelle les États membres à être honnête sur cette question. Même si "à première vue" cette demande peut sembler "déroutante" compte tenu de l'austérité généralisée à laquelle font face les États membres, M. Lewandowski souligne que la hausse du budget demandée est une "conséquence de décisions antérieures prises par les États membres eux-mêmes". "L'honnêteté consisterait, pour les États membres, à expliquer à leurs citoyens que la plus forte hausse concerne la rubrique «Croissance durable» à laquelle sont affectés quelque 45% du budget total de l'UE", écrit M. Lewandoski.

Programme Média
18 films projetés cette année au festival de Cannes ont reçu des financements du programme européen Média, rapporte France Info. Outre les fonds européens, les pays et les régions ont des systèmes de soutien aux productions cinématographiques. En 2009, le cinéma européen a reçu plus de 2 milliards d’euros des organismes publics. Le financement a une réglementation à l’échelle européenne, mais la Commission Européenne veut la réviser pour empêcher des distorsions de concurrence. L’intention est aussi d’étendre les aides, qui ne portent que sur la production des films, à leur distribution. Selon André Lange, de l’Observatoire Européen de l’Audiovisuel, on propose des montants digressifs d’aides en particulier pour les films à très gros budgets. Dimanche, le cinéaste iranien Asghar Farhadi a reçu le Prix Media européen, décerné en marge du festival de Cannes par la Commissaire européenne chargée de la Culture, Androulla Vassiliou.

M.Barnier
La Tribune dresse le portrait du commissaire français au Marché intérieur Michel Barnier, dont l'avenir à Bruxelles a été remis en cause par des rumeurs faisant suite à l'élection de François Hollande. Pour M. Barnier, ces "élucubrations" ne sont "ni institutionnellement possibles, ni politiquement souhaitables". Selon l'hebdomadaire, le commissaire français entretient de bons rapports et a déjà tissé de nombreux liens avec certains membres du nouveau gouvernement qu'il qualifie "de sociaux-démocrates européens", avant d'ajouter: "Je les aiderai parce que c'est l'intérêt européen. Je n'ai pas eu de gestion partisane de mon portefeuille jusqu'à présent. Je ne vais pas commencer maintenant". La Tribune indique Michel Barnier est vu à Bruxelles comme "l'homme le plus à gauche de la Commission" ce qui "donne une idée de la différence de spectre politique entre la France et le reste de l'Europe", selon une source interne. Cela amuse plutôt M. Barnier : "Je n'ai jamais été très à l'aise avec ces catégories et ces tiroirs, dit-il. Ma philosophie personnelle, c'est celle du gaullisme social". Certains lui prêtent l'ambition de prendre la présidence du Parlement européen en 2014 : "Il va y avoir un grand débat politique européen. J'ai l'intention d'y prendre part", se contente-t-il d'affirmer.

Fonds de pension
Dans un souci d'harmonisation des règles du jeu entre assureurs et fonds de pension, Bruxelles souhaite renforcer les règles prudentiel les de ces derniers, qui échappent encore à Solvabilité II. Il est vrai que la concurrence entre ces acteurs sur l'offre de produits de retraite professionnelle existe à la fois entre Etats membres, mais aussi au sein de certains pays. Michel Barnier a tenu à préciser qu'il n'avait pas l'intention de pénaliser aucune des deux parties. (Les Echos)

International RELEX

G 8
Tous les médias français reviennent lundi sur le sommet du G8 et la possibilité de sortie de la Grèce de la zone euro. De nombreux articles décryptent les premiers pas de François Hollande sur la scène internationale et le soutien affiché par les leaders du G8 à l'importance d'une zone euro « forte et unie » où la Grèce garde sa place. Le nouveau président français a déclaré avoir « voulu porter le souhait que la Grèce reste dans l'euro, respecte ses engagements, mais soit accompagnée par l'Europe pour stimuler sa croissance. » L’éditorialiste des Echos  estime qu’ « imaginer que la Grèce pourrait, aujourd'hui, sortir de l'euro sans trop de dommages est irresponsable », étant donné que l’UE « ne dispose pas des outils pour faire face au séisme que produirait » une telle sortie. Le journal publie plusieurs tribunes sur le sujet avec des points de vue différents. Pour Catherine Chatignoux, « lâcher Athènes serait une faute politique majeure ». Elle ajoute que « Paris et Berlin portent une responsabilité historique dans la situation actuelle de la Grèce ». Nouriel Roubini défend le point de vue opposé : « la seule façon de sortir de cette crise consiste à instaurer un processus ordonné de sortie de zone et de défaut de paiement, coordonné et financé par la Troïka » dit-il. Pour Dominique Moïsi, même si « la Grèce n’est pas le futur de l’Europe »,  il dévoile « dix bonnes raisons de toujours croire à l’Europe ». Les Echos analysent également les conséquences qu’auraient une sortie de la Grèce pour la France et l’Europe. Selon le quotidien, « la France est le pays qui aurait le plus à perdre si la Grèce sortait de l'euro » puisqu’elle détient environ 100 milliards de sa dette publique et privée. Dans son édito, Le Figaro indique qu’ « une sortie de la Grèce de la zone euro cristallise toutes les angoisses », d’où le fait que le G8 « a enteriné un objectif commun aux contours très flous ». Le journal détaille le communiqué final du sommet du G8 et les trois « crises au menu » : l’impératif d’encourager la croissance, les discussions avec Téhéran sur le nucléaire iranien et le rappel à l’ordre de la Syrie. Libération publie deux tribunes d’historiens grecs qui défendent leur pays : pour Ilios Yannakakis, « la Grèce n'est pas un poison pour l'Europe. Il faut croire à un sursaut des électeurs pour que le pays s'engage sur le chemin de réformes profondes (…) en restant démocratique et membre de l'Union européenne ». La Croix publie également un dossier spécial pour s’opposer vivement à une possible sortie de la Grèce de la zone euro. Pour son éditorialiste, ce serait une « trahison » : « l'Union européenne, si elle veut rester fidèle à son projet, ne peut pas abandonner à leur sort » les Grecs, ajoute-t-il. Malgré le soutien réaffirmé à Athènes du G8, la révélation que Berlin a suggéré l'organisation d'un référendum en Grèce sur le maintien du pays dans la zone euro illustre néanmoins la lassitude des Européens, indique le quotidien. Dans une interview à La Croix, l’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi estime qu’une « sortie de la Grèce de l'euro serait une erreur gravissime, avec de lourdes conséquences pour l'identité éthique et politique de l'Europe » étant donné que la Grèce est « un pays très important symboliquement mais aussi géographiquement ». Europe 1 interroge le nouveau ministre délégué aux Affaires européennes Bernard Cazeneuve sur la situation de la zone euro. M. Cazeneuve insiste sur le fait de vouloir garder la Grèce dans la zone euro, comme l’a affirmé François Hollande à Washington.
Les médias français ont accordé une large couverture au sommet du G8 ce week-end, en se concentrant en particulier sur les affirmations de Barack Obama sur la crise européenne. Le Monde a analysé les principales questions internationales soulevées lors du Sommet, à partir du point de vue américain. Selon une source diplomatique, « Obama avait envie de mettre les échéances internationales derrière lui » avant la campagne présidentielle. Le conseiller d'Obama à la sécurité nationale, Tom Donilon, a déclaré que « les Etats-Unis ont un intérêt extraordinairement significatif dans le résultat des discussions et les mesures qui sont prises en Europe ». L'article affirme que Barack Obama veut que le G8 dégage une « approche globale » sur la crise, en proposant des « mesures spécifiques » pour les Européens, afin de « préserver les fondements de la zone euro ». Le Figaro économie  s’est focalisé sur l'aspect économique et les relations entre les dirigeants nationaux. Le président Obama pourrait concilier les différences entre la Communauté européenne, en évitant le « faux débat qui oppose l'austérité et la croissance ». Selon le journal, dans la perspective des États-Unis, les plans organisés par les autorités européennes vont dans la bonne direction, mais ils arrivent toujours trop tard. Libération a affirmé que le problème numéro un au sein du G8 c'est la crise européenne, que la Maison Blanche identifie comme une menace directe à la réélection de M. Obama. L'article fait des commentaires sur les questions de défense et sur l'annonce de M. Obama de la «nouvelle alliance» contre la faim en Afrique.
C'est le credo de tous les sommets, le G8 et les prochaines réunions européennes. La croissance a créé un consensus immédiat entre les technocrates, les conservateurs, les libéraux et aussi Barack Obama et Angela Merkel. "Mais qu’est-ce que la croissance?", demande Le Journal du Dimanche, qui présente ensuite les différentes approches proposées par les dirigeants européens afin de l'atteindre. « Nos pays doivent miser avant tout sur l'innovation pour croître », a déclaré Philippe Aghion, conseiller économique de François Hollande, qui a réintroduit le concept à l'ordre du jour en Europe. Selon l'article, pour de nombreux dirigeants européens, les ressources nécessaires pour stimuler la croissance résident dans l'UE.

G 6
Lors de la réunion du G6, les ministres européens de l'Intérieur ont affirmé que les directives européennes ne doivent pas empêcher l'échange d'informations avec les services d’intelligence étrangers. "Nous étions d'accord pour dire à la Commission (européenne) que ces directives sur la protection des données privées ne doivent en aucun cas entraver les communications avec les États-Unis", a déclaré le ministre allemand de l'Intérieur, Hans-Peter Friderich, après des entretiens avec ses homologues français, britannique, espagnol, italien, polonais et américain. En janvier, la vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding, a présenté un projet qui a pour objectif d'harmoniser les règles européennes et le renforcement de la protection des données nationales, mais ces directives visent les opérateurs privés et ne s'appliquent pas aux institutions européennes elles-mêmes.

Serbie
Selon des estimations partielles, hier soir, le candidat nationaliste et populiste Tomislav Nikolic devançait le président sortant Boris Tadic au deuxième tour de l'élection présidentielle en Serbie. Nikolic obtenait 49,4% contre 47,4% pour Tadic. Le président sortant, qui briguait un troisième mandat après près de huit ans au pouvoir, n'a eu de cesse d'accélérer le rapprochement de la Serbie avec l'Union européenne, rappellent Libération et Le Figaro. Il avait fait de sa réélection un "référendum pour l'UE". Tomislav Nikolic a assuré hier soir que la Serbie ne changera pas de position par rapport à l'Europe. "La Serbie maintiendra sa voie européenne. Ce scrutin n'a pas porté sur qui conduira la Serbie vers l'UE mais sur qui réglera les problèmes économiques créés par le Parti démocratique" de Tadic, a déclaré Nikolic.

Sommet de l'OTAN
Le sommet de l’OTAN, qui a lieu à Chicago entre le 20 et le 21 mai, est dominé par la question du retrait des troupes d’Afghanistan, sur laquelle les dirigeants mondiaux tentent de trouver un consensus. Selon Libération, le retrait des troupes françaises fin 2012 serait accepté par l'Otan, cependant Le Figaro affirme que François Hollande est prêt à moduler sa promesse pour sauver le consensus au sommet de Chicago. « Tout a été fait pour éviter un éventuel psychodrame entre Alliés » souligne Libération. Le Monde analyse plusieurs questions en jeu dans le sommet. Les alliés devront rechercher un consensus afin de réaffirmer les principes de sécurité collective: les Etats-Unis veulent rassurer l'Europe sur la force du lien transatlantique, alors que les Européens souhaitent montrer qu'ils ne baisseront pas complètement la garde. Cependant, la crise économique fait sentir ses effets: en 2011, 20 des 28 de membres de l'OTAN ont réduit leur budget militaire. Les membres européens de l'OTAN, qui comptaient près de la moitié des dépenses totales de l'Alliance, en représentent aujourd'hui moins d'un tiers. Le sommet mènera à un engagement pour que les États coordonnent mieux leurs investissements, mais l'intérêt commun tombera également sur la préservation jalouse de la souveraineté nationale, qui englobe la protection des industries de défense locales.

Nouvelles nationales liées à l'Union - France

Pdce de l'Eurogroupe
François Hollande aurait exprimé de fortes réserves au sujet d'une nomination du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, comme chef de l'Eurogroupe. La question sous-jacent est: le président de l'Eurogroupe doit-il ou non être lui même ministre ? Le président français aurait exprimé le souhait, en cas de nomination de M. Schäuble, que ce dernier démissionne de son poste de ministre au sein du gouvernement de la chancelière Angela Merkel. Or Wolfgang Schäuble estime au contraire que le patron de l'Eurogroupe doit en parallèle être lui-même ministre. L'actuel chef de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker soutient la candidature de M. Schäuble. (La Tribune)

Sécurité routière
Les automobilistes belges et espagnols pourront être verbalisés en France à partir du 1er juillet, informe RTL. Les Français qui commettent des infractions dans les deux pays pourront de même subir des sanctions. La réciprocité est déjà valable pour le Luxembourg et la Suisse, et un accord avec l’Italie et les Pays-Bas est en vue. Pour des raisons juridiques, les automobilistes Allemands, les champions parmi les infracteurs étrangers en France, n'y peuvent pas être verbalisés. Pourtant, à partir de 2013 une normative européenne devra uniformiser le statut des tous les conducteurs européens pour certaines infractions, comme le dépassement de vitesse. Dans ces cas, on pourra imposer des amendes aux infracteurs à l’étranger, mais pas de points sur leur permis de conduire.

Nouvelles nationales liées à L'Union - Autres Etats membres

Grèce
Alors que les Grecs iront à nouveau voter le 17 juin, les sondages témoignent d'une forte volatilité de l'opinion qui hésite entre vote de colère et vote de raison pour préserver l'euro, explique Les Echos. Interviewé par Libération, Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza, explique les raisons de son tour d'Europe, qui vise à expliquer la position anti-austérité de son parti et plaider pour un changement de stratégie face à la crise européenne. "La crise grecque n'est rien par rapport aux menaces qui pèsent désormais sur la zone euro, mais elle montre qu'il ne sert à rien d'augmenter les doses du médicament si l'état du patient empire" explique-t-il. "Le résultat des élections du 6 mai prouve qu'on ne peut imposer des choix politiques contre la volonté des peuples", ajoute M. Tsipras.

contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07