Revue de presse quotidienne 17 octobre 2011
MEP
Aide aux plus démunis
Interviewé par France Info, l'eurodéputé belge Marc Tarabella a appelé à la manifestation et a déclaré que "nous ne demandons pas une augmentation de ce budget, seulement son maintien", qui est selon lui soutenu par la majorité du Parlement européen.
Union européenne
JM Barroso
Au cours d'une interview accordée à Aujourd'hui en France (édition du dimanche), le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso explique que les sommets du 23 octobre et du G20 seront des moments décisifs afin de poser les bases de réformes claires permettant d'éviter une autre crise grecque et d'écarter définitivement tout risque de contagion. Concernant la recapitalisation des banques, M.Barroso explique qu'elle est nécessaire et reconnaît que certaines banques ne veulent pas en entendre parler. Il ajoute ensuite que toute recapitalisation sera faite en échange de contreparties telles que la suspension des bonus et des dividendes. Le président de la commission annonce également une première en termes de législation européenne avec l'introduction de la responsabilité pénale individuelle, qui sera annoncée jeudi prochain.
Au cours d'une interview accordée à LCI, vendredi, le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso revient sur la stratégie de sortie de crise de l'UE. M. Barroso explique qu'une solution globale est nécessaire: elle a été présentée dans sa feuille de route avec des mesures de gestion de la crise grecque, le renforcement du FESF, la recapitalisation des banques ainsi que le renforcement de la gouvernance européenne. Interrogé sur la lente mise en œuvre des mesures du 21 juillet, M. Barroso admet que « l'ont ne peut plus continuer ainsi » et que la gouvernance doit être renforcée. Il confirme que certaines des mesures discutées au cours du sommet du 23 octobre seront applicables immédiatement tels que l'extension du FESF et la recapitalisation des banques. Le mot d'ordre de son discours est la nécessité de mettre en place de puissants « pare-feu ».
Zone euro
L'Union européenne est la « première victime collatérale » de la crise de la dette souveraine, estime Philippe Ricard. L'Europe des Vingt Sept semble « plus que jamais en panne, comme paralysée par les turpitudes de son avant-garde monétaire », souligne-t-il. Le marché unique se trouve « sous pression face au retour des discours protectionnistes ou souverainistes ». Alors que Jose Manuel Barroso vient encore d'accroître la surveillance des pays sous assistance financière, « l'enjeu est de taille pour la Commission, qui doit se battre, au nom de la défense de la méthode communautaire, pour éviter d'être marginalisée dans cet univers en mutation », écrit Philippe Ricard. Il redoute également un accroissement du clivage entre les Dix Sept et leurs voisins, en particulier avec le Royaume-Uni, « qui n'est pas prêt à faire preuve de solidarité avec ses voisins dont les déboires agissent comme un puissant repoussoir ». (Le Monde)
Le Monde analyse les réticences des « égoïstes de la zone euro », les pays qui renâclent à soutenir les Etats membres les plus fragilisés. Les raisons invoquées diffèrent considérablement selon les pays. La Slovaquie, qui a finalement voté le renforcement du FESF après l'avoir rejeté dans un premier temps, « est plus pauvre que la Grèce ». A l'inverse, les Pays-Bas, présenté comme « un exemple de rigueur et de discipline budgétaire », ont les moyens, mais n'admettent pas de devoir soutenir une nouvelle fois un pays bien moins rigoureux qu'eux. Même constat pour la Finlande, qui « incarne le réflexe du repli sur soi ». Quant à l'Allemagne, le coût de la réunification échaude les esprits, et le pays réclame en contrepartie de son aide des engagements fermes.
Selon la journaliste Catherine Chatignoux, jamais la zone euro n'a été plus proche de l'éclatement, mais jamais elle n'a pris conscience aussi radicalement que sa survie passe par une plus grande unité. Selon elle, il reste une question décisive: qui doit faire régner l'ordre? Pour une majorité d'Etats membres, la tentation est grande de garder la main. Catherine Chatignoux estime que la France et l'Allemagne ont pris l'habitude, ces derniers mois, de gérer la zone euro à deux. Cependant, selon elle, l'intérêt commun de l'Europe n'est pas la somme des intérêts des Etats, surtout s'il s'agit des deux plus importants. (Les Echos)
En accompagnement de sa couverture du G20 et des efforts de l'Europe pour sauver la zone euro, La Tribune passe en revue quelques-uns des pays européens menacés concrètement par la contagion (Espagne, Italie, Portugal). Madrid risque de ne pas tenir les objectifs de réduction de déficit pour 2011, explique le journal. Le gouvernement italien, qui a échappé de peu au vote de défiance de la Chambre des députés, est paralysé par des divisions internes. De son côté, le Portugal "glisse dans un scénario à la grecque": n'ayant pas tenu l'objectif de réduction de déficit pour 2011 dès le premier semestre, le gouvernement accentue l'austérité.
Dans un commentaire du Figaro Economie, Jean-Pierre Robin met en lumière l'idée que l'Europe est considérée comme une espèce d'idiot du village, au sens où l'Europe, bien que possédant certaines des économies les plus fortes au monde, est incapable d'agir et de se défendre comme une entité unique et unifiée. Les marchés jugent la zone euro uniquement sur ses points les plus faibles et non sur sa performance moyenne, qui est en réalité très forte. De fait, l'ensemble de la dette publique européenne est deux à trois fois inférieure à celle des Etats-Unis ou du Japon, comme le souligne régulièrement Jean-Claude Trichet. L'Europe est également laxiste dans ses confrontations économiques avec la Chine. Tandis que les investisseurs chinois continuent d'acquérir des industries-clé européennes, « l'Europe n'a ni information ni régulation », déplore François Godement, du European Council on Foreign Relations. A l'opposé du Trésor américain, qui note avec la plus grande attention la quantité d'obligations américaines détenues par la Chine, l'Europe ne dispose d'aucun outil statistique.
Récusant l'idée que la zone euro et sa monnaie soient "menacées" par la crise, Jean-Claude Trichet a néanmoins indiqué hier au micro d'Europe 1 que "tous les pays sans exception doivent être extrêmement prudents". "Se protéger plutôt que guérir", a-t-il résumé, avant d'ajouter qu'"il dépend de nous que nous puissions avoir le moins de ralentissement de la croissance". Ensuite, il faut "réfléchir à l'avenir", a insisté le président de la BCE. "Demain, à mon avis, il faut changer le traité pour être capable d'empêcher un membre de la zone euro de vagabonder et de créer des problèmes pour tous les autres", a-t-il déclaré, en faisant référence à la crise grecque que l'Europe a du mal à endiguer.
FESF
Gouverneur de la Banque du Canada depuis février 2008, Mark Carney presse l'Europe d'augmenter les capacités financières du FESF et de les porter à 1000 milliards d'euros. "Il faudra deux à trois ans pour refonder l'Union monétaire" explique-t-il, "les autorités européennes elles-mêmes parlent de fédéralisme, cela nécessite des changements constitutionnels. L'autre option sera d'avoir un pacte de stabilité et de croissance plus sévère. M. Carney dit aussi que "absolument toutes les banques européennes doivent être recapitalisées". (Figaro Eco)
M.Barnier
Au cours d'une interview accordée vendredi à LCI, le commissaire européen Michel Barnier demande que l'on garde le sang froid face à l'abaissement de la note de l'Espagne. Il est maintenant important que l'Europe remette de l'ordre dans ses finances publiques et règle la crise grecque. L'Europe fait son travail, et il faudra vérifier au G20 que les autres, Américains et Chinois, font aussi leur travail pour rendre le secteur financier plus robuste. Il détaille les moyens de relance de la croissance, notamment avec la mise en place d'un brevet unique européen. L'erreur principale, selon lui, a été de ne pas avoir des outils de gouvernance de l'euro, alors que les pays entraient dans la zone euro. Mr Barnier a également critiqué les "discours réactionnaires" de démondialisation tenu en France, par Arnaud Montebourg dans les élections primaires du PS, en disant que celle-ci était "contraire" aux intérêts des paysans et des ouvriers.
Dans une interview accordée à Europe 1, samedi, le commissaire européen Michel Barnier évoque les mesures européennes de relance de l'économie. Pour sa part il travaille à la relance du marché unique avec la création d'un brevet européen et à la simplification des marchés publics. Il répète sa vision, exprimée par le passé, selon laquelle la faiblesse de l'UE est son caractère « inaccompli ». L'UE est inaccompli économiquement, avec 27 politiques budgétaires, fiscales et économiques dans un marché unique avec une monnaie unique ; et il est politiquement «trop compliquer de faire fonctionner l'Europe ». C'est pourquoi il faudra un jour un président de l'UE et, avant ça, un ministère européen des finances.
Recapitalisation des banques
Les Echos signalent que le superviseur européen, l'Autorité bancaire européenne (EBA), devrait fournir cette semaine les résultats des tests de résistance en cours sur les détentions de dette souveraine des banques européennes. L'ensemble des mesures concernant le secteur bancaire, y compris celle sur le sauvetage de la Grèce, seront dévoilées lors du sommet européen de dimanche prochain à Bruxelles. Fort des résultats de l'EBA, les chefs d'Etat et de gouvernement présenteront dimanche prochain un plan global de recapitalisation des banques européennes avec l'appel aux banques à renforcer d'ici à mi-2012 au plus tard leur capital par leurs propres moyens ou avec l'aide de leur gouvernement. Dans un commentaire dans La Croix, le professeur d'économie bancaire, Jean-Paul Pollin, se demande si les banques peuvent être recapitalisées autrement que par le contribuable. Selon lui, pour se recapitaliser, les banques ont trois solutions. La première est d'accroître leurs bénéfices et de les mettre en réserve. Le second moyen, plus coûteux est de faire appel aux marchés et d'accroître le capital en émettant des actions. Enfin, les banques peuvent faire appel à l'Etat qui devrait, pour y répondre, accroître son endettement.
Taxation des transactions financières
Dans une tribune dans Les Echos, Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du FMI, écrit que l'idée de la Commission européenne de taxer les transactions financières est séduisante sur le papier mais est en fait une erreur. Cela réduirait le nombre de transactions, donc l'assiette de ce nouvel impôt. L'augmentation du coût du capital qui en découlerait se traduirait par une baisse des investissements, des salaires et de l'emploi. Les gains ultimes générés par la taxe seraient donc décevants, écrit M. Rogoff.
Avenir de l'Europe
Dans son discours sur l'état de l'UE fin septembre au Parlement européen, le président de la CE, José Manuel Barroso soulignait les progrès de l'intégration européenne depuis 1914 « La Belle Epoque ». Cette dernière était une période construite autour du progrès, de la mondialisation et de l'intégration européenne. Cependant, le marché non-régulé a détruit ses bases politiques et sociales. Aujourd'hui, l'Europe a besoin de refonder l'avenir sur un contrat entre citoyens et états membres pour restaurer une confiance érodée durant des années par des non-dits et des erreurs. Il semble que seul un saut qualitatif vers une Europe plus fédérale permettrait de donner de donner de nouvelles perspectives aux citoyens, aux partenaires et aux marchés. Comme en 1914, une nouvelle civilisation est sur le point d'émerger plus polycentrique, plus démocratique, plus interconnectée mais cette dernière nécessite un soutien politique inébranlable. (La Croix)
Aide aux plus démunis
Des associations de lutte contre la pauvreté appellent à manifester demain à Bruxelles pour le maintien de l'aide européenne aux personnes démunies. Le complément ne peut plus être pris sur les fonds de la PAC et les ONG européennes espèrent qu'on leur fournira quand même les moyens de distribuer les paniers repas aux 18 millions de personnes qui en ont besoin en ce moment en Europe. (L'Humanité)
Marché de l'énergie
Dans un contexte où ni les banques ni les Etats n'ont les moyens de financer à long terme de lourdes infrastructures, la CE espère se voir attribuer un rôle important dans leur financement dans les secteurs du transport de la télécommunication et de l'énergie. Selon le commissaire européen à l'Energie, Günther Oetinger, l'UE devra investir 210 milliards d'euros en infrastructures électriques et gazières d'ici 2020 pour réaliser le marché unique de l'énergie. Bruxelles propose une longue liste de critères pour s'assurer que les projets qui lui seront soumis présenteront une valeur ajoutée européenne. Ce projet ambitieux est loin de faire l'unanimité au sein des états membres sur l'avenir des Europe et de l'énergie. (Les Echos)
Galileo
Deux satellites doivent être mis sur orbite jeudi par Soyouz depuis la Guyane française. Ils formeront le noyau de la constellation Galileo, système "ouvert" et civil de navigation voulu par l'UE pour se démarquer de ses rivaux américains et russes. (Liberation.fr)
Consommateurs
Dans un article d'opinion écrit en partenariat avec le président du PPE Joseph Daul et publié par La Tribune, la Vice-Présidente de la Commission européenne Viviane Reding écrit que Bruxelles vient de proposer d'instituer un droit commun européen de la vente, qui sera mis à la disposition des contractants (et donc "optionnel") afin d'aider consommateurs et entreprises à tirer le meilleur parti d'un marché qui couvre 3.000 kilomètres, de Lisbonne à Helsinki. Ce droit contractuel à caractère optionnel sera identique pour tous les États membres, assurera un niveau élevé et uniforme de protection des consommateurs et s'appliquera aux domaines où il existe un réel besoin au regard du commerce : contrats transfrontières, contrats de vente de biens, de fourniture de contenus numériques. Les entreprises et les consommateurs auront le choix entre appliquer ce droit ou continuer à recourir à leur droit national des contrats.
Charte sociale
Le Monde consacre un article dans son édition de dimanche-lundi à la Charte sociale européenne, "ignorée par les Etats signataires alors que la crise ravive le débat sur le modèle social européen", selon le journal, cinquante ans après son adoption.
Taux de TVA pour les livres numérique
Le Monde revient sur la question de la TVA dans l'industrie du livre à l'occasion de la foire internationale du livre à Francfort, où se trouvait la commissaire européenne Neelie Kroes. L'objectif des éditeurs était de prouver que le livre numérique est le parent du livre. Toujours est-il que la Commission européenne voit dans le livre numérique un service, ce qui implique une TVA à 19,6%. France lutte en faveur d'une TVA réduite à 5,5%, mais l'Allemagne et la Scandinavie y sont opposées.
International RELEX
G 20
Selon Libération, "pour la quasi-totalité des membres du G20, le mal se trouve en Europe". La vulnérabilité des banques européennes fait craindre le pire. L es États-Unis continuent de mettre la pression sur l'Europe pour trouver rapidement une solution. L'Europe a annoncé préparer une "réponse énergique" (Le Figaro, Les Echos). Mais ce n'est pas avant le Conseil européen crucial de dimanche prochain que des décisions seront annoncées. "Le monde attend l'Europe" titre La Tribune. Les membres du G20 espèrent que le sommet du 23 octobre apportera une solution pour éviter la contagion, mais La Tribune fait remarquer qu'au sein de la zone euro, les avis divergent toujours sur le traitement de la dette grecque et l'aide aux autres pays européens fragilisés. La Croix met en avant l'accord du G20 concernant une régulation des flux spéculatifs de capitaux vers les pays émergents. Dans son éditorial, François Ernenwein écrit qu'il est positif de constater que les Européens ont cessé de "peindre l'avenir en rose" et préparent des "mesures audacieuses". Cependant, la crise n'est pas qu'européenne et une régulation de l'économique mondiale s'impose.
Les ministres des finances de l'UE ont tenté de convaincre leurs partenaires de leur capacité à résoudre la crise de l'eurozone au sommet du G20 des ministres des finances qui s'est tenu à Paris à la fin de la semaine dernière. Vendredi, les médias français ont commenté la pression exercée sur les épaules des européens. Les Européens doivent se justifier, commente le reporter de France 2 dans le JT de 20h. Ils ont longtemps nié et minimisé le problème, désormais c'est l'heure de vérité, poursuit-il. France Inter explique que les Européens vont présenter leur stratégie avec un fonds de stabilité renforcé et les premières initiatives afin de recapitaliser les banques. Samedi, la TV française a beaucoup commentée le débat autour d'un renforcement du FMI. Le plan a été proposé par les pays émergents comme moyen d'aider la zone euro et a été rejetée par les Etats-Unis et l'Allemagne. Challenges.fr indique que la taxe sur les transactions financières a également été rejetée par les délégations américaine, canadienne, japonaise, indienne et brésilienne. Le ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble a admis que les Européens devront avancer seuls.
Chine
A l'issue de la réunion du G20, samedi, Pékin aurait indiqué être disposé à investir des dizaines de milliard de dollars dans la zone euro à travers des achats d'infrastructure dans les pays endettés. La Chine pourrait aussi acheter de futures obligations européennes (eurobonds), mais seulement si celles-ci "présentent un risque convenable", et seulement à des quantités correspondant aux risques ordinaires. "Qu'a fait concrètement la Chine depuis le début de la crise ?" s'interroge Libération. "Il semble qu'elle soit intervenue sur le marché des changes pour empêcher l'euro de chuter, explique le spécialiste Jean-François Huchet, mais personne n'en est sûr car Pékin garde ces chiffres secrets". "Les sommes nécessaires pour sortir l'UE de la crise sont colossales, et Pékin n'est pas habituée à octroyer de tels prêts" poursuit-il. La Chine aurait une autre raison de rester en retrait : elle a elle-même un problème lancinant de dette publique. (Libération)
Manifestations des Indignés
Des dizaines de milliers d'indignés se sont réunis à Bruxelles et dans plusieurs grandes villes du monde samedi, et notamment à Paris, où se tenait le G20 des ministres des Finances. Selon Le Journal du Dimanche, les slogans ont condamné la dictature des marchés financiers, réclamant l'avènement de "vraies démocraties" et "le droit de rêver". La plupart des rassemblements se sont déroulés dans des ambiances pacifiques. Cependant, le défilé à Rome, qui a regroupé plusieurs dizaines de milliers de personnes, a émaillé de graves violences. En Europe, les plus grosses affluences ont été enregistrées dans les pays qui subissent de sévères cures d'austérité: en Italie, en Grèce et au Portugal. Selon un commentaire de la journaliste Sylvie Kauffmann dans Le Monde, contrairement aux indignés espagnols, qui reprochent à leurs élus de ne pas les représenter et réclament "une vraie démocratie", les Américains ne se placent pas sur le plan politique, mais parlent de finance, dette, corruption et sauvetage des banques sur le dos des contribuables. "Leur cible, pour l'instant, est New York, pas Washington", dit-elle. Aujourd'hui, la presse française continue de parler des manifestations de ce week-end. Plusieurs journaux rapportent les propos de Mario Draghi, qui a dit qu'il "comprenait" la colère des jeunes contre "le monde de la finance". Dans un article sur les dirigeants politiques ouverts au dialogue, La Croix rapporte que le commissaire européen à l'emploi et aux affaires sociales, Laszlo Andor, s'est dit prêt à rencontrer des représentants du mouvement indigné (source: EU observer). Sur Europe 1, Jean-Claude Trichet a dit qu'il adhérait à une partie du message des indignés.
Après les révélations d'un projet d'attentat contre l'ambassadeur saoudien à Washington, Barack Obama a accusé publiquement Téhéran: "Pour l'Iran, il est important de répondre à la communauté internationale: pourquoi le gouvernement est-il engagé dans de telles activités?", a-t-il déclaré. Selon Le Journal du Dimanche, après ce complot, le président américain a exigé que de hauts responsables du gouvernement iranien rendent des comptes et s'est dit déterminé à renforcer l'isolement de Téhéran. Ces dernières semaines, les Etats-Unis, flanqués de certaines délégations européennes, ont multiplié les pressions sur l'AIEA pour que celle-ci sorte de sa réserve et accuse clairement Téhéran. Selon Libération, le rapport de l'AIEA, livré aux délégations une dizaine de jours avant le Conseil des gouverneurs, le 17 novembre, se devra de dénoncer pour la première fois la course à la bombe de l'Iran.
Dissuasion nucléaire
Le Figaro publie un article de l'ancien président de l'Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev, qui examine la question des armes nucléaires d'un point de vue historique. Selon lui, la dissuasion nucléaire a toujours été un garant brutal et fragile de la paix, elle devient de moins en moins fiable et de plus en plus dangereuse à mesure qu'augmente le nombre d'États dotés de l'arme atomique. Les dirigeants du monde n'ont pas le courage et la vision de mettre le désarmement nucléaire au centre d'un ordre mondial pacifique. La première étape serait la ratification par les Etats-Unis du Traité de l'interdiction complète des essais nucléaires (TICE), ce qui encouragerait les "pays inébranlables" à revoir leurs positions.
Ukraine
Dans son éditorial consacré à la condamnation d'Ioulia Timochenko, Le Monde appelle à la libération de l'ancienne première ministre ukrainienne, jugée dans un « procès politique contrevenant aux normes élémentaires d'un Etat de droit ». La « partie de bluff » pratiquée par le président ukrainien Viktor Ianoukovitch commence à « exaspérer » les Européens, qui souhaitent pourtant poursuivre les discussions avec Kiev sur son adhésion à l'UE. La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a fait part de « l'extrême déception » de l'UE à l'énoncé du verdict, et a rappelé au président ukrainien les règles de l'Etat de droit communes à tous les membres de l'Union. Si l'Ukraine veut intégrer l'UE, elle devra d'abord libérer Ioulia Timochenko, conclut Le Monde.
OTAN
Dans une interview au journal Le Monde, l'amiral Giampaolo Di Paola, président du Comité militaire de l'OTAN, décrit l'intervention en Libye comme un "succès politique", mais il ne cache pas que l'opération a exposé les lacunes de l'Alliance. "Il est clair que la France a démontré qu'elle avait la capacité et la volonté d'agir, les deux ensemble, et c'est ce qui a fait la différence", a salué l'amiral. Selon lui, la France "doit avoir un rôle, et donc un poids, proportionnel, une place digne". La France va ouvrir des négociations pour obtenir des postes supplémentaires dans les hauts commandements de l'OTAN en Novembre, mais est réticente à financer les projets communs.
Nouvelles nationales liées à L'Union - France
Franco-allemand
Paris et Berlin ont annoncé avoir formalisé plusieurs mesures discutées entre Sarkozy et Merkel dimanche dernier. Le couple franco-allemand présentera une réponse « globale et durable » à la crise de la zone euro au sommet du G20 en novembre. Les ministres des finances français et allemand se sont rencontrés en marge du G20 des ministres des finances. Ils ont réaffirme la volonté forte de leur pays de « protéger la monnaie européenne et d'assurer sa stabilité ». Mr Baroin a déclaré que de « très importants accords ont été contractualisés », sans donner plus de détails, et que des progrès ont été faits sur la question de la recapitalisation des banques.
SeaFrance
Le PDG d'Eurotunnel, Jacques Gounon, a estimé samedi que toute aide publique accordée à la compagnie de ferries SeaFrance en difficulté constituerait « la légalisation d'une distorsion de concurrence ». Il a menacé de recours. Le gouvernement français a jusqu'à demain pour convaincre la Commission européenne que le plan de sauvetage de SeaFrance, filiale de la SNCF, respecte les règles de la concurrence. (Figaro eco)
Notation
Selon Les Echos, les réponses qui seront apportées à la crise seront fondamentales pour le jugement que les marchés portent sur la France, dont la note AAA est jugée la plus vulnérable. La pression s'accroît sur le pays, considéré par les marchés comme le "maillon faible" de la catégorie des AAA. L'écart de taux à 10 ans avec l'Allemagne a atteint un record historique à 94 points de base vendredi, alors que le rendement des titres français à 10 ans s'est tendu de pas moins de 15 points de base. La France soutient l'idée de transformer le Fonds européen de stabilité financière (FESF) en banque afin qu'il puisse emprunter. Cette position, qui s'oppose à celle de l'Allemagne et de la BCE, alimente l'idée selon laquelle l'Hexagone redoute de perdre son AAA et préfère donc transférer certaines responsabilités au FESF.
Compétitivité
La France est l'un des pays les moins propices à l'industrie, selon le classement de compétitivité réalisé par la Commission européenne. Le vice-président de la Commission européenne, Antonio Tajani, a dévoilé vendredi les résultats des tests menés au sein des Vingt-Sept. « C'est le retour à l'économie réelle après tant d'années focalisées sur la finance », affirmé le commissaire. On découvre ainsi que la France est loin de figurer parmi les Etats membres les plus performants. En termes de productivité par salarié, Paris se place au-dessus de la moyenne des Vingt-Sept mais n'occupe que le 10e rang derrière l'Allemagne et le Royaume-Uni, avec un taux rapporté à la valeur ajoutée inférieur à 60%. S'agissant de l'environnement réglementaire et législatif propice aux affaires, elle arrive en queue de peloton, au 21e rang, très loin derrière les pays Scandinaves. « Son point faible tient à la difficulté de ses entreprises à croître au-delà de 2.000 salariés », relève Antonio Tajani. Selon le commissaire, la France gagnerait à simplifier ses procédures administratives et à fluidifier l'accès des PME au financement. (Les Echos)
Nouvelles nationales liées à L'Union - Autres Etats membres
Etats baltes
Vingt ans après la restauration de l'indépendance, les relations des pays Baltes avec le voisin Russe restent difficiles. Confrontés à la crise économique et à l'émigration massive, ces derniers espèrent réduire leur dépendance énergétique envers la Russie. Ainsi, avec le soutien de l'UE, les pays Baltes se connectent aux réseaux électriques des pays nordiques, de la Pologne et de la Finlande mais restent très largement dépendants aux importations de gaz russe. Le gouvernement lituanien a déposé plainte en janvier contre Gazprom accusé d'abus de position dominante et de politique de prix totalement opaque et discriminatoire. La CE a réalisé des inspections surprises dans les locaux de compagnies fournisseurs de gaz fin septembre dans 17 pays de l'UE afin de protéger les intérêts communs de l'Europe dans le secteur de l'énergie. (La Croix)
contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07



















