mercredi 16 mai 2012

Revue de presse quotidienne 16 mai 2012

PE
Roaming
Le PE donne son accord à la réduction des tarifs du roaming. silicon.fr)

MEP
Politique  économique
JP Gauzès observe que l'élection de F.Hollande fait bouger les lignes. Ce qui était contesté voici quelques mois est aujourd'hui partagé par beaucoup de monde. (Les Echos)
Gaz de schiste
Selon l'eurodéputée Lena Kolarska-Bobinska, la Pologne pourrait mettre la pression sur la Commission pour pouvoir exploiter ses importantes réserves de gaz de schiste et s'émanciper ainsi de Moscou sur le plan énergétique. (L'Humanité)
Politique d'austérité
Mme Gabi Zimmer (GUE) estime que le résultat des élections en France et en Grèce est une sanction contre la politique d'austérité défendue par l'Allemagne. (L'Humanité)
Relace de l'Europe
Daniel Cohn-Bendit publie une tribune dans le Nouvel Observateur. Il estime que le couple franco-allemand ne doit plus se comporter en père fouettard et que l'Europe a besoin d'une action cohérente et coordonnée. La question est moins la nécessité d'une relance que celle de ses modalités.

PE

Roaming Le PE donne son accord à la réduction des tarifs du roaming. silicon.fr

MEP

MEP
Politique  économique
JP Gauzès observe que l'élection de F.Hollande fait bouger les lignes. Ce qui était contesté voici quelques mois est aujourd'hui partagé par beaucoup de monde. (Les Echos)

Gaz de schiste
Selon l'eurodéputée Lena Kolarska-Bobinska, la Pologne pourrait mettre la pression sur la Commission pour pouvoir exploiter ses importantes réserves de gaz de schiste et s'émanciper ainsi de Moscou sur le plan énergétique. (L'Humanité)

Politique d'austérité
Mme Gabi Zimmer (GUE) estime que le résultat des élections en France et en Grèce est une sanction contre la politique d'austérité défendue par l'Allemagne. (L'Humanité)

Relace de l'Europe
Daniel Cohn-Bendit publie une tribune dans le Nouvel Observateur. Il estime que le couple franco-allemand ne doit plus se comporter en père fouettard et que l'Europe a besoin d'une action cohérente et coordonnée. La question est moins la nécessité d'une relance que celle de ses modalités.

UE

Zone euro
La stagnation de l'activité dans la zone euro masque des disparités importantes d'un pays à l'autre. Les dernières statistiques d'Eurostat montrent que la zone euro a enregistré une croissance nulle au premier trimestre 2012 après un recul du PIB de 0,3 95 au dernier trimestre 2011. Les économistes notent, certes, que cela aurait pu être pire puisqu'ils s'attendaient à un recul du PIB. La zone euro dans son ensemble a ainsi échappé à la récession qui se caractérise par une contraction du PIB durant deux trimestres consécutifs. Mais ce chiffre moyen n'indique nullement que l'activité est en voie de redressement ; il reflète plutôt des disparités toujours criantes entre l'Allemagne et certains pays du Nord qui tirent une nouvelle fois leur épingle du jeu et le reste de la zone euro, en particulier les pays du Sud qui s'enfoncent dans la récession. La situation ne va pas s'améliorer dans les mois à venir, prédisent les économistes. (Les Echos)

BERD
Hier, les ministres européens des Finances n'ont pas réussi à désigner un candidat commun pour prendre la présidence de la Banque européenne de reconstruction et de développement (Berd), fait sans précédent depuis sa naissance en 1991, indiquent Le Figaro et Les Echos. Ils ne sont même pas parvenus à dire à la Commission européenne pour qui voter, la poussant ainsi à l'abstention. Sont candidats l'actuel président allemand de la BERD Thomas Mirow "considéré par Berlin comme trop proche des sociaux-démocrates", le vice président français de la BEI Philippe de Fontaine Vive soutenu par Paris, l'expert britannique du développement Sir Suma Chakrabarti soutenu par Londres, l'ancien vice-Premier ministre serbe Bozidar Djelic et l'ex-Premier ministre polonais Jan Krzysztof Bielecki. Elu pour quatre ans, le président sera donc désigné en assemblée générale par la soixantaine de pays actionnaires de la BERD. Le vote européen étant fractionné, "les Etats-Unis se retrouvent en faiseurs de roi", estime Le Figaro.

Bâle III
Les ministres des Finances de l'Union européenne se sont entendus hier sur le renforcement des fonds propres des banques, après avoir concédé à Londres de nombreuses flexibilités. Londres avait milité, tout comme Stockholm, pour durcir les nouvelles normes prudentielles des banques. Le compromis trouvé laisse la possibilité aux Etats de créer deux coussins de fonds propres supplémentaires, l'un de 3% sur lequel sont assis tous les risques des banques et le second de 2 % uniquement sur les risques domestiques. Mieux, Londres a obtenu hier que le régulateur européen (EBA) n'ait pas son mot à dire sur le premier coussin de 3% du moment qu'il n'est pas discriminatoire selon les pays. Beaucoup de concessions au final, au point que le vice-président de la BCE Vitor Constancio s'est demandé si « la balance ne penche pas un peu trop du côté de la flexibilité ». Maintenant les discussions avec le parlement européen peuvent démarrer. (La Tribune)

Réglementation bancaire
Dans un entretien accordé aux Echos, le commissaire européen au marché intérieur Michel Barnier aborde la question des négociations en cours sur les nouvelles règles bancaires européennes et note que « sur la quasi-totalité de mes propositions depuis deux ans, les Britanniques ont donné leur accord ». «Je travaille à l’intérêt général » explique-t-il.  « Sur tous les textes, je me suis attaché à ce que le Royaume-Uni soit à bord, car c'est la principale place financière européenne ; c'est une question de crédibilité réciproque », ajoute-t-il. M. Barnier affirme ne pas être choqué par la volonté du Parlement européen de limiter les bonus des banquiers, mais selon lui la question ne doit pas se résumer  au seul ratio proposé par le Parlement. Par ailleurs, M. Barnier plaide pour un cadre européen sur la question de la gestion des risques.

Marché unique
Dans une tribune dans Lemonde.fr, Thomas Houdaille, secrétaire général d'Europa Nova, rappelle que le grand projet de marché unique européen, souvent considéré à tort comme un acquis de l'intégration européenne, est encore à achever. Pour cela trois défis restent à relever: il faut sauver le marché unique de la tentation du repli nationaliste, renforcer le marché unique dans les domaines où il est encore insuffisamment développé (comme le secteur des services, l'harmonisation fiscale, la garantie du maintien d'un degré élevé de protection sociale, etc.), et enfin réaffirmer clairement notre modèle d'économie sociale de marché.

Fonction publique européenne
Dans un article dans La Tribune, le Vice-Président de la Commission européenne Maroš Šefčovič s'intéresse aux "mythes, réalités et perspectives" de la fonction publique européenne, qui reste assez méconnue du grand public et véhicule de ce fait un certain nombre de clichés. M. Šefčovič rétablit un certain nombre d'idées reçues sur le rôle, la taille et le coût réels de la fonction publique européenne, ainsi que sa capacité à évoluer et à rester en phase avec les fonctions publiques nationales.

International RELEX

Taxe carbone
La Commission européenne s'est dit prête hier à condamner à des amendes huit compagnies aériennes chinoises et deux indiennes qui refusent pour le moment d'adopter la nouvelle taxe carbone européenne. "Nous allons attendre jusqu'à la mi-juin, et ensuite, il reviendra aux Etats de l'UE desservis par les dix compagnies chinoises et indiennes d'appliquer le cas échéant des amendes", a précisé la commissaire au Climat Connie Hedegaard. "Ce fort taux de participation me fait plaisir, car plus de 1200 compagnies ont respecté cette obligation, dont celles des Etats-Unis, du Canada, de la Russie, du Japon, de l'Arabie Saoudite", a-t-elle ajouté. Parallèlement, Mme Hedegaard s'est félicitée de la baisse de 2% en 2011 des émissions de gaz à effet de serre des 12 000 usines et centrales électriques européennes soumises au système de quotas. "Ce bon résultat démontre que le SEQE (système d'échange de quotas d'émission) permet de réduire les émissions dans des conditions économiquement avantageuses", a-t-elle souligné. (La Croix)

Piraterie maritime
Le Figaro revient sur le premier raid au sol contre les pirates somaliens qui s’est tenu ce lundi à Haredere, à près de 300 km de Mogadiscio. Le journal indique qu’il s’agit surtout d’un symbole et si la mission Atalante a eu des succès, les pirates ont mené 439 attaques en 2011 et coûteraient 7 milliards de dollars aux Etats et aux armateurs.  

Soutien aux Palestiniens
Dans sa chronique dans L'Express, Christian Makarian se penche sur les nombreuses structures financées par l'Union et par plusieurs de ses pays membres qui ont été détruites par Israël en Cisjordanie ces dernières années. Plus de 60 infrastructures payées par les contribuables européens ont été ainsi anéanties en 2011 ; et 110 autres sont menacées de disparition. Au total, sur dix années, de 2001 à 2011, la Commission européenne estime que les pertes causées par la destruction ou l'endommagement des projets dépassent 49 millions d'euros (en incluant Gaza). De cette somme, l'Union européenne elle-même a financé 29 millions d'euros. "On voit très mal en quoi ces structures menacent la sécurité d'Israël" souligne M. Makarian. L'Europe ne pourra jamais accepter la stratégie d'Israël fondée sur une obstination territoriale, c'est pourquoi elle est autant visée.

Tymoschenko
20 Minutes revient sur le report du procès de Tymoshenko au 26 juin prochain. Son avocat annonce qu’il portera l’affaire à la cour européenne des droits de l’homme et pense que les autorités ukrainiennes tentent de repousser le procès à la fin de l’Euro. Pendant ce temps, les Européens restent divisés sur un boycott du championnat d'Europe des Nations mais se sont accordés sur un nouveau report de la négociation sur l’accord d’association.

Nouvelles nationales liées à l'Union - France

Rencontre Hollande-Merkel
Les médias français analysent les premiers moments du nouveau couple franco-allemand suite à la rencontre de Merkel et de Hollande ce mardi. Le Figaro écrit qu’Hollande « impose ses conditions », tandis que Libération est d’avis qu’Hollande « cherche des concessions ». Pendant ce temps, Les Echos notent les arguments qui penchent en faveur de Hollande dans son plaidoyer pour la croissance. Le Figaro note que les deux chefs d’Etat sont restés sur leur position mais ont cherché le compromis. Libération note que malgré les divergences, les deux chefs d’Etats ont des similarités. Et à présent, le gouvernement allemand parle aussi de croissance. Les Echos énumère les arguments qui penchent dans la balance de Hollande : la situation économique qui se détériore partout en Europe, le soutien de Timothy Geitner qui a salué un dialogue encourageant sur la croissance, et la pression qu’impose le SPD sur Berlin.

Discipline budgétaire
Viser le retour à l'équilibre de nos finances publiques d'ici à 2017 serait soumettre la France à une contrainte temporelle et une discipline plus exigeantes qu'en Allemagne, estime l'ancien ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton dans une tribune dans Les Echos. "Le nouveau président de la République devrait plutôt valider un objectif de retour à l'équilibre des finances publiques à 2020 et, en parallèle, l'inscrire dans la Constitution", estime-t-il.

AFP
L’Humanité revient sur la deuxième étape entreprise par la Commission européenne à l’encontre du gouvernement français et de ses aides d’Etat à l’AFP. Une première étape a été lancée an août dernier. Désormais, le gouvernement a un mois pour répondre à la lettre de la Commission envoyée le 8 mai.

Nouvelles nationales liées à L'Union - Autres Etats membres

Grèce
La Grèce se rapproche dangereusement de la faillite, selon Libération. Moins de vingt- quatre heures après que le chef de file de l'Eurogroupe Jean- Claude Juncker eut déclaré qu'il "n'envisage même pas une seconde une sortie de la Grèce de la zone euro", voilà que la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, n'exclut pas «une sortie ordonnée» de la Grèce. Celle-ci a dépassé le stade des simples spéculations. Le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble a dit se préparer à un "tel cas de figure", mais d'autres dirigeants européens s'élèvent contre de telles déclarations (Le Monde).
Tous les journaux français évoquent aujourd'hui la tenue de nouvelles élections législatives en Grèce dans un mois maximum. Hier, l'ultime réunion entre les chefs des cinq principaux partis politiques n'a en effet pas permis de former un gouvernement d'union nationale. Ces élections feront figure de référendum "pour" ou "contre" la politique d'austérité imposée par les créanciers du pays. Ce blocage politique attise depuis dix jours les craintes d'une sortie du pays de la zone euro. D'après les sondages, les élections ne donneront pas de majorité claire, même si le parti de la gauche radicale est donné vainqueur de ce scrutin. (Le Figaro)

Allemagne
Il y a plusieurs articles sur  presse française sur l’écart entre l’économie allemande et les autres pays de la zone euro, notamment la France. Le PIB a progressé de 0,5% au premier trimestre outre-Rhin, alors qu'il a stagné en France. Les exportations hors Union européenne et la consommation des ménages alimentent la machine économique. Alors que les autres poids lourds de la zone euro souffrent, ce sont principalement les exportations, surtout vers les Etats-Unis et la Chine, et la consommation des ménages qui ont permis la performance allemande, après un recul de 0,2% du PIB au quatrième trimestre 2011. Dans un commentaire dans le figaro économie Jean-Pierre Robin note que la France reste le premier client de l’Allemagne mais que « le déséquilibre franco- allemand, 35 milliards d'euros, a représenté la moitié de notre déficit global en 2011. C'est une sacrée béance dans le couple franco-allemand, soi-disant moteur de l'Europe. » (La Croix)

Irlande
La campagne référendaire irlandaise sur le traité européen de discipline budgétaire est rentrée depuis lundi dans sa phase aiguë. Une ultime tentative de retarder la date du référendum faite par un groupe de responsables politiques indépendants a été écartée par le Premier ministre, Enda Kenny. Les tenants du renvoi justifiaient cela par les incertitudes sur le sort du traité après l'élection de François Hollande. Dans les derniers sondages du week-end, les Irlandais se sont exprimés à une courte majorité en faveur du traité (53% pour ; 31% contre et encore 16% d'indécis). Un score rassurant pour le gouvernement, mais qui pourrait être aisément renversé si l'Europe ne parvient pas à endiguer la crise grecque et si des divergences significatives émergeaient entre François Hollande et Angela Merkel sur le traité lui-même. Par contre les deux grands partis d'opposition, le Sinn Féin et le Fianna Fail, grimpent dans les sondages respectivement, ces deux formations appellent à rejeter le traité au nom du combat contre l'austérité et pour la croissance.  (Les Echos)

contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07