Revue de presse quotidienne 14 décembre 2011
Parlement européen
Prix Sakharov
Deux des cinq lauréats du Prix Sakharov 2011, l'avocate syrienne Razan Zeitouneh et le caricaturiste syrien Ali Farzat, ne viendront pas à Strasbourg mercredi recevoir leur prix, a annoncé mardi la représentante de la diplomatie européenne Catherine Ashton. "Nous amis syriens sont toujours en train de lutter pour leurs droits et pour des raisons évidentes ils ne pourront pas être parmi nous", a-t-elle déclaré lors d'un débat sur la situation des droits de l'Homme. Outre Mme Zeitouneh et M. Farzat, le Parlement européen a choisi d'honorer cette année un lauréat à titre posthume: le Tunisien Mohamed Bouazizi qui avait sonné le début de la révolte contre le régime de Zine el-Abidine ben Ali en s'immolant. Ont également été honorés la militante égyptienne Asmaa Mahfouz et le dissident libyen Ahmed al-Zubair Ahmed al-Sanusi. "Ces personnes ont contribué à des changements historiques dans le monde arabe et cette récompense réaffirme la solidarité et le soutien ferme du Parlement à leur lutte pour la liberté, la démocratie et la fin des régimes autoritaires", a expliqué le président du Parlement européen, Jerzy Buzek. (lepoint.fr)
Permis unique
Le Parlement européen a adopté hier le "permis unique", qui va permettre aux travailleurs venus de l'extérieur de l'Union européenne de bénéficier des mêmes droits que leurs homologues européens, et notamment d'une meilleure protection sociale. France Bleu explique que les pays de l'UE veulent se prémunir d'une pénurie de main d'oeuvre, notamment dans les secteurs de l'agriculture ou de la santé. Mais ils veulent aussi garder le contrôle sur l'immigration légale, puisque la directive ne concerne que les travailleurs et pas leur famille. (France Bleu)
Bilan Présidence polonaise
Le premier ministre polonais Donald Tusk doit prononcer un discours sur le bilan de la présidence polonaise de l'UE devant le parlement européen, ce mercredi. Touteleurope.eu dresse son propre bilan, soulignant les échecs et les succès non négligeables. Le journaliste conclut qui si la Pologne n'était « pas nécessairement au centre de la scène durant les six dernier mois, elle semble toutefois avoir gagné en respectabilité au sein de l'Union ».
Sommet européen
José Manuel Barroso a affirmé mardi que les exigences des Britanniques lors du dernier sommet européen en échange de leur soutien à un changement de traité "posaient un risque à l'intégrité du marché unique", ajoutant que "personnellement, j'ai fait tous les efforts possibles pour obtenir un accord sur ce pacte budgétaire dans le cadre des traités". Le président de la Commission européenne a reconnu que "malheureusement, ce compromis s'est avéré impossible, et il n'a donc pas été possible de trouver une solution impliquant les 27". Même son de cloche au Parlement européen où Herman Van Rompuy est venu présenter les résultats du Sommet de Bruxelles. Pour Joseph Daul, président du groupe des conservateurs, le Royaume-Uni "considère l'Union européenne comme une simple zone de libre-échange, sans aucune considération pour la solidarité et la responsabilité à l'égard de ses partenaires". Le président du groupe socialiste et démocrate, Martin Schulz, qui sera président du Parlement européen en janvier est même allé plus loin en affirmant : "c'est dans la City de Londres que sont les spéculateurs qui nous ont fait plonger dans cette crise si profonde". (lepoint.fr, Les Echos)
Finance Watch
Créée il y a six mois, l'organisation Finance Watch, s'est fait une place à Bruxelles. Désormais, il n'y a plus une audition sur la régulation financière au Parlement européen sans Thierry Philipponnat, le secrétaire général de l'organisation dont le but est de dénoncer les effets délétères du fonctionnement de l'industrie financière sur l'économie réelle. Sur les 25 textes de régulation financière en cours d'application, de discussion ou de préparation, Finance Watch s'est donné deux priorités : la réforme des marchés d'instruments financiers (directive MIF2) et les nouvelles règles prudentielles bancaires (directive CRD4) issues du comité de Bâle. (La Tribune)
Attaque à Liège
Un tireur isolé a fait 5 morts et plus de 120 blessés dans une attaque à Liège, en Belgique, ce mardi. Les leaders européens Herman Van Rompuy, Jose Manuel Barroso et Jerzy Buzek ont immédiatement exprimé leur choc et leur tristesse. (lemonde.fr, 20 Minutes)
Députés européens
Analyse du dernier Sommet européen
Dans un débat sur l'avenir de l'Europe après le sommet de Bruxelles, hier soir sur France Inter, cinq eurodéputés étaient invités à répondre aux questions des Français. A la question de savoir pourquoi les banques étaient exonérées de contribution pour le renflouement de la dette, Alain Lamassoure, député PPE, a indiqué que le contribuable français n'avait pas payé pour renflouer les banques, seul Dexia ayant fait faillite. Catherine Trautmann, députée socialiste dit regretter que ce sommet n'est pas adopté la taxe sur les transactions financières qui est une "mesure de justice". Sylvie Goulard, députée libéral, souligne quant à elle que la BCE a ouvert des facilités de crédit aux banques.
Selon l'eurodéputé Takis Hadjigeorgiou, l'UE s'enfonce dans le chaos jour après jour. "L'Europe entière souffre d'un manque de vrai leadership et, en l'absence de leadership, les rênes sont prises, autrefois par les militaires, aujourd'hui par les marchés," écrit M. Hadjigeorgiou. (L'Humanité)
Union européenne
Discipline budgétaire
Et si le sommet de Bruxelles n'avait rien inventé? (LCI) La Commission européenne a annoncé hier l'entrée en vigueur d'un ensemble législatif nouveau pour renforcer la surveillance budgétaire de tous les États membres sans changer les traités. A la différence du Pacte de Stabilité, "quasiment jamais respecté", Bruxelles entend cette fois-ci appliquer avec la plus grande sévérité ce "dispositif très puissant", comme l'a décrit le vice-président Olli Rehn. L'accord obtenu par les 26 chefs d'États vendredi dernier vise à intégrer dans un nouveau traité les mêmes mesures et d'autres, qui sont clairement incompatibles avec le traité de Lisbonne, explique Hughes Beaudoin sur LCI. "Mais quelle que soit l'issue du projet de traité à 26, les États membres - Royaume-Uni inclus - ont déjà perdu une partie de leur souveraineté budgétaire" conclu le journaliste.
Veto de Cameron
La presse française poursuit ses commentaires sur le veto de Cameron au dernier sommet de l'UE. Le Monde revient sur les difficultés posées à l'échelle nationale, avec le premier ministre qui se retrouve coincé entre les eurosceptiques qui demandent un traité et les libéraux-démocrates de sa coalition qui l'accusent d'avoir isolé le pays dans l'UE. Le premier ministre a toutefois insisté sur le fait que la participation de la Grande-Bretagne dans l'UE était non-négociable, lors de son discours devant la chambre des Communes lundi. Le journaliste conclut son analyse en déclarant que Cameron n'aura réussi qu'à l'isoler à l'échelle nationale et à satisfaire les leaders de l'eurozone en s'attirant le « spotlight ». La Croix, de son côté, se concentre sur les conséquences à l'échelle européenne. Ce veto exclura-t-il la Grande-Bretagne des institutions européennes ? La porte-parole de la Commission Chantal Hugues est citée, expliquant que la Grande-Bretagne n'a jamais été isolée au conseil des ministres et que les décisions à l'unanimité ont toujours été favorisées. Cependant, dès 2014, le seuil de majorité qualifiée sera abaissé et la Grande-Bretagne devrait avoir du mal à créer un front du refus. Enfin dans L'Express, l'essayiste Edouard Treteau exprime son choc face au veto britannique, tandis que la situation économique et sociale en Grande-Bretagne est alarmante. Cependant, il pense que le pays peut rapidement changer d'avis. Pendant ce temps, il appelle à un rôle plus actif du parlement européen, d'où émergeraient enfin les Etats-Unis d'Europe.
Besoins de financement
Les gouvernements vont encore emprunter des sommes colossales en 2012. L'OCDE estime que les besoins bruts de financement de ses pays membres vont atteindre 10 500 milliards de dollars, le double qu'en 2005. A Paris, on estime que les mesures prises la semaine dernière par la BCE en faveur des banques vont suffire à raviver leur intérêt pour les obligations d'Etat européennes. (Les Echos)
Suite Sommet européen
La presse française poursuit ses commentaires sur le sommet européen, et les commentaires sont pour la plupart critiques. La critique qui revient chez tous les commentateurs est le fait que les leaders européens n'ont pas pris de mesure pour la relance économique. Dans son commentaire pour Libération, le président de la fondation pour la recherche stratégique semble tout d'abord louer les résultats du sommet, avant de le critiquer point par point et de regretter que « nos pays continuent d'agir comme si des demi-mesures pourraient gagner du temps ». Le scénario semble pessimiste et les leaders européens auront fait trop peu, trop tard. Dans son commentaire pour Les Echos, Hélène Rey, professeur à la London Business School, écrit que les mesures budgétaires vont dans le bon sens et ouvrent la voie à une intervention de la BCE. Mais avec toutes ces mesures d'austérité, une récession qui se profile et l'absence d'intervention de la BCE, nous nous dirigeons vers un désastre économique pour l'euro.
Révision des traités
Trois jours après l'accord entre vingt-six chefs d'Etat et de gouvernement sur une réforme des traités, les services du vice-président Olli Rehn, ont estimé que l'automaticité des sanctions, prévue dans l'accord, est contraire aux actuels traités. Pour Le Monde, l'attitude de David Cameron risque d'être « déterminante » sur l'utilisation, par les pays de la zone euro et leurs associés, des institutions comme la Commission ou la Cour de justice. Selon le nouveau traité, la Commission devra en effet surveiller les politiques budgétaires des Etats signataires et lancer les sanctions. Dans le cadre des discussions préliminaires entamées en début de semaine, la définition du nouveau champ de compétences du futur accord promet d'être centrale. Certains pays (Italie, Pays-Bas, etc.) estiment que l'essentiel de ce qui sera annoncé par la zone euro peut être appliqué sans nouvel accord intergouvernemental, mais en durcissant la législation européenne. Une position partagée par la Commission. (Le Monde)
Axe franco-allemand
Le Monde et L'Express publient des commentaires sur l'axe franco-allemand. Le Monde revient sur les divergences enter Paris et Berlin. Dans ces disputes, la France a le bon rôle du héros qui cherche les solutions tandis que Berlin ne fait que temporiser. Le journaliste pense qu'en réalité le plus égoïste et le moins audacieux est la France, qui a peur des attaques spéculatives. L'Express, au contraire, souligne le fait que le président français a complètement changé sa position face à l'Allemagne et la rigueur en l'espace d'un mandat. Le journaliste note toutefois que la France a également obtenu des concessions de l'Allemagne, notamment sur la création du FESF. Il a fait un pari : soit la réforme des traités calme les marchés, soit la BCE intervient. Dans les deux cas, il gagne.
M.Barnier
Dans La Croix, le commissaire au marché intérieur Michel Barnier affirme que malgré le choix du Royaume-Uni de ne pas s'engager dans un traité des 27, "nous continuerons à travailler pour un marché unique, économique et financier, dans lequel le Royaume-Uni a toute sa place et souvent la première place." "Je continuerai à le faire de manière objective et impartiale tant que nous poursuivrons sur la voie d'un marché unique des services financiers et d'une meilleure réglementation financière" dit-il. Mais M. Barnier prévient que "Ce qui n'est pas possible c'est d'avoir deux vitesses différentes au sein du même marché pour les services financiers".
Banques
Le Commissaire européen au marché intérieur, Michel Barnier, va proposer à la Commission un dispositif d'encadrement des banques en grande difficulté, qui mettra les créanciers davantage à contribution que les Etats. Afin de ne pas revivre l'imbroglio Dexia, un collège des gouverneurs de banques nationales et d'autorités de contrôle des pays concernés par la chute d'une de leurs banques, serait créé. En cas de scénario catastrophe, ce collège pourrait décider des cessions d'actifs, un non-remboursement partiel des créanciers, ou une prise de contrôle de la banque. Enfin, en cas de mise en faillite d'une banque, les créanciers seraient susceptibles de payer en partie l'addition et une "bad bank" comprenant les actifs toxiques pourrait être créée. (La Tribune)
PIB UE
Une étude d'Eurostat sur le PIB par habitant dans la zone euro et une Europe élargie au-delà des Vingt-Sept montre que la ligne de fracture entre le Nord et le Sud persiste ; elle s'est même amplifiée de 2009 à 2010. Les plus riches sont les Luxembourgeois, suivi par les norvégiens, puis les Pays-Bas, l'Irlande et l'Autriche, le Danemark et la Finlande. Le taux de la France, de 10 % au-dessus de la moyenne, est resté inchangé. Les plus pauvres de la zone euro sont l'Espagne, l'Italie, la Grèce et le Portugal. Encore plus pauvres que ces derniers : les pays Baltes et les Balkans. (Figaro Eco)
Bourses
Après de nouvelles discussions avec la direction générale de la concurrence de la Commission européenne, Nyse Euronext et Deutsche Börse, toujours décidés à fusionner, ont consenti à de nouveaux sacrifices. Les deux opérateurs ont annoncé ce mardi leur proposition d'élargir le spectre des actifs dont ils entendaient se désengager côté activité dérivés sur actions individuelles. Le communiqué ne précise pas jusqu'où les deux candidats au mariage sont prêts à aller. Potentiellement, la totalité de l'activité options sur actions individuelles du Liffe pourrait être concernée. Mais pas l'activité taux. « Pour Nyse Euronext comme Deutsche Börse, il est hors de question de vendre le Lille ou Eurex. Si le prix à payer, c'est la cession de l'un ou l'autre, on arrête tout », confie un proche du dossier. Bruxelles a désormais jusqu'au 9 février pour rendre son avis. (Le Monde)
Directive "retour"
Le Monde explique qu'il existe un flou juridique dans les États membres sur le droit ou non d'incarcérer un étranger au seul motif qu'il est sans papier. En avril dernier, la Cour de justice de l'Union européenne, saisie du cas d'un Algérien entré illégalement en Italie, avait estimé, au regard de la « directive retour » européenne, qu'il n'était pas possible de l'écrouer au seul motif qu'il était en séjour irrégulier, même en violation d'un ordre de quitter le territoire. C'est l'arrêt El-Dridi, qui a provoqué une série de remises en liberté de sans-papiers. Cependant, en France, "cela dépend des juges", qui sont dans le flou. La question est de savoir à partir de quand s'applique la directive retour.
Energies renouvelables
L'Europe a besoin de garantir son approvisionnement en composants cruciaux pour les filières non émettrices de C02. A cette fin la Commission, par l'intermédiaire de son Centre commun de recherche (CCR), à lancer une étude visant à déceler d'éventuels goulets d'étranglement dans l'accès à ces matériaux. Le commissaire européen responsable de l'industrie, Antonio Tajani, devait se rendre, du 15 au 20 décembre, au Brésil, en Argentine et en Uruguay, afin de tenter d'établir des partenariats autour de ces matières premières. Pour développer des énergies moins polluantes ou « décarbonnées » il faut de la volonté politique, de financements... mais aussi de matières premières plus ou moins rares, dont le néodyme, le gallium, le tellure, l'indium, le sélénium, l'étain, le cadmium, l'argent, le dysprosium, le molybdène, le niobium, le vanadium, et l'hafnium. (Le Monde)
International RELEX
Suite Durban
Au lendemain de la conférence de Durban sur le climat, le Canada a annoncé se retirer du protocole de Kyoto, faute d'avoir tenu ses engagements sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Selon le ministre de l'environnement canadien, Peter Kent, son pays aurait dû payer 14 milliards de dollars de pénalités. De nombreux pays ont critiqué cette décision, parmi lesquels la Chine, l'Inde et le Japon. Cette décision isole encore plus l'Union Européenne dans sa volonté de prolonger le protocole de Kyoto au-delà de 2012. (Figaro)
Serbie
L'Union européenne a décidé de reporter à février 2012 l'attribution éventuelle du statut de candidat à la Serbie. Ce report de trois mois doit permettre à Belgrade de normaliser ses rapports avec le Kosovo, en respectant notamment les accords signés début décembre sur une gestion commune des frontières aux postes frontières. Pour le nationaliste Tomislav Nikolic, président du Parti Progressiste de Serbie (SNS), l'actuel gouvernement serbe étant composé « d'incapables », il souhaite incarner une alternative crédible au gouvernement de Boris Tadic. Ce dernier estime toutefois que « si la condition posée à la Serbie par l'UE est la reconnaissance du Kosovo, alors le problème se pose autrement : l'Europe veut-elle de la Serbie ? » (Le Monde)
Ukraine
Le Commissaire européen à l'Elargissement Štefan Füle a rendu visite en prison à l'opposante ukrainienne Ioulia Timochenko, signe de l'importance que l'UE accorde au dossier de l'ex-Premier ministre dont le procès en appel a repris mardi en son absence pour raison de santé. "J'ai été content d'avoir eu l'occasion de m'entretenir en privé avec Mme Timochenko et d'évoquer avec elle son état de santé et l'évolution de son procès", a déclaré Stefan Füle dans un communiqué publié mardi. "Je l'ai informée des inquiétudes de l'Union européenne à l'égard de ce procès et l'ai assurée que nous suivrions de près la procédure d'appel ». Cette visite intervient à l'approche d'un sommet Ukraine-UE prévu le 19 décembre à Kiev, au cours duquel Kiev et Bruxelles prévoyaient initialement de parapher un accord d'association avec l'Ukraine. Mais l'UE a menacé de renoncer à la conclusion de cet accord en raison notamment de l'affaire Timochenko. (lepoint.fr)
Nouvelles nationales liées à l'Union - France
Règle d'or
La règle d'or s'est imposée ces derniers jours en France comme le dernier thème en date qui divise majorité et opposition, à 150 jours du premier tour de l'élection présidentielle. La Tribune revient en détail sur cette fameuse règle d'or, qualifiée de "principe complexe", qui "n'est pas la solution miracle présentée régulièrement par Nicolas Sarkozy; c'est uniquement un outil". Le quotidien français fait remarquer que toutes les collectivités locales françaises (régions, départements et communes) appliquent déjà cette règle d'or budgétaire, et ce, depuis leur autonomie à la fin du 19ème siècle. Alors que Nicolas Sarkozy, Hervé Morin et François Bayrou se sont positionnés en faveur de l'adoption de la règle d'or, le PS refuse toujours d'adhérer à "l'union nationale" voulue par François Fillon. Les Socialistes pointent le non-respect du traité de Maastricht par Sarkozy concernant le déficit et la dette et répètent que la règle d'or pourrait entraîner une croissance molle, voire la récession.
AFP
L'Etat va confirmer la mission d'intérêt général de l'Agence France-Presse en incluant un amendement dans une proposition de loi qui doit être votée au Sénat en janvier 2012, selon un communiqué publié mardi à l'issue d'un Conseil d'administration de l'AFP. La reconnaissance par l'Etat des missions d'intérêt général effectuées par l'AFP répond à une demande de la Commission européenne à l'Etat français concernant la nature des relations contractuelles entre l'Etat et l'agence. Une procédure précontentieuse est actuellement instruite par la Commission européenne à la suite de la plainte de l'agence allemande DAPD, qui a soupçonné l'Etat français d'aide illégale à l'AFP. (Challenges.fr)
Schengen
En déplacement à Bruxelles hier, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant s'est réjoui de l'avancée des travaux sur la refonte de la gestion de l'espace Schengen. La France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont demandé à la Commission de laisser le pilotage de Schengen aux ministres de l'Intérieur. Cette initiative intervient après le débat sur la possibilité de fermer ses frontières face à un Etat "défaillant". (Les Echos)
Sondage IFOP
Les Echos analysent un sondage Ifop selon lequel le sentiment européen divise profondément les femmes et les hommes en France. Alors que les femmes avaient voté majoritairement "oui" à Maastricht (53%), leur adhésion à plus d'intégration a reculé en 2005 (47%) et semble avoir encore perdu du terrain depuis, avec un score de 41% aujourd'hui. Les hommes, de leur côté, plébiscitent aujourd'hui l'Europe à 55%, après avoir affiché des chiffres moins élevés que ceux des femmes en 1992 (49%) et en 2005 (43%).
Nouvelles nationales liées à l'Union - Autres Etats membres
Grèce
Dans un entretien accordé à La Tribune, Horst Reichenbach, le Président de la « Task Force » en Grèce, explique son rôle, qui consiste à "assister les autorités grecques dans leurs efforts et à leur fournir l'aide technique nécessaire pour répondre positivement aux exigences et conditions de la Troïka". M. Reichenbach explique que "retrouver la voie de la croissance et de la création d'emploi est capital" en Grèce. Il présente également ses propositions pour réformer la fiscalité. Concernant les problèmes administratifs du pays, M. Reichenbach affirme que "le gouvernement grec ne manque pas de volonté politique, mais de capacité à mettre en oeuvre les réformes". Par ailleurs, il n'est pas inquiet du "coût social" des reformes en cours, puisque des "réformes structurelles" pourront aider le pays à créer des emplois et relancer la croissance.
Hongrie
La Hongrie pourrait négocier avec le Fonds monétaire international (FMI) une aide financière comprise entre 15 et 20 milliards d'euros, a déclaré mardi un proche collaborateur du Premier ministre Viktor Orban. (lexpress.fr)
Italie
Les trois centrales syndicales, divisées quand Berlusconi dirigeait le pays, se sont unies pour organiser lundi la première grève générale unitaire depuis six ans. La « purge » présentée par le gouvernement de Mario Monti ne passe pas. (L'Humanité)
UK
Dans une tribune parue dans Le Monde, l'ancien ministre britannique Sir Peter Mandelson s'inquiète de la montée du populisme en Grande-Bretagne, qui pourrait avoir « des conséquences dramatiques » sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, ainsi que sur son avenir économique. Il souligne que « l'institution essentielle » qu'est la Commission s'efforcera de préserver sa prééminence, ce qui rend « ridicule » l'espoir de voir l'influence britannique demeurer intacte, comme le soutient le gouvernement de David Cameron. Sir Peter Mandelson pointe d'ailleurs « la désinvolture » avec laquelle le Premier ministre britannique a jugé « moins dangereux de sacrifier la place de la Grande-Bretagne en Europe plutôt que de risquer de perdre le soutien de parlementaires conservateurs rebelles ». Il ajoute que David Cameron a en réalité opéré un choix qui marque une rupture non seulement avec les décisions de tous les gouvernements britanniques précédents, mais aussi avec celles de tous les premiers ministres conservateurs jusqu'à présent. Sir Peter Mandelson appelle le gouvernement britannique « à la plus grande prudence » et à « identifier d'urgence » les domaines politiques et les mesures permettant à la Grande-Bretagne de mettre en valeur ses engagements européens.
contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07



















