Revue de presse quotidienne 13 avril 2012
PE
Conditions de travail des coiffeuses
Le PE pourrait être saisi d'un texte proposant d'interdire les talons trop hauts sur leur lieu de travail pour les coiffeuses. (mediapart.fr)
Détentions secrètes
Le PE prépare un nouveau rapport sur les détentions illégales. Le rapport de Mme Flautre devrait être voté en plénière en septembre. (Euronews)
ACTA
Nouveau revers au PE pour le projet de traité ACTA: le rapporteur propose le rejet. (pcinpact.com, Europe 1, France Info, Euractiv.fr, medipart.fr, reponseatout.com)
Abus de marché
Le rapporteur veut revenir sur les dérogations prévues par la Commission européenne pour les PME. (AGEFI)
MEP
Biocarburants
Claude Turmes s'inquiète des pressions du secteur lors des négociations avec le Conseil. (Euractiv.fr
Dette française
Eurex lance un nouveau produit financier sur les obligations françaises à 10 ans. Pascal Canfin rappelle qu'il a proposé dans son rapport d'introduire des autorisations de mise sur le marché pour les produits financiers. (Medipart.fr, lemonde.fr, Rue89)
Dans un article d'opinion publié sur Latribune.fr, l'eurodéputé Pascal Canfin critique la décision de Bercy, qui selon lui "facilité la spéculation sur la dette française". M. Canfin affirme que le risque pris est trop important au regard des enjeux.
ACTA
"ACTA est déjà mort" déclare le président du groupe S&D, M.Swoboda. (pcinpact.com)
Il faut se mettre au travail pour trouver les bonnes solutions aux questions de droit de propriété intellectuelle" estime Mme Castex. (pcinpact.com)
Mme Guillaume publie une tribune sur huffingtionpost.fr expliquant pourquoi le PE peut dire non au projet de Traité)
UE
Crise de la zone euro
Dans une interview accordée à La Croix, Jean-Claude Mallet évoque le projet européen. Mr Mallet insiste tout d'abord sur le fait qu'on devrait arrêter de faire porter la responsabilité de tous les maux à l'Europe. Selon lui, la crise a révélé et accéléré la crise d'identité qui a débuté suit à la réunification de 1989 et qui atteint son pic en ce moment. Il explique que les citoyens ne s'identifient pas au projet, aux valeurs. Et le processus de décision a été considérablement alourdi en passant de 12 à 27 pays. La première tâche est de restaurer la compétitivité, mais aussi de construire un projet politique commun afin de donner aux citoyens le sentiment d'appartenance et de sens.
Bale III
Selon une étude du Comité de Bâle, les banques auraient besoin de 485,6 milliards pour se conformer aux nouvelles normes de solvabilité de Bâle III. Il s'agit d'une simulation effectuée sur la base des situations de 212 établissements financiers à fin juin 2011. Une réunion extraordinaire entre les ministres des Finances de l'UE aura lieu le 2 mai à Bruxelles pour finaliser le nouveau cadre réglementaire du secteur bancaire. (La Tribune)
Initiative européenne de croissance
Dans un article publié dans Le Figaro, Michel Barnier, commissaire européen au marché intérieur, considère qu'il faut combiner la maîtrise budgétaire avec la relance. Après avoir reconnu l'incapacité qu'a l'UE à démontrer sa valeur ajoutée, Barnier prend la défense du couple Merkozy et du traité sur la stabilité économique qu'il juge "indispensable". Il estime ainsi qu'il ne faut pas le "renégocier", mais le compléter par une "initiative européenne de croissance". Il détaille ensuite la vague de mesures proposée par la Commission européenne pour la croissance et la compétitivité. Barnier souligne également qu'avec Antonio Tajani, il milite pour une politique industrielle européenne.
Droits du travail
Les néolibéraux intégristes qui dominent l'Europe sont engagés dans une bataille de titans contre les droits du travail, écrit Gérard Filoche dans HD L'Humanité Dimanche. La troïka, le "duumvirat" Sarkozy-Merkel et les "Mario" (Draghi et Monti) pensent que les droits du travail empêchent de baisser le coût du travail et d'obtenir toute la productivité exigée de la part des salariés. Ils ont imposé, en claire violation des lois de l'UE, la suppression des conventions collectives en Grèce. Le "bouquet", méconnu mais logique, est le projet de "règlement Monti II" au niveau de la Commission européenne: il a proposé que le droit humain n'ait plus la primauté sur une liberté économique.
Jeunesse européenne
Humanité Dimanche publie une série d'articles sur la jeunesse européenne qui émigre afin d'échapper au chômage et à l'austérité. Un premier article dresse un portrait général de la situation en Espagne, Portugal, Irlande et Grèce. En Espagne, 500 000 jeunes ont émigré en 2011 et au Portugal 150 000. Ces pays sont en proie à un fort chômage, surtout parmi les jeunes, et ont entamé des plans d'austérité.
Gestion des déchets
Le Monde observe le développement croissant de la valorisation énergétique des ordures ménagères, une nouvelle source d'énergie à laquelle s'opposent toutefois des associations dénonçant les dangers pour la santé et l'environnement. « Nous sommes la plus contrôlée de toutes les industries de combustion », indique pourtant Ella Stangler, directrice exécutive de la confédération européenne des unités de valorisation énergétique (CEWEP). Selon Eurostat, la part de l'incinération dans le traitement des déchets ménagers et assimilés dans l'Union européenne a bondi de 13,5% en 1996 à 22% en 2010. Cette montée en puissance a été soutenue par la directive de 2008 sur les déchets, qui oblige les Etats membres à hiérarchiser le traitement de leurs déchets.
ICE
Sur LCI, Hughes Beaudoin revient sur l'initiative citoyenne européenne lancée le 1er avril. L'initiative enflamme les réseaux sociaux depuis son entrée en vigueur, selon M. Beaudoin. Le journaliste explique le fonctionnement de l'initiative citoyenne européenne et affirme que cette dernière va probablement « révolutionner les habitudes » à Bruxelles. Les idées de projet de loi fourmillent depuis début avril, et la première loi à arriver sur le bureau de M. Barroso pourrait être l'interdiction des OGM en Europe.
International RELEX
Concurrence-Apple
Certains médias continuent d'évoquer l'action intentée par le département de justice américain contre Apple et cinq éditeurs pour entente sur les prix. Le Monde indique que trois de ces éditeurs ont décidé de coopérer avec la justice. Hachette a fait savoir qu'elle n'était pas coupable d'entente sur les prix, mais évitait simplement une procédure longue et coûteuse. Pendant ce temps, Les Echos indique qu'Amazon pourrait tirer profit de ces évènements pour faire baisser ses prix de 33% de 14,99$ à 9,99$. L'Authors Guild et l'association des libraires américains ont pourtant fait savoir que ce nouveau procès ne ferait que renforcer le monopole d'Amazon. (Les Echos)
Soudan
La tension est montée d'un cran ses derniers jours entre le Soudan et le Soudan du Sud. Depuis trois jours des combats opposent les deux armées, les plus violents des derniers mois, et impliquent l'artillerie lourde et l'aviation. Mardi, les troupes du Sud se sont emparées, pour la seconde fois en quinze jours, d'Heglig. Cette ville, officiellement située au nord, ouvre la porte des champs pétroliers du même nom. "Le partage de la manne pétrolière est le cœur de cette crise", indique le Figaro. Hier, la crise s'est envenimée en se déplaçant vers Abyei, une enclave hautement contestée. Mais, pour Le Figaro, "les deux pays, qui n'ont aucun intérêt à une guerre, semblent en fait chercher à se placer en position de force pour de futurs pourparlers". Jeudi, la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, s'est faite plus menaçante, jugeant "inacceptable" l'occupation d'Heglig après des appels similaires de l'ONU et de l'Union Africaine. (Le Monde)
OCDE
Dans un rapport publié hier sur la consolidation budgétaire, l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) estime que les efforts de discipline budgétaire consentis jusqu'ici doivent être amplifiés et prolongés si l'on veut que les dettes et les déficits publics redeviennent gérables à long terme. (Les Echos)
Syrie
Un cessez-le-feu censé mettre fin à plus d'un an de violences sanglantes en Syrie est entré en vigueur hier. On pouvait noté un retour à un calme inhabituel hier, remarquent les médias français, ajoutant que le "cessez-le-feu" semble néanmoins très "fragile". Le dialogue, prôné par le plan Annan, n'a pas débuté, souligne Libération. L'opposition n'a pas tardé à accuser le régime de ne pas retirer ses chars des centres urbains, et a appelé à une manifestation aujourd'hui contre le régime. De son côté, le régime a affirmé qu'il ripostera en cas d'attaque "terroriste". Les pays occidentaux doutent de la volonté de Damas d'appliquer le plan de paix de Kofi Annan, explique Le Monde. La Croix rapporte que le gouvernement syrien aurait tout fait pour miner la négociation des termes de l'accord sur le couvre-feu. Dans une chronique dans Le Monde, Natalie Nougayrède se penche sur la connivence entre Bashar el-Assad et Vladimir Poutine.
Iran
Le Figaro et La Croix reviennent sur les discussions qui vont se tenir entre l'Iran et l'occident ce samedi à Istanbul. Le Figaro évoque clairement le risque de guerre et d'une attaque d'Israël dans ses deux articles. Le journal indique que les Occidentaux sont unis dans leur objectif : empêcher l'Iran de se doter de l'arme atomique. Mais ils divergent sur les moyens. Quant à l'administration Obama, elle tente à tout prix d'éviter une attaque israélienne. Le président a indiqué que toutes les options étaient sur la table, mais Hillary Clinton a également insisté sur le droit de l'Iran à obtenir le nucléaire à des fins civiles. Pendant ce temps, La Croix évoque les principales questions autour de cette rencontre, revenant sur la vague de sanctions et la stratégie des Occidentaux, notamment sur leurs divergences concernant le gel des sanctions en échange du gel du programme d'enrichissement d'uranium de l'Iran.
Nouvelles nationales liées à l'Union - France
Aides PAC
Les agriculteurs français ont souffert du gel cet hiver. Le ministre de l'agriculture Bruno Le Maire demande à Bruxelles de la souplesse dans le versement des aides de la PAC. (LCI)
Contribution au budget UE Dans une tribune dans HD L'Humanité Dimanche, Francis Wurtz, député honoraire du Parlement européen, affirme que Nicolas Sarkozy se livre à la démagogie lorsqu'il annonce que la France demandera à ce que sa contribution au budget européen soit gelée (ce qui représenterait une économie de 600 millions d'euros par an) s'il est réélu. Cela fait en réalité déjà 16 mois que Nicolas Sarkozy, avec Angela Merkel et le très réactionnaire premier ministre britannique David Cameron se font, ensemble, les hérauts du gel (hors inflation) du budget européen jusqu'en 2020. "Quant à l'économie de 600 millions d'euros promise, elle est purement virtuelle" affirme M. Wurtz. L'auteur souligne que la contribution française au budget européen est, en définitive, très faible.
Déficit budgétaire Hier, le gouvernement a présenté le programme de stabilité de la France, cette feuille de route précisant la stratégie de redressement des finances publiques pour 2012-2016. Le ministre des finances François Baroin a noté que la marche de réduction du déficit entre 2012 et 2013 est particulièrement haute: il faudra passer de 4,4% du PIB à 3%, soit une trentaine de milliards d'euros. "La Commission européenne s'en inquiète déjà" commente Le Monde.
Taxe carbone
En visite en Chine, Jean-Cyril Spinetta, PDG du groupe Air France-KLM, a exhorté la Commission européenne à revoir sa copie au sujet de la taxe carbone imposée aux compagnies aériennes, indiquent Les Echos. Craignant que les pays non européens compensent la charge imposée à leurs compagnies nationales par des taxes nouvelles appliquées aux avions européens, le patron français propose à Bruxelles de limiter le champ d'application de la taxe au seul espace aérien des 27 pays membres. "L'Europe doit bouger rapidement pour ne pas perdre la face", affirme-t-il.
Dette française-Eurex
Hier, plusieurs candidats à l'Elysée ont critiqué le lancement lundi 16 avril, d'un nouveau produit financier lié à l'évolution des emprunts d'État français. Créé par Eurex, qui gère l'un des plus importants marchés de dérivés au monde, ce contrat à terme doit permettre aux investisseurs de parier sur la hausse ou la baisse des taux des obligations françaises (OAT). Les journaux français s'intéressent à la "polémique" générée par cette information. "Faut-il avoir peur du nouveau contrat à terme sur la dette française ?" s'interroge Latribune.fr dans son titre. Jean-Pierre Jouyet, président du gendarme français des marchés, déplore le message négatif que la Bourse de dérivés allemand envoie aux marchés (Les Echos)
Présidentielles
Dans deux grandes interviews accordées aux journaux économiques Les Echos et La Tribune, François Hollande détaille les mesures économiques qu'il souhaite appliquer s'il est élu. Il répète sa volonté de ne pas se faire dicter sa politique par les marchés, ce qu'a ironisé Nicolas Sarkozy en dressant un parallèle avec la situation en Espagne. Le candidat socialiste à la présidentielle insiste sur le fait que c'est sous le quinquennat du président sortant que la France a perdu son triple A et que la dette a augmenté de 500 milliards d'euros. Dans les Echos, il estime que "c'est son propre affolement que le candidat sortant voudrait communiquer aux marchés (...) Evoquer un risque de spéculation, c'est l'encourager". Pour La Tribune, "quel que soit le prochain président, après les élections, la France a rendez-vous avec les marchés : les créanciers internationaux exigeront la mise en œuvre de mesures radicales de redressement des finances publiques", ce à quoi Hollande se dit prêt à faire face.
Dans un entretien accordé au Monde, la candidate du Front national à l'élection présidentielle française estime qu'elle se distingue de Nicolas Sarkozy en plusieurs points : « l'Europe, l'euro, les plans de renflouement, les traités européens, le Mécanisme européen de stabilité, et la priorité nationale ». Interrogée sur sa proposition de sortir la France de l'euro si elle accède à l'Elysée, Marine le Pen dénonce « le système » qui s'est « brutalement opposé » à elle et regrette que le débat n'ait pas eu lieu en France alors qu'« il existe dans d'autres pays ». Regrettant le manque de « pédagogie » sur la crise, la candidate du FN affirme que l'«on a fait peur aux Français sur la sortie de l'euro », une proposition qui a selon elle fait l'objet d'« une sorte de terrorisme ». Elle prétend qu'« une majorité de Français considère l'euro comme un handicap ».
Les deux favoris de l'élection présidentielle française ont accordé une interview hier à 20 Minutes. Pour François Hollande, "ce n'est pas qu'une élection française, c'est une élection européenne, car la France doit pouvoir changer non seulement son orientation, mais aussi celle de la politique européenne". Le candidat socialiste souhaite "parler avec force" et "s'affirmer" en Europe afin de ne pas donner "l'image d'une Europe qui s'abandonne, y compris parfois à la spéculation". Pour Nicolas Sarkozy, "sur le plan européen, ma priorité sera d'obtenir pour Schengen la certitude que les frontières de l'Europe sont défendues, et pour les négociations commerciales, la réciprocité. Sinon, au bout d'un an, on sortira de Schengen et on appliquera l'European Buy Act".
Economies d'énergie
Selon Libération, "à contre-courant du Grenelle de l'environnement, le gouvernement français torpille le texte de Bruxelles qui doit permettre d'atteindre l'objectif de 20% d'efficacité énergétique d'ici à 2020". La présidence danoise a ainsi récemment revu à la baisse les ambitions de la directive sur l'efficacité énergétique, sous la pression de la France. La France, soutenue par la Finlande, la Suède et la Pologne, a fait sauter la mention fixant des objectifs contraignants aux différents pays. De plus, la France insiste pour changer le mode de calcul des économies et souhaite que l'on parle en énergie finale au lieu d'énergie primaires. La position française agace les ONG et syndicats liés au climat, ajoute le quotidien.
Nouvelles nationales liées à L'Union - Autres Etats membres
Espagne
Les difficultés espagnoles sont encore l'objet de nombreux commentaires dans la presse française. Le Monde et Les Echos évoquent l'impact des déclarations françaises sur ces mêmes difficultés. En comparant celles-ci au cas grec, Sarkozy a suscité un tollé en Espagne, l'embarras de Bruxelles et le recadrage de l'Allemagne, indique Le Monde. Bruxelles et Berlin craignent que la dramatisation de Sarkozy ne contribue à alimenter les turbulences sur les marchés. Pendant ce temps, Le Figaro Economie revient sur les difficultés italiennes. Le gouvernement a réussi à lever 4,9 milliards d'euros, jeudi, mais les taux d'intérêt grimpent et la raison principale est la contagion espagnole. Enfin, La Tribune et lefigaro.fr évoquent l'arrivée de la délégation européenne en Espagne. Les deux médias mentionnent les dénégations de la Commission et de Madrid quant à une visite d'urgence. Elle s'inscrit simplement dans le cadre du contrôle de 12 pays dans le mécanisme d'alerte européen.
Grèce
Sur LCI, Hughes Beaudoin explique que la Commission européenne encourage les Etats membres à mettre à disposition d'Athènes leurs meilleurs experts - dans leurs domaines de compétence les plus reconnus - pour aider l'administration grecque. La France a été sollicitée pour aider à la collecte de l'impôt et à la mise en place d'une administration fiscale efficace. Les fonctionnaires français détachés à Athènes ont permis de récupéré un milliard d'euros d'arriérés d'impôts en seulement quelques semaines. L'Allemagne aide la Grèce à réformer son marché du travail, les Pays-Bas à relancer les exportations grecques et la Belgique à réformer l'administration locale.
contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07



















