lundi 10 octobre 2011

Revue de presse quotidienne 10 octobre 2011

MEP

Tribune de F.Wurtz
L'ancien membre du Parlement européen, Francis Wurtz, analyse ironiquement le discours  au Parlement du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, sur l'état de l'Union. "J'ai ainsi compté pas moins de sept références à la dernière des valeurs auxquelles on pense en ce moment à propos de l'Union européenne : la fierté, s'est écrié ce champion de l'Europe des marchands et de la finance, avec la modestie d'une grenouille voulant se faire aussi grosse que le bœuf", écrit Mr Wurtz. "Au nom de la fierté européenne", Mr Barroso a appelé à une plus grande intégration européenne par "une véritable libéralisation des services en Europe" ainsi que dans "les réformes à mettre en œuvre sur nos marchés du travail, dans nos finances publiques et nos régimes de retraite". Cependant, Mr Barroso a dû lâcher du lest sur une revendication emblématique de la gauche en se disant "très fier d'annoncer que la Commission a adopté une proposition de taxe sur les transactions financières". Voilà, selon Francis Wurtz, un aveu involontaire de taille: dans le contexte actuel, des idées alternatives, dès lors qu'elles sont massivement portées par les citoyens et les mouvements sociaux, peuvent devenir incontournables. (Humanité Hebdo)

Union européenne

Recapitalisation des banques
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont penchés, hier à Berlin, au chevet des banques européennes, s'accordant sur la nécessité de recapitaliser ces dernières. Paris et Berlin se donnent un mois pour peaufiner leur plan concret (Le Figaro). Le plan de recapitalisation fait partie d'un "paquet global" de mesures contre la crise de la zone euro promis par le couple franco-allemand pour faire en sorte que l'Europe ait "résolu ses problèmes avant le G20 de Cannes" du début novembre, a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy. Le président français et la chancelière allemande se sont avant tout "évertués à gommer les différences qui opposeraient les deux pays, selon des rumeurs persistantes relevées par la presse allemande" (Libération). La Tribune affirme d'ailleurs que les divergences sur la méthode de recapitalisation demeurent. Selon Les Echos, préparent des modifications substantielles des traités européens. Mais les annonces d'hier "pèchent par le manque de détails concrets", écrit le journal. Dans l'éditorial des Echos, François Vidal écrit que les résultats du sommet franco-allemand d'hier sont "prometteurs" mais qu'il faut rester prudent: "depuis le début de cette crise, aux grandes déclarations de principe ont souvent succédé des accords à minima" affirme-t-t-il. Dans l'éditorial de La Tribune, Eric Walther qualifie les revirements des dirigeants européens de "pathétiques" et "inquiétants": un mois après avoir critiqué le cri d'alarme de Christine Lagarde, ils appellent désormais tous à la recapitalisation. Dans un article d'opinion dans La Tribune, le blogueur financier Georges Ugeux affirme que la recapitalisation des banques ne doit pas se faire "à n'importe quel prix" et qu'elle doit être accompagnée de changements importants dans le secteur bancaire.

Ce weekend, les médias français sont revenus en grand nombre sur les dissensions franco-allemandes autour d'un plan de recapitalisation des banques européennes. Les divisions devraient marquer la rencontre de Sarkozy et de Merkel ce dimanche, selon les médias. Berlin pense que les Français souhaitent utiliser le FESF pour recapitaliser les banques, alors que l'outil a été mis en place en tant que solution de dernière minute dan le cas où les banques n'arrivent pas à trouver des capitaux sur les marchés ou auprès de l'Etat. Le ministère des finances a toutefois nié toute divergence avec l'Allemagne à ce sujet et accepte la nécessaire recapitalisation des banques, y compris les banques française, sous une supervision européenne (Libération.fr). Challenges.fr estime que la question n'est plus de savoir s'il faut recapitaliser, mais qui doit recapitaliser, soulignant les divisions entre la France d'un côté, et Berlin et Bruxelles de l'autre. Lefigaro.fr cite le commissaire européen Olli Rehn qui explique que les pays triple A ainsi que la plupart des Etats membres de l'UE doivent se recapitaliser sur les marchés ou avec l'aide de leurs Etats, tandis que le FESF doit intervenir en dernier recours. Pendant ce temps, la Commission européenne a annoncé vendredi qu'elle présenterait un plan de recapitalisation dans les prochains jours, avec des critères communs et des règles afin de ne pas enfreindre les règles de compétitivité. Le porte-parole de la Commission Olivier Bailly a insisté sur la nécessité que le plan soit supervisé à l'échelle européenne. Pendant ce temps, le PDG de Société Générale Frédéric Oudéa continue à rejeter tout besoin de recapitalisation pour sa banque ou toute banque européenne. « Une recapitalisation des banques européennes ne résoudra pas la crise de la dette », explique-t-il (lefigaro.fr). Les médias français, ce dimanche, sont revenus sur la visite de Christine Lagarde, soulignant qu'elle a été la première à évoquer l'urgence d'une recapitalisation des banques européennes.

Commissaire à l'euro
La Chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte ont soutenu la création du poste d'un commissaire européen spécifiquement dédié à la monnaie unique, après une réunion à Berlin. Mme Merkel a décrit l'idée de "très intéressante". "Je crois que nous devons penser plus loin dans cette direction car le Pacte de stabilité et de croissance renforcé est un grand progrès mais le droit d'intervention, dont on a besoin lorsque des pays persistent à ne pas remplir ce Pacte, n'est pas suffisamment exprimé ", a déclaré Mme Merkel. Le Premier Ministre néerlandais a mis en garde que certaines décisions ne sont prise que parmi les 17 pays de la zone euro. (figaro.fr)

Sauver l'euro
Dans une tribune parue dans Le Figaro (édition du samedi), le président de la Fondation Robert Schuman Jean-Dominique Giuliani se prononce en faveur d'une alliance franco-allemande forte qui permettrait de sortir l'Europe de la crise. Il répond au détracteurs de l'axe franco-allemand que cet axe a permis de franchir des pas inespérés durant la crise et que l'Europe est ralentie par des pays qui utilisent le prétexte de la montée du populisme pour freiner toute tentative d'intégration. C'est pourquoi les Français et les Allemands doivent aller plus loin dans le domaine du budget, de la fiscalité, ainsi que la défense et la sécurité. Ils devraient signer un traité bilatéral qui reste ouvert aux autres pays, mais à la seule condition que ces pays acceptent les objectifs et le calendrier.

Dans une tribune parue dans Les Echos, le professeur d'économie Michel Henochsberg critique l'idéologie dominante, "totalitaire": "Les marchés pensent que", "les agences de notation estiment que", et leur sentence tombe, radicale. Il plaide pour l'unité européenne afin de "sortir de la crise par le haut".

Patronat européen
Dans un article publié conjointement dans Le Figaro, Il Sole 24 0re et le Frankfurter Allgemeine Zeitung, Hans-Peter Keitel, Emma Marcegaglia et Laurence Parisot, présidentes d'organisations d'entreprises, ont appelé à la création d'un nouveau traité européen visant à faire respecter l'Union politique: "nous, les présidents des trois plus grandes organisations d'entreprises de la zone euro, membres du B20, affirmons notre engagement total en faveur d'une intégration européenne plus poussée". Ils décrivent l'UE comme facteur déterminant pour améliorer la compétitivité dans un monde globalisé et défendre non seulement la préservation de l'euro, mais aussi d'avancer vers une nouvelle intégration économique et politique. Les trois présidentes énumèrent des propositions pour atteindre (1) une forte finance publiques et des économies compétitives, (2) l'engagement politique et (3) une Europe plus forte, en soulignant que les décisions doivent être appliquées. "Le respect du principe de subsidiarité, l'engagement en faveur de la diversité et la concurrence tout comme l'acceptation des spécificités des pays et des régions d'Europe ne contredisent pas cet objectif. Tout au contraire, ils constituent une des forces de l'Europe". (le Figaro)

Interview de M.De Gucht
Le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht, interviewé dans Les Echos, s'inquiète d'un risque de poussée du protectionnisme. Parlant des rapports commerciaux des occidentaux avec la Chine, il estime que le yuan est sous-évalué, mais que ce n'est pas une situation exceptionnelle. Il s'oppose vivement au projet de loi en discussion au Sénat américain prévoyant de taxer tous les produits en provenance de Chine sous ce prétexte. Pour M. De Gucht, il faut à tout prix éviter une guerre commerciale. Certes, le poids de la Chine dans les échanges mondiaux est en forte progression. Mais "il ne faut pas non plus être défaitiste. Sur les dix dernières années, la croissance de notre part de marché en termes de commerce mondial n'a pas baissé: elle est de l'ordre de 2,4% par an -, tandis que celle des Etats-Unis a considérablement chuté. Nous ne sommes pas un continent perdu !", estime le commissaire européen. M. De Gucht revient ensuite sur le projet qu'il porte avec le commissaire au Marché intérieur Michel Barnier de limiter l'accès aux marchés publics européens pour assurer plus de réciprocité dans la gestion des appels d'offre avec les partenaires commerciaux de l'Union : "Sur le plan bilatéral, si un pays tiers ferme ses marchés publics à nos entreprises, la Commission pourra faire de même, à la demande d'un Etat membre. Ce projet n'est pas dirigé contre la Chine, il s'adresse à n'importe quel pays, car nous avons aussi des problèmes avec d'autres comme le Japon, le Brésil ou la Russie." Cette initiative devrait être introduite sous la forme d'une proposition de règlement en décembre. Enfin, en matière de libre-échange avec l'Egypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie, le commissaire souhaite redémarrer les négociations avec une plus grande marge de manoeuvre, car, dit-il : "Ou on achète les produits de ces pays, ou l'instabilité à nos frontières continuera."

Marché de l'électricité
Depuis la libéralisation des marchés du gaz et de l'électricité dans les années 2000, le trading n'a cessé de se développer, mais l'essentiel des contrats est échangé sans visibilité, hors des marchés organisés. Bruxelles estime que plus des trois quarts des échanges se font de gré à gré, contre un quart des ordres qui passe par des Bourses spécialisées, comme le Nord Pool Spot ou le Nasdaq OMX Commodities. Par peur de manipulations de cours ou de délits d'initié, la Commission européenne a décidé de réguler. (Les Echos)

Concurrence
Bruxelles a donné son feu vert à l'acquisition du spécialiste de la téléphonie sur Internet Skype par Microsoft, annoncée en juin, estimant qu'elle "n'entraverait pas de façon significative le jeu d'une concurrence effective" en Europe. (Challenges.fr)

Emissions de CO 2
La Cour européenne de justice de Luxembourg a estimé que le système d'échange de quotas de CO2 pour le transport aérien est conforme au droit international. La commissaire européenne chargée du climat, Connie Hedegaard, qui se félicite de cette décision, a conseillé aux compagnies de relever leurs tarifs dans la fourchette préconisée par Bruxelles (entre 2 et 12 euros par vol). En revanche, de nombreux pays (Etats-Unis, Russie, Inde, Afrique du Sud, etc.) contestent la directive imposant aux compagnies étrangères le paiement de crédits pour leurs émissions de gaz carbone sur les vols en provenance ou à destination de l'UE. S'ils reconnaissent la nécessité de réduire les émissions de CO2, ces pays n'excluent pas de déposer un recours devant la commission arbitrale de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Par ailleurs, selon les chiffres de l'Agence européenne pour l'environnement, les émissions de gaz à effet de serre au sein de l'UE ont augmenté de 2,4% en 2010. (Le Monde)

Changement climatique
Un sondage rendu public ce vendredi indique que la majorité des citoyens européens considèrent le changement climatique comme une menace grave (68% en 2010, contre 64% en 2009). 78% des sondés pensent que la lutte contre le changement climatique pourrait permettre des créations de poste et stimuler l'économie. (La tribune)

Classement des universités
Selon l'émission "C'est en France, c'est en Europe" sur France Info, la Commission européenne vient de faire des propositions pour donner aux universités européennes une place plus importante dans le classement mondial. Le but est de répondre au classement de l'université de Shanghai, dont les critères sont jugés limitatifs. Selon la dernière publication de ce classement en août, seuls 28 établissements européens sont retenus dans les 100 premiers. Interviewé par France Info, Didier Houssin, président de l'AERES, l'Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, estime que les nouveaux critères utilisés peuvent représenter un réel intérêt pour l'étudiant. Par ailleurs, selon le site Lexpress.fr, la France est à la traîne dans le classement des universités.

Enfants sans papiers
France Info rapporte que les parlementaires du Conseil de l'Europe ont appelé les États membres à mieux protéger les enfants sans-papiers.

International RELEX

Syrie
L'UE a condamné, samedi, l'assassinat du leader kurde Mechaal Tamo, dont les funérailles ont attiré plus de 50 000 personnes le même jour et ont conduit à de nouvelles violences. La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a condamné les « assassinats ciblés » des précédents jours comme étant « inacceptables ». La condamnation intervient après la première critique virulente de la Russie contre le régime syrien, ce vendredi. « Si les Syriens ne sont pas capables de mener des réformes, ils doivent partir », a déclaré le président Medvedev. (Le Parisien)

Tunisie
France Info s'intéresse au rôle des observateurs envoyés par l'UE pour surveiller le déroulement des élections législatives en Tunisie. Bruxelles a envoyé 130 personnes en Tunisie pour une mission de sept semaines.

Nouvelles nationales liées à L'Union - France

AFP
Désavoué par ses clients puis par ses salariés, le PDG de l'AFP, Emmanuel Hoog, a vu capoter plusieurs de ses projets-phares. Aujourd'hui, la menace d'une sanction de Bruxelles, qui priverai t l'agence d'une partie de ses ressources, pèse sur son avenir. (les Echos)

Croissance
Compte tenu des chiffres médiocres pour le troisième trimestre en France, l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) a revu à la baisse ses prévisions pour 2012. La crise dans la zone euro et le "choc d'incertitude" qui a suivi se sont propagées à l'économie réelle. Si les calculs sont exacts, la France va commencer l'année de 2012 presque à l'arrêt. "2012 va démarrer avec un train à l'arrêt, cela aura un effet désastreux pour la suite", commente l'économiste Nicolas Bouzou, qui estime que la croissance ne dépassera pas 1% l'an prochain: "dès mi- 2012, on sera très loin de l'estimation sur laquelle Bercy a construit son budget, c'est certain". Pour Mathieu Plane, de l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), le gouvernement sera contraint de durcir l'austérité s'il veut tenir l'engagement européen de ramener le déficit public à 4,57% du PIB fin 2012. "S'il ne le fait pas, ce déficit sera de 5,27, et s'il le fait, conclut-il, la probabilité d'une récession devient très importante". (Libération)

Génocide arménien
Le président français Nicolas Sarkozy a promis, vendredi, de faire une proposition de loi condamnant la négation du génocide arménien avant la fin de son mandat, si la Turquie ne fait pas de pas en ce sens d'ici là. Ankara a immédiatement réagi à la nouvelle, par l'intermédiaire des ministres aux affaires européennes et aux affaires étrangères, refusant toute leçon d'un ancien empire colonial et dénonçant une manœuvre électoraliste. Les commentaires dans la presse française reviennent également sur ce geste électoraliste. Le geste aurait été calculé par le président français afin de regagner en popularité parmi la communauté arménienne en France à quelques mois des élections. Si Sarkozy a déclaré qu'il ne s'agissait en aucun cas d'un ultimatum et est resté prudent afin de ne pas trop fâcher Ankara, il s'agit quand bien même d'une injonction, commente Le Figaro (édition du samedi). Le Journal du Dimanche prédit une nouvelle zone de turbulences dans les relations chaotiques franco-turques.

Soutien à la Serbie
Le ministre français des affaires européennes, Jean Leonetti, s'est rendu à Belgrade jeudi 6 et vendredi 7 octobre, et a affirmé que la France ne veut pas poser de "conditions préalables supplémentaires à la candidature" de la Serbie à l'Union européenne. Le 24 août, en visite dans la capitale serbe, la chancelière allemande avait averti: "si la Serbie veut obtenir le statut de candidat, elle doit reprendre le dialogue (avec Pristina) et engranger des résultats". Le ministre français a admis "des nuances ou des divergences" entre la France et l'Allemagne. Paris ne considère ni opportun ni réaliste de demander à Belgrade de régler, dès aujourd'hui, ses relations avec Pristina. Dans un contexte de plus en plus tendue dans la région, la Commission européenne rendra le 12 octobre son avis sur les perspectives de la Serbie au sein de l'Union. (Le Monde)

Voyage en Géorgie
Le président français Nicolas Sarkozy a terminé son tour du Caucase en Géorgie, vendredi, où il a dénoncé les atteintes russes à l'accord de paix et a plaidé en faveur des aspirations européennes du pays. Les médias français analysent tout d'abord l'accueil triomphal réservé au président français, expliquant que l'organisation a été parfaitement orchestrée par les gouvernements géorgiens et français. Sarkozy a dénoncé les violations faites à l'accord de paix par les Russes et a plaidé en faveur de l'accession de la Géorgie à l'UE et à l'OTAN. « Quand je suis à Tbilissi, je me sens en Europe », a-t-il déclaré. Mr Saakachvili a toutefois reconnu que l'entrée dans l'UE ne se ferait pas avant 5 à 10 ans. (Figaro)

Nouvelles nationales liées à L'Union - Autres Etats membres

Slovaquie
Iveta Radicova, le Premier ministre de la Slovaquie, doit résoudre aujourd'hui un casse-tête. Le gouvernement quadripartite conservateur slovaque est au bord de l'implosion. Sa deuxième composante par nombre de voix au Parlement s'oppose à la réforme du FESF. Or la Slovaquie est - avec Malte - le dernier pays de la zone euro à devoir encore approuver la réforme. Iveta Radicova a convoqué aujourd'hui une réunion de la dernière chance. (Les Echos)

Grèce
Chargé notamment des privatisations, le ministre grec du Développement, Michalis Chryssohoïdis, interviewé par Le Figaro, sera cette semaine à Paris. Il rencontrera politiques et patrons, alors que - de Veolia au PMU, de GDF Suez à EDF, Vinci ou la SNCF - les groupes français sont régulièrement cités par la presse grecque comme investisseurs potentiels. "Je rencontrerai François Baroin et des entreprises intéressées pour investir en Grèce. Je vois un grand intérêt de leur part surtout depuis le lancement du programme de privatisations" explique-t-il. Il explique la lenteur des privatisations par le fait que le souci des Grecs est de "valoriser les biens du pays et non tout vendre, vite et à bas prix". "Ne croyez pas que nous bradons tout" conclu-t-il. Un défaut de la Grèce aurait des conséquences imprévisibles, avec notamment le risque de voir la crise de la dette de la zone euro gagner d'autres pays, a déclaré ce week-end le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, cité dans le quotidien allemand Bild. M. Barroso a souligné que personne n'avait jamais fait l'expérience d'une faillite d'un Etat membre de la zone euro. "Nous sommes entrés dans un territoire inconnu" a-t-il dit.

Bulgarie
Marianne publie samedi une enquête sur l'escalade de la violence anti-rom en Bulgarie, à la veille des élections qui auront lieu dans le pays le 23 octobre prochain. La mort d'un jeune bulgare de 19 ans, fauché par une camionnette appartenant à la famille de Kiril Rachkov, figure célèbre du milieu rom de Bulgarie, est à l'origine des manifestations anti-tsiganes qui ont souvent dégénéré en affrontements. Selon Marianne, cette affaire est "du pain bénit pour l'extrême droite dans un pays gangréné par la corruption et la mafia". Selon l'anthropologue Antonina Jeliazkova, "la révolte est sociale, pas ethnique. Le problème se situe entre la pauvreté injuste et la richesse inexpliquée".  Par ailleurs, Marianne signale que les violences en Bulgarie n'ont pas provoqué de réaction de la part de la Commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, dont l'entourage a expliqué que "cela ne concerne pas le non-respect de la directive européenne sur la libre circulation des personnes au sein de l'Union européenne, il s'agit d'une situation interne qui est du ressort des autorités bulgares".

contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07