Revue de presse quotidienne 19 avril 2012
PE
Parlement européen
ICE
Bastamag.net explique le mode de fonctionnement de l'ICE et cite Martin Schuz au moment de son entrée en vigueur.
Débat sur la crise Les Echos et Libération reviennent sur le discours du président de la Commision devant le parlement parmi d'autres brèves sur Internet. Les deux journaux notent que le débat porte à présent sur la nécessité de trouver l'équilibre entre croissance et austérité et le risque de contagion est passé de la crise de la dette à la récession. Dans ce contexte, Mr Barroso a insisté sur la nécessité de mettre de l'ordre dans les finances publiques, sur le fait que l'on ne puisse s'appuyer sur le stimulus budgétaire et a affirmé son soutien pour la création d'eurobonds. Le commissaire Olli Rehn s'est prononcé en faveur d'une recapitalisation de la BEI à hauteur e 10 milliards d'euros, ce qui serait le véritable moyen de levier avec la réallocation des fonds européens, selon le journal. Libération note que Mr Barroso s'est exprimé sur les salaires minimums, qui ne sont pas de la compétence de l'UE, notant que les salaires minimum sont un avantage sur le court-terme mais non à long terme. Lexpress.fr note que Mr Barroso a insisté sur le fait que la crise n'est pas derrière nous et que les eurobonds son le seul moyen de permettre une vraie convergence. (Libération, lexpress.fr, Les Echos, challenges.fr
Personnel navigant Le PE comble une lacune du droit européen et met fin au système de protection sociale au rabais imposé au personnel navigant. (l'expansion.com)
Commission spéciale sur le crime organisé
La commission spéciale mise en place par le PE a tenu sa première réunion. Elle sera présidée par Mme Alfano. (crionline.fr)
MEP
Kurdes
Un groupe d'eurodéputés demande aux Kurdes en grève de la faim de cesser leur mouvement qui met leur vie en danger. (leparisien.fr)
BCE
Mme Goulard publie une tribune sur le site nouvelobs.com invitant les candidats à la présidentielle à ne pas remettre en cause l'indépendance de la BCE.
UE
Crise de la zone euro
Le milliardaire américain a livré au Monde sa vision de la crise, qu'il estime amplifiée par « l'orthodoxie » de la Bundesbank. La Banque centrale européenne (BCE) a inventé des mesures « hors du commun, avec ses prêts aux banques à trois ans », souligne-t-il, mais il déplore« la contre-attaque » de la Bundesbank, qui, inquiète des conséquences de ces injections de liquidités, « a cassé cet effet ». Et George Soros d'asséner : « la Bundesbank pousse l'Europe dans l'inflation ». Plus globalement, le financier estime que l'introduction de l'euro, « au lieu de créer de la convergence, a entraîné de la divergence. Les dirigeants du vieux Continent sont en train de mener l'Europe à sa perte. » Pour remédier à la crise, il suggère de créer un holding à travers la BCE, « où les Etats transféreraient 2 000 à 3 000 milliards d'euros d'obligations et n'auraient plus à payer d'intérêt ». Rappelant que son fonds Quantum ne détient aucune position sur la monnaie unique, George Soros, aujourd'hui retraité, glisse qu'il parierait « contre l'euro » s'il devait investir.
Le Nouvel Observateur interviewe Matthieu Pigasse, auteur d'un essai sur la crise de la dette et de l'Europe et qui propose ses "révolutions" pour la surmonter. Selon lui, la crise de la dette européenne actuelle aurait finit par arriver et "se décline dans l'inégalité, la précarité et la pauvreté". Pour Pigasse, la sortie de la crise passe par "plus de solidarité budgétaire", "la fusion des dettes publiques de la zone euro", "l'émission d'euro-obligations" et "plus d'intégration".
Dans un entretien avec Le Figaro, le PDG de BlackRock Larry Fink parle de la crise en Europe et affirme que "la zone euro s'en sortira si les politiques prennent les bonnes mesures". "Les nouveaux gouvernements en Italie et en Espagne ont lancé des réformes fiscales qui vont dans le bon sens" ajoute-t-il. Il affirme aussi qu'il faut "faire des réformes sans tarder en France, la patience des marchés a ses limites".
Dans une interview dans Les Echos, Ding Yifan, Directeur Adjoint de l'Institut pour le Développement Mondial, affirme qu'il n'est pas si inquiet que cela concernant la crise européenne, et affirme que "ce qui se passe actuellement en Europe rappelle trait pour trait la naissance de la constitution des Etats-Unis d'Amérique". Les Etats- Unis ne sont pas nés par hasard, mais à cause de crises de la dette, et c'est l'Union fiscale qui les a sauvé, explique M. Yifang. En Europe, le même impératif d'union est à l'œuvre aujourd'hui.
Régulation bancaire
Les ambassadeurs des 27 pays de l'Union engagent un premier round de discussions sur les futures contraintes des banques, avant le conseil européen extraordinaire du 2 mai. Britanniques et Français s'opposent encore sur plusieurs points, notamment concernant le projet d'autoriser des Etats à fixer des contraintes en fonds propres plus élevées que d'autres, par le biais de coussins en capital contre les risques systémiques.
Salaire minimum
Hier, le commissaire européen à l'emploi, Laszlo Andor, présentait les propositions de la Commission - non contraignantes - pour lutter contre le chômage en Europe, qui dépasse les 10%. La proposition la plus controversée - sur le salaire minimum - continue d'attirer l'attention des médias français. Selon La Croix, Bruxelles a voulu répondre aux critiques françaises et mettre fin à la polémique en affirmant hier nous ne parlons ni de salaire minimum européen, ni de diminution des salaires minimums en Europe". La Croix explique que certains médias ont prêté à Bruxelles l'ambition de créer un smic européen. "Les salaires minimums sont fixés par les États membres, et selon des modalités différentes dans chaque pays. Nous n'imposons absolument pas un modèle, au contraire !", se défend l'entourage du commissaire. Sur Latribune.fr, Florence Autret affirme que Bruxelles est "prise en flagrant délit de double langage" sur le salaire minimum: la Commission plaide pour une augmentation des salaires en fonction de la productivité - une critique subliminale de la stratégie compétitive de l'Allemagne - tout en prévoyant des coupes sévères dans le salaire minimum en Grèce et au Portugal, comme elle l'a fait avec l'Irlande précédemment. "Situation particulière", plaide la Commission. Aujourd'hui en France note que Bruxelles a également stigmatisé hier la position de neuf pays membres, dont la France, "qui restreignent l'accès de travailleurs bulgares et roumains à leur marché du travail".
Espérance de vie
Pour la première fois à l'échelle européenne, une enquête sur "l'espérance de vie en bonne santé" est présentée aujourd'hui à Paris par l'Institut national d'études démographiques (Ined). Coordonnée par la Commission européenne et réalisée chaque année depuis 2005, celle-ci indique, pour chacun des 27 pays de l'Union européenne, jusqu'à quel âge chacun peut, en moyenne, escompter mener des activités quotidiennes en toute autonomie. La Croix indique "les pays où l'on vit le plus longtemps ne sont pas toujours ceux où l'on vit le mieux". Ainsi, alors que les femmes françaises bénéficient de l'espérance de vie la plus élevée de l'UE (85 ans), elles ne se trouvent qu'au 10ème rang pour l'espérance de vie en bonne santé. Selon Aujourd'hui en France, "le palmarès décerne la première place à la Suède, mais aussi une médaille du progrès à la Lituanie". (Le Parisien)
Stockage de l'énergie
Une récente étude de la Commission européenne est catégorique : il faut construire des stations de stockage de l'énergie. Plus précisément, des bassins d'eau pompée aux heures creuses grâce aux énergies renouvelables. Une eau ensuite turbinée comme dans un barrage hydroélectrique. (Le Nouvel Obs)
International RELEX
FMI
Le FMI évalue à 2.000 milliards d'euros le désendettement des banques européennes dans les deux ans. Environ le quart de ce désendettement va conduire à des coupes dans les prêts. Rien que dans la zone euro, l'offre de crédits diminuerait de quelque 1,7% sur les deux ans. Le FMI estime qu'il faut permettre aux fonds de sauvetage mis en place de prendre des participations dans les banques en difficulté. (Les Echos)
Macédoine
Le Monde et Le Figaro font état de craintes de violences interethniques en Macédoine suit à l'assassinat de cinq jeunes jeudi dernier. La rumeur veut que la minorité albanienne soit à l'origine de l'assassinat des jeunes Macédoniens. Les tensions étaient importantes lundi soir et ont mené à une altercation entre des ultranationalistes macédoniens et les forces de police devant le siège du gouvernement.
Afghanistan
Les ministres de la défense et des affaires étrangères de l'OTAN sont réunis depuis hier et jusqu'à aujourd'hui à Bruxelles pour tenter d'atténuer le plus possible les tensions et les désaccords avant le sommet que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Alliance atlantique tiendront à Chicago les 20 et 21 mai. Selon le Monde, c'est le dossier de l'Afghanistan qui "focalisera une fois encore l'attention", après les attaques menées le 15 avril par des groupes de talibans, notamment à Kaboul, et qui ont "frappé les esprits". Bien que l'OTAN et les autorités américaines aient tenté de minimiser ces offensives, les Européens se montrent plus prudents. Mais c'est surtout les différents calendriers de retraits des troupes qui pose problème, alors que mardi l'Australie est venu s'ajouter à la liste des pays souhaitant se désengager dès 2013, soit un an plus tôt que prévu. François Hollande a même le projet de retirer les soldats français fin 2012. Le Monde ajoute que "le rôle exact de l'OTAN en Afghanistan au-delà de 2014, ainsi que le financement de l'armée et de la police afghanes sont d'autres questions épineuses".
Syrie
Aujourd'hui à Paris, une dizaine de ministres des affaires étrangères se réunissent à l'initiative du chef de la diplomatie française pour parler des sanctions imposées à la Syrie. L'objectif est de "maintenir la pression" sur le régime syrien par l'accentuation des sanctions. Selon un responsable français, l'arrêt de l'achat par l'Union européenne de 90% de la production pétrolière syrienne a entraîné une baisse de 30% de cette dernière. Ce qui représente une perte mensuelle pour la Syrie de 400 millions de dollars (306 millions d'euros) par mois, et deux milliards depuis novembre. (La Croix)
Nouvelles nationales liées à l'Union - France
Pacte de stabilité
Le débat entre le parti socialiste et le gouvernement a été vif au sénat ce mercredi, quand le parti socialiste a annoncé souhaiter envoyer un nouveau programme de stabilité à Bruxelles en cas de victoire. Le gouvernement prévoit des économies à hauteur de 115 milliards d'euros entre 2011 et 2016. Mais le parti socialiste pense que quiconque à la Commission notera les erreurs et verra que pour atteindre l'équilibre en 2016, il manque 27 milliards, d'où la volonté d'annoncer un retour à l'équilibre pour 2017. (Les Echos)
Couple franco-allemand
Le Monde évoque les conséquences qu'aurait l'élection de François Hollande sur le couple franco-allemand et sur la politique d'Angela Merkel. Selon le quotidien, la chancelière allemande se retrouverait isolée en Europe en cas de victoire du candidat socialiste étant donné que les dirigeants espagnols et italiens verraient d'un bon oeil "la fin de Merkozy", même s'ils ne soutiennent pas officiellement Hollande. La pression serait alors d'autant plus forte sur Merkel qui a besoin des voix du Parti social-démocrate (SPD), qui soutient Hollande, pour faire adopter le pacte fiscal. Le Nouvel Observateur consacre son enquête hebdomadaire à "l'histoire tumultueuse" du couple franco-allemand ces dernières années.
Présidentielles
Le candidat à la présidentielle Dupont-Aignan a, encore une fois, affirmé son souhait que la France quitte l'Europe mais en ajoutant que c'était pour le refonder sur des bases saines, lors de son dernier meeting avant le premier tour ce mardi. Pendant ce temps, Le Nouvel Observateur a interrogé les candidats sur leur position en politique étrangère. François Hollande a déclaré que le principe de non ingérence devrait être mis de côté dans un cas comme celui de la Syrie. Le président-candidat a déclaré que l'heure n'était pas aux débats institutionnels concernant la question de l'élection d'un président de l'UE, tandis que François Hollande a souhaité la réouverture du dialogue avec la Turquie. (Le Monde)
Nouvelles nationales liées à L'Union - Autres Etats membres
Italie
Le gouvernement de Mario Monti a annoncé hier que la récession s'aggraverait en 2012, à hauteur de 1,20% du PIB, alors qu'il tablait sur une croissance de 0,4% cette année, indique Le Figaro. Avec un déficit de 0,5% du PIB en 2013, Rome ne pourra donc pas respecter son objectif d'équilibre des comptes. Pour ne pas asphyxier le pays sous la rigueur, Monti a annoncé des mesures de relance. France 2 revient sur la réforme du contrat de travail mise en place par Mario Monti.
Espagne
Le Figaro Economie indique que le gouvernement espagnol continue de faire pression sur les régions pour réduire les dépenses. Samedi dernier, le premier ministre a réuni les présidents de région et ce mercredi, la ministre de la santé a rencontré ceux responsables de la santé. Les retraités devront à présent payer leurs médicaments et les actifs devront payer plus. Pendant ce temps, Le Nouvel Observateur dresse le portrait des principaux leaders au cœur de la crise espagnole.
Portugal
Malgré la rigueur avec laquelle le gouvernement portugais applique la potion arrière prescrite par les créanciers internationaux du pays, la récession menace l'atteinte des objectifs budgétaires. Et rend hautement probable l'allongement du programme d'aide. "De l'avis de l'UE, il serait sage de préparer une sorte de soutien, lorsque le Portugal retournera sur les marchés," affirme le Vice-Président de la Commission européenne Olli Rehn. (Les Echos)
Grèce
Dans une interview donnée à Arte, Panos Carvounis, chef de la représentation de la Commission européenne en Grèce, récuse les critiques dont l'Europe est la cible en Grèce. Selon lui, "la Task Force est indispensable et a été demandée par Mr Papandréou". Il ajoute que "l'UE est un partenaire pour donner la meilleure solution. Il faut se méfier des amalgames comme le font certains partis grecs". M. Carvounis estime que la Grèce ne s'est pas adaptée aux exigences de l'Europe.
contact : dominique.robert@europarl.europa.eu (+33) 01 40 63 40 07



















