mercredi 7 décembre 2011

Débat sur le thème "Le budget européen 2014-2020, quel avenir commun après la crise ?" - Paris, le 6 décembre 2011

Le Bureau d'Information en France du Parlement européen, en partenariat avec l'association "Nouvelle Europe" et l'Ambassade de Pologne à Paris, a organisé le 6 décembre 2011, dans le cadre de la Présidence polonaise de l'Union européenne, un débat sur le thème "Le budget européen 2014-2020, quel avenir commun après la crise ?".

Son Excellence Monsieur Tomasz Orlowski, Ambassadeur de Pologne à Paris et Alain Barrau, chef du Bureau d'information du PE ont introduit la discussion.

Les intervenants :
. Noëlle Lenoir, ancienne Ministre et actuelle Présidente du Cercle des Européens ;  
. M. Nicols-Jean Bréhon, enseignant à  Paris I Sorbonne et spécialiste des questions budgétaires ;
. Piotr Kaczynski, Chercheur au CEPS (The Centre for European Policy Studies)

Le modérateur a été Nicolas Escach, agrégé de géographie et membre de Nouvelle Europe

Conclusions du débat

Le débat sur les nouvelles perspectives financières 2014-2020 revêt un caractère primordial, en particulier dans le contexte inédit de la crise, notamment avec leur cadre pluriannuel que donnent des orientations à longue terme pour les politiques européennes.
Un décalage est à constater : avant la crise de 2008, une tendance vers davantage de fédéralisme a été visible dans le discours européen, suite à la crise, c'est l'approche intergouvernementale qui prédomine. L'ambition pro-fédéraliste est d'ailleurs exprimée dans le traité de Lisbonne qui prévoit des modifications structurelles de ces perspectives et notamment davantage d'appui sur les ressources propres de l'Union européenne.
Les intervenants ont fait le tour des propositions de la Commission européenne relatives à ce nouveau cadre financier 2014-2020, jugées ambitieuses. Elles prévoient entre autres un contrôle fiscal européen et la création de nouvelles ressource propres, et plus particulièrement une taxe sur les transactions financières. Le Parlement européen, qui au final décidera s'il approuve ou non les nouvelles perspectives financières 2014-2020 comme stipulé dans le traité de Lisbonne, participe plus qu'activement dans ce débat et a présenté ces propositions même avant celles de la Commission. Il reste à voir dans quelle mesure les propositions ambitieuses du Parlement et de la Commission seront suivies par les Etat Membres, et notamment celle relative à la taxe sur les transactions financières. Considérée la plus juste par les intervenants, notamment compte tenu de sa neutralité par rapport à l'économie réelle, cette mesure pourrait en outre avoir un effet de rapprochement du citoyen avec l'Europe, de même qu'une part des impôts sur le revenu prélevée directement, mesure également mentionnée lors du débat, mais qui ne fait partie d'aucune des propositions actuellement sur l'agenda.

Et pour plus de renseignements : katarzyna.iskra@europarl.europa.eu