mardi 17 novembre 2009

Combiner économie et écologie pour un développement durable

La plupart des politiques s'accordent sur la nécessité de la lutte contre le changement climatique. La question qui fait aujourd'hui débat est celle de son financement. A moins d'un mois de l'ouverture de la Conférence de Copenhague sur le climat, la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie du Parlement européen a organisé une audition sur ce thème. « L'enjeu est de créer des conditions de vie durables », a expliqué la vice-présidente de la commission, Anni Podimata.

Les effets du changement climatique et du réchauffement de la planète sont nombreux : réduction de l'accès aux ressources naturelles, multiplication des conflits régionaux, aggravation de la pauvreté ou encore migrations climatiques. La modification des comportements actuels est nécessaire pour préserver les conditions de vie des générations futures. C'est le grand enjeu de la Conférence sur le climat qui se tiendra à Copenhague, du 7 au 18 décembre.

Comment cependant créer les conditions d'un changement de comportement ? Quel modèle économique privilégier ? Lors de l'audition organisée le 10 novembre par la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie, en présence d'économistes et de climatologues, un consensus s'est dégagé sur la nécessité d'une coopération entre secteurs public et privé. Un tel modèle permettrait de relancer la croissance, de créer des emplois et de combattre les inégalités.

Concrètement, comment cela pourrait-il se traduire ? « Différentes approches peuvent permettre de générer de l'énergie de façon efficace, de la stocker, de l'utiliser. Même chose pour l'eau et les autres ressources : on peut imaginer de nouvelles méthodes de transport, des villes qui consomment moins, l'utilisation de matériaux recyclés par l'industrie. Il s'agit d'investir dans les nouvelles technologies et l'innovation » a expliqué Jacqueline McGlade, la directrice exécutive de l'Agence européenne de l'environnement.

« Notre responsabilité envers la génération future est énorme »

Selon les intervenants, les pays les plus développés ont le devoir d'agir. « Les gouvernements qui refusent ou traînent les pieds pour assumer leurs responsabilités dans la lutte contre le changement climatique sont les mêmes qui ont débloqué des milliards d'euros pour le secteur financier. Il est totalement inacceptable que les dirigeants politiques ne montrent pas le même niveau d'engagement quand il s'agit du risque de destruction de notre propre planète », s'est exclamée la Grecque Anni Podimata (Socialistes et démocrates, S&D). Selon elle, « La responsabilité que nous avons envers la génération future est énorme ».

Le 3 décembre prochain, le Parlement européen accueillera le Président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), Rajendra K. Pachauri, et Paul McCartney, ancienne gloire des Beatles reconverti à la cause environnementale. Ils mettront en relation réchauffement climatique et politique alimentaire et expliqueront ce que chacun individu peut faire à son propre niveau.