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06/03/2012

Débat organisé le 6 mars 2012 par la Représentation Commission européenne à la Maison de la Chimie, avec le soutien du Bureau d'information France du Parlement européen

"La réponse européenne à la crise"

Le débat s'est ouvert par une présentation d'une enquête Eurobaromètre inédite. Cette enquête a révélé que la majorité des Français estiment que l'Europe contribue à la prospérité de la France. 52% considèrent que les réponses à la crise devraient être apportées au niveau européen et sont prêts à lui accorder des pouvoirs supplémentaires. 79%  des Français plaident pour un plus grand contrôle de l'Union européenne sur les budgets nationaux et 71%  pour un rapprochement des fiscalités. 91% souhaitent une réglementation plus stricte des marchés financiers, 73% une taxe sur les transactions financières.

Le débat s'est déroulé en deux parties :

1. La réponse européenne à la crise: quel bilan ?
2. La réponse européenne à la crise: quelle perspective?


La première partie introduite par M. Jean Leonetti, est composée d'un panel d'intervenants regroupant, M. Daniel Cohn-Bendit, Mme Sylvie Goulard, Mme Elisabeth Guigou et M. Jean-François Jamet. Le débat est animé par Sylvie Kauffmann, directrice de la rédaction du Monde.

La deuxième partie est introduite par M. Michel Barnier. Le panel d'intervenants est composé de M. Jean Arthuis, M. Christophe Caresche, M. Michel Guerlavais, M. Jean Pisani-Ferry et Mme Catherine Trautmann. Le débat est animé par Véronique Auger, rédactrice en chef Europe à France 3.

Concernant le bilan de la crise européenne, les intervenants ont évoqué le problème de la création de la monnaie unique sans la mise en œuvre d'une gouvernance économique forte. Certains considèrent que les institutions européennes n'ont pas  réussi à créer de système durable pour accueillir l'euro.
D'autres ont dénoncé l'affaiblissement du rôle de la Commission et le fait que l'intégration de la zone euro se construise sans transférer de compétences fiscales et budgétaires aux parlements européens et nationaux.
Les économistes et acteurs de la politique européenne présents ont, unanimement, soutenu que les investissements devaient faire l'objet d'une politique de relance. Ils ont abordé l'idée de la création d'un acte  européen pour relancer l'investissement ou d'un plan européen d'investissement, solide.
Après avoir débattus de l'Europe monétaire, les participants ont dénoncé le manque  d'Europe fiscale et ont revendiqué la mise en place d'une concurrence fiscale loyale ainsi que la création d'un impôt européen pour les entreprises.

La question du manque d'Europe sociale et du renforcement d'une Europe démocratique où chaque Etat membre aurait un droit à la parole a été rappelée par des acteurs de la vie politique.

Concernant la partie sur les perspectives, les intervenants se sont accordés à penser qu'il est nécessaire d'installer une plus grande solidarité entre les Etats et une forte gouvernance économique. Certains ont abordé la question de  la mise en place du mécanisme européen de stabilité (MES), fonds de secours créé pour garantir la solidarité et la stabilité financière dans la zone euro. Il permet de venir en aide aux pays en difficulté en accordant des prêts à ses membres, en octroyant une assistance financière à titre de précaution et de fournir des prêts pour la recapitalisation des banques. D'autres ont évoqué une nouvelle gouvernance économique à travers  le"six-pack" ou la réforme du Pacte de stabilité et de croissance.
Un autre instrument récent de lutte contre la crise a été mentionné : le pacte budgétaire dont l'objectif  est de renforcer la discipline budgétaire et la coordination économique dans la zone euro.

Le débat  a été conclu par Jean-Marie Cavada, Président du Mouvement européen-France et Thomas Houdaille, Secrétaire général d'Europanova par une présentation des Etats généraux de l'Europe.

Pour plus d'information : alain.barrau@europarl.europa.eu