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06/09/2012

Les Européens à deux ans des élections européennes de 2014 - Eurobaromètre du Parlement européen (EB/PE 77.4)

Alors que se profilent les élections européennes de 2014, il a paru opportun de procéder à un vaste tour d'horizon sur la perception que les Européens ont de l'Union européenne sur la connaisance qu'ils ont de ses institutions ainsi que sur leurs attentes en cette période de crise. Le terrain de cette enquête Eurobaromètre/Parlement européen a eu lieu du 2 au 17 juin 2012. Elle a été menée en face-à-face par TNS Opinion dans les 27 pays de l'Union européenne auprès de 26.622 citoyens.

Le contexte européen
Comme cela est le cas depuis 5 ans, le contexte européen dans lequel s'inscrit cet Eurobaromètre est avant tout marqué par la crise monétaire, financière, économique et sociale qui rythme les débats européens et le quotidien des 27 Etats membres. A ce titre, les éléments qui suivent sont à prendre en compte lors du terrain de l'enquête.
La dégradation généralisée de la situation du marché du travail dans l'Union européenne a une conséquence directe sur les réponses que les personnes interrogées ont apportées à certaines questions de l'enquête.
La note liée à dette souveraine des Etats membres a été abaissée dans 15 des 27 pays de l'Union européenne depuis le 1er janvier 2012. Dans le même temps, certains d'entre eux ont bénéficié d'une assistance financière de la part de l'UE et le processus de ratification du Traité de stabilité budgétaire s'est poursuivi.
Toujours au cours de cette période récente, le Conseil européen a adopté un pacte pour la croissance et l'emploi et les institutions européennes ont complété leurs travaux en vue de renforcer la convergence budgétaire entre Etats membres.
En outre, toujours depuis le début de l'année, des élections législatives ont eu lieu dans 3 pays (Slovaquie, Grèce et France) ainsi qu'une élection présidentielle (France).

Les principaux enseignements
Malgré cette situation de crise et un climat politique très tendu qui l'accompagne, il ressort de cette enquête que les Européens sont loin de se détourner de l'Union européenne, même s'il est vrai que cette conclusion doit être nuancée par une analyse détaillée pays par pays.

- L'image de l'Union européenne s'améliore aux yeux d'une majorité d'Européens. De plus, et pour la première fois, une majorité absolue se dégage pour dire que l'appartenance à l'Union européenne est une "bonne chose". Toutefois, il convient de souligner que la majorité des personnes interrogées pensent toujours que leur voix "ne compte pas dans l'UE", bien que l'on observe une nette augmentation de ceux qui, au contraire, pensent que leur voix compte dans l'UE. Signe encourageant dans ce sens, ils sont près de trois cinquièmes à estimer que la meilleure façon de faire entendre leur voix consiste à voter aux élections européennes.

- Interrogés sur l'identité européenne, les Européens considèrent que les "valeurs de démocratie et de liberté" ainsi que "la monnaie unique, l'Euro" en sont les principaux éléments, loin devant tous les autres.Quant au sentiment d'identité qu'éprouvent les personnes interrogées, on observe, sur une période d'un an, une augmentation du nombre d'Européens qui se réclament, dans un futur proche, d'une identité "nationale uniquement" et une diminution de ceux qui se voient à la fois "National et Européen".

- L'année 2013 sera celle de la citoyenneté européenne. Pour les Européens, les facteurs qui renforceraient le plus leur sentiment de citoyenneté européenne sont avant tout : un système de protection sociale européen harmonisé, la liberté d'installation dans le pays de son choix au moment de la retraite pour y toucher sa pension ainsi que la reconnaissance des diplômes nationaux sans nouvel examen.

- Comme lors des précédentes enquêtes, la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale est largement en tête des priorités que les Européens veulent voir défendues par le Parlement européen. Et, plus spécifiquement sur les mesures à prendre pour combattre la crise, ils citent devant tous les autres thèmes l'emploi et la lutte contre le chômage.

- A la lumière des résultats, il n'est certainement pas trop fort de parler de méconnaissance institutionnelle. Tout d'abord, les Européens n'en savent que "très peu" sur le fonctionnement de l'UE et de ses institutions. Ils sont plus d'un tiers à ne pas pouvoir citer trois institutions européennes qu'ils connaissent.

- Dans ce contexte de méconnaissance, on notera cependant que le Parlement européen est l'institution la plus citée par les répondants. En effet, plus de la moitié d'entre eux cite avant tout le Parlement européen, près d'un tiers la Banque centrale européenne et un quart la Commission européenne.

- A ce résultat s'ajoute le fait que plus de la majorité absolue des Européens considère que le Parlement européen est l'institution qui "représente le mieux l'Union européenne. Enfin, plus des deux tiers considèrent toujours que le Parlement européen joue un rôle important dans le fonctionnement de l'UE, bien qu'en légère diminution depuis un an.

- Etonnamment, un quart des Européens connaît déjà le mois des prochaines élections européennes de juin 2014. A ce propos, une innovation fondamentale du Traité de Lisbonne a été testée auprès des personnes interrogées, il s'agit du nouveau mode d'élection du Président de la Commission européenne. Les Européens seraient-ils plus incités à se rendre aux urnes qu'aujourd'hui "si les grandes familles européennes présentaient, sur la base d'un programme commun, un/une candidate au poste de Président de la Commission européenne"? C'est avec intérêt que l'on observe que plus d'un répondant sur deux se sentirait effectivement davantage incité à se rendre aux urnes en juin 2014. Ainsi, ils pourraient avoir le sentiment de participer ne fut-ce qu'indirectement à l'élection du Président de la Commission européenne.

Voici L'Eurobaromètre :