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27/10/2011

COMMUNIQUE DE PRESSE - Accord de la zone euro: les députés soulagés mais sur leurs gardes pour l'avenir

Un sentiment de soulagement prudent a caractérisé le débat en plénière avec MM. Van Rompuy et Barroso quelques heures après l'accord politique des chefs d'États pour soutenir la zone euro. Mais pour de nombreux députés, la solution fait seulement gagner du temps et il faut, à moyen terme, plus d'ambitions et de conscience sociale. Selon eux, il faut aussi accorder plus d'importance à la croissance pour une sortie de crise durable. Les eurosceptiques ont condamné le transfert de pouvoirs à l'UE.
José Manuel Barroso (Président de la Commission): La Commission préparera, déjà en novembre, de nouvelles propositions législatives sur une nouvelle surveillance budgétaire. Ces propositions seront étudiées par le Parlement européen et le Conseil. Nous aurons besoin d'une approche communautaire pour sortir de la crise.



Herman Van Rompuy (Président du Conseil européen): Les marchés seront désormais conscients de notre forte détermination et nous octroieront le temps nécessaire. Nous devons renforcer notre capacité de réaction... Les sommets de la zone euro sont tout à fait naturels et je ferai le maximum pour éviter les divisions.



Joseph Daul (PPE, FR): À court terme, il y a du progrès. Nous devons toutefois continuer à aller de l'avant, en particulier en ce qui concerne la mise en œuvre des décisions prises. Nous devons également aller beaucoup plus loin quant à la dimension sociale, même si les traités ne le prévoient pas de manière expresse - nous ne pouvons pas laisser les citoyens en première ligne.



Martin Schulz (S&D, DE): Les mesures adoptées auraient pu être prises il y un an. Il faut maintenant se concentrer sur l'évasion fiscale. Nous ne pouvons pas construire l'Europe sur l'injustice sociale. Le Conseil devrait écouter attentivement les demandes du Parlement européen, car un changement de traité ne peut pas s'effectuer sans le PE.



Guy Verhofstadt (ADLE, BE): Je suis soulagé. Nous avons échappé à un nouveau débat aujourd'hui en plénière. Mais quelques jours paisibles sur les marchés ne signifient pas que nous avons atteint notre objectif. Avec le temps, nous avons compris qu'il était nécessaire de mettre au point une union budgétaire car un gouvernement économique, c'est plus que deux rencontres par an.



Jan Zahradil (ECR, CZ): Ce paquet nous fait seulement gagner du temps. Pire, nous sommes aux prémisses d'un transfert budgétaire de masse sans précédent.



Rebecca Harms (Verts, DE): Je partage ce sentiment de soulagement. Mais le schéma du trop peu et trop lentement se répète. Pourquoi une marge de sécurité de 50% alors que nous savons que nous avons besoin de 60%? Pourquoi le FSFE est-il passé à 1000 milliards d'euros alors que nous en avons besoin de 2000? Nous devons également augmenter de manière considérable la transparence de notre gouvernance économique.



Lothar Bisky (GUE/NGL, DE): Je salue la réduction de la dette pour la Grèce. Mais cela ne résoudra pas la situation. D'ici 2020, la Grèce aura une dette de 220 milliards d'euros. De manière générale, les conclusions du sommet sont apparues claires, mais je doute qu'elles restaurent la confiance - la manière dont nous allons utiliser le levier du FSFE est un tour de passe-passe financier.



Bastiaan Belder (EFD, NL): Il n'y a pas de raison d'être optimiste car il y a trop d'incertitudes et d'imperfections.



Sharon Bowles (ADLE, UK - présidente de la commission des affaires économiques et monétaires (ECON): Nous devons encore trouver une solution au fait que la croissance s'est construite sur une accumulation de la dette. Nous avons également besoin d'une solution pour la gestion de la crise dans le secteur bancaire.