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08/11/2012

JOURNEE PRIX LUX A PARIS - CINEMA L'ARLEQUIN - 8 NOVEMBRE 2012

Dans le cadre d'une journée Prix Lux, le jeudi 8 novembre au cinéma l'Arlequin à Paris, le Parlement européen avait organisé une projection des trois films finalistes du Prix Lux 2012 et une table ronde qui réunissait députés européens et professionnels du cinéma.

Célébrer le cinéma avec le Parlement européen

C'était jeudi 8 novembre dans la grande salle du cinéma Arlequin, rue de Rennes à Paris, le Parlement européen célébrait le cinéma européen à l'occasion de la journée du Prix Lux avec la projection des trois films finalistes :

- La petite Venise d'Andrea Segre (Italie)
- Just The Wind de Bence Filegauf (Hongrie)
- Tabou de Miguel Gomes (Portugal).

Dans la foulée, une table avait été organisée entre députés européens et professionnels du cinéma : « À quels défis répond le Parlement européen en période de crise ? Creative Europe, que devient le programme MEDIA ? ».

- Marie-Christine Vergiat, députée européenne, membre de la commission parlementaire CULT (Culture et éducation)
- Jean-Marie Cavada, député européen, membre de la commission parlementaire CULT (Culture et éducation) et rapporteur du rapport concernant la distribution en ligne d'œuvres audiovisuelles
- Louise Ferry, assistante de Malika Benarab-Attou, membre de la commission parlementaire CULT (Culture et éducation)
- Alain Barrau, directeur du Bureau d'information en France du Parlement européen

- Yvon Thiec (fondateur du Prix Lux et délégué général d'Eurocinema)
- Georges Bermann (producteur chez Partizan films)
- Juliette Prissard (déléguée générale du Syndicat des Producteurs Indépendants)
- Éric Vicente (distributeur chez Sophie Dulac)

Modérateur du débat : Laurent Cotillon (Directeur d'édition du Film Français)

 

L'Europe et la culture

En introduction au débat, Alain Barrau a rappelé son contexte. Il a notamment fait référence aux Lux Film Days, à savoir la diffusion de trois films lauréats en 23 langues qui se tient dans les 27 pays de l'Union européenne à la même période (automne 2012) dans l'objectif de partager la diversité du cinéma européen avec le plus grand nombre de spectateurs européens et débattre sur les sujets qui touchent à notre culture.
Laurent Cotillon a ensuite entamé la discussion en demandant à Jean-Marie Cavada quelle était la place du cinéma dans les prérogatives du Parlement européen. Et celui-ci de répondre que « la culture, et donc le cinéma, relevait initialement de la politique nationale des Etats membres, mais il est apparu très rapidement que la finalité européenne n'était pas seulement la libre circulation des biens et des personnes ou une monnaie unique et stable. La culture était aussi un élément déterminant dans ce que j'appellerais « le bien vivre ensemble ». D'autant qu'il n'existe pas une culture à l'échelle européenne, mais des cultures. D'où l'implication grandissante du Parlement et de la Commission dans ce domaine. Nous en sommes encore au début ».

Le Prix Lux - le soutien au cinéma européen passe par les faits au Parlement européen

Yvon Thiec est ensuite interrogé sur les origines et le fonctionnement du Prix Lux. « C'est un coup de projecteur sur des films qui vont au cœur du débat public, et aussi le moyen pour le Parlement de témoigner son soutien au cinéma européen. Un jury présélectionne trois films chaque année qui sont ensuite présentés aux députés. Le prix a été créé en 2007, et il n'a cessé de grandir en notoriété depuis. La dotation de 80 000 € visant à permettre le sous-titrage dans les 23 langues de l'Union est aujourd'hui un véritable atout pour le film qui l'emporte.

Le futur du cinéma européen : révision du programme Média, débat sur la chronologie des médias ...

Laurent Cotillon donne la parole à Marie-Christine Vergiat qui insiste sur l'importance de l'engagement de l'Union européenne dans la culture et rappelle le rôle d'un programme comme Media qui permet de soutenir la circulation des œuvres à travers l'Europe. La distribution étant le volet de la filière cinéma le plus soutenu par l'Union, Laurent Cotillon se tourne alors vers Eric Vicente qui apporte ce qu'il appelle « le témoignage d'un utilisateur au quotidien du programme Media ». Pour lui, « les aides Media constituent un système vertueux qui, s'il ne permet pas forcément d'équilibrer les comptes, diminue tout de même les risques financiers liés à la distribution d'œuvres difficiles et pourtant indispensables à la diversité. Eric Vicente souligne également « la nécessité qu'il y a à préserver le programme Media alors que celui-ci permet d'aider des films qui ne sont pas directement en lien avec le marché ». Yvon Thiec intervient sur l'avenir de ce programme. « Les discussions budgétaires vont être très dures au moment même où certains Etats membres procèdent à des coupes drastiques au niveau de la culture » estime-t-il. Jean-Marie Cavada partage ce point de vue. « Nous allons surveiller de près la budgétisation de Media, affirme-t-il. La culture doit être envisagée de manière indépendante, et l'audiovisuel aussi. Il n'est pas possible de globaliser leurs budgets à l'échelle européenne ».


Georges Bermann témoigne également de son expérience de producteur. « Il est important qu'existe un système comme Media qui permette la recherche et le développement de projets à l'échelle européenne » déclare-t-il. Idem pour Juliette Prissard qui aborde ensuite le sujet des sorties simultanées des films en salle et en VOD alors que vient d'être lancé le projet TIDE (Transversal International Distribution in Europe ndlr). Elle rappelle que « la salle doit demeurer l'endroit privilégié de la diffusion cinématographique ». De son côté, Jean-Marie Cavada explique que « le film est comparable au fruit qui doit mûrir et c'est justement ce que permet la salle, c'est là que se crée le bouche à oreille qui va lui permettre de vivre et perdurer, pour autant certaines œuvres fragiles ne parviennent pas à rester plus de 15 jours à l'affiche, le public n'a pas le temps de les voir ». Yvon Thiec estime lui aussi « qu'il ne faut pas déréguler la chronologie des médias tel que nous la connaissons aujourd'hui ». Marie-Christine Vergiat fait remarquer « qu'il ne faut pas réfléchir seulement du point de vue économique et encore moins oublier les enjeux culturels ». Pour elle, « l'Europe doit rester un lieu de création et de diversité ». Et Jean-Marie Cavada d'insister sur « la nécessité de construire ensemble un système culturel européen ».

 

Pour plus d'informations : katarzyna.iskra@ep.europa.eu