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Petit-déjeuner de presse avec Marielle de Sarnez (ALDE) - Paris, le 14 mai 2014

Dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, le bureau d'information en France du Parlement européen organise jusqu'au vendredi 16 mai une série de petits déjeuners de presse avec des députés français représentant chacune des cinq familles politiques qui ont désigné un candidat à la présidence de la Commission européenne, celle ou celui qui présidera à la destinée de l'Europe dans les années à venir et que les citoyens européens choisiront indirectement pour la première fois en allant voter pour leurs députés européens le 25 mai. Au programme de ces cinq rencontres avec la presse : le bilan de la législature qui s'achève, les enjeux et défis à venir, la vision de l'Europe propre à chacun des députés invités. Quatrième invitée, mercredi 14 mai: Marielle de Sarnez, candidate de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ALDE), tête de liste "UDI-MODEM", Les Européens" pour la circonscription Ile-de-France/Français de l'étranger aux élections européennes du 25 mai, membre de la Commission du commerce international et des affaires étrangères, vice-présidente de l'ALDE et secrétaire générale du Parti Démocrate Européen.

En campagne sur le terrain, Marielle de Sarnez dit aimer parler de l'Europe à tous ceux qu'elle rencontre mais déplore une tendance générale : celle de la "défiance" des citoyens envers l'ensemble de leurs institutions, qu'elles soient françaises ou européennes. "C'est un phénomène global qu'il faut prendre en compte", dit-elle, car, "même aux élections municipales, une distance s'est installée entre les Français et leurs dirigeants".
Et la responsable de cette distance, selon elle,  est "la politique française" qui est "une politique des boucs émissaires" envers l'Union européenne, alors que, rappelle-t-elle, "pas une seule décision ne se prend en Europe sans que la France donne son feu vert". Elle déplore que "la démocratie nationale française ne participe pas assez aux choix d'orientation européens", soulignant qu'"en Allemagne les sessions du Parlement européen sont retransmises sur une chaîne de télévision très regardée, ce (qui) n'est jamais  le cas en France".

TTIP: Marielle de Sarnez se montre critique à l'égard du Traité de libre-échange transatlantique entre l'Union européenne et les Etats-Unis, dans la ligne de mire de nombre d'eurodéputés français qui mettent en garde contre les risques qu'il fait courir à l'Europe et à ses valeurs. Elle déplore l'incohérence qui existe entre ceux qui accusent l'Europe d'en être responsable et des chefs d'Etat qui "ont donné mandat à la Commission européenne pour lancer les négociations".
Elle regrette "l'absence de tout débat démocratique sur le sujet en France", alors qu'il est "obligatoire" en Allemagne,  et le fait que "les démocraties nationales ne jouent pas leur rôle". Elle met en garde contre un "risque d'abaissement des normes européennes, pourtant les plus exigeantes au monde", rappelant que si un accord est conclu entre l'Europe et les Etats-Unis, il concernera "environ 50% du commerce mondial". Elle met en garde contre l'omniprésence de "tribunaux d'exception, privés et  supranationaux, qui imposent à l'Europe leurs propres règles de droit avec une compétence exclusive en matière de commerce international" et elle réclame des politiques  de fixer "une ligne rouge".

Lisibilité des institutions européennes: Insistant sur le "coeur du projet européen" défendu par son groupe politique -  "faire faire à l'Europe un saut démocratique" - elle déplore le "manque de visibilité" des institutions européennes et le "manque de transparence", estimant que l'Europe devrait être incarnée par quelqu'un qui soit son porte-voix, "un président ou une présidente" de l'Europe. "On ne peut pas négocier dans le dos des citoyens !", dit-elle.

Commission européenne: pour Marielle de Sarnez, la future présidente ou le futur président de la Commission européenne devra être "l'un des candidats désignés par les groupes politiques du Parlement européen" et "les chefs d'Etat et de gouvernement devront, dit-elle, prendre au sérieux les citoyens européens". " On ne peut pas dire que l'Europe souffre de démocratie et quand il y a une petite avancée démocratique s'asseoir dessus !", souligne-t-elle.

Une Europe de la croissance : austérité budgétaire d'un côté, Europe de la croissance de l'autre ? "On a besoin des deux, dit Marielle de Sarnez : du sérieux budgétaire dans les Etats, et en même temps, l'Europe doit être là pour créer de la croissance et créer les outils de cette croissance. Faire l'un sans l'autre n'aurait pas de sens". Elle cite l'exemple du Canal Seine/Nord, grand projet alternatif de transport fluvial, qui concerne 10% des Européens vivant dans la zone géographique concernée. Très important pour la croissance, il pâtit cependant du "manque de volonté politique de travailler tous ensemble", déplore-t-elle. "L'élection doit servir à faire avancer ces idées là", ajoute-t-elle. "Nous avons besoin de plus d'Europe, de faire une politique commune et de plus d'orientation".

Perspectives claires: qu'il s'agisse de la France ou de l'Europe, il faut donner aux citoyens "des perspectives claires, une vision, celle d'une Europe plus unie, plus intégrée, plus démocratique", estime Mme de Sarnez. "Si l'on veut garder de la souveraineté, il faut faire le choix européen et faire avancer l'Europe".  Elle précise souhaiter  "une vraie politique commune d'immigration avec des quotas, des frontières européennes gardées et sécurisées ", ainsi qu'un "vrai partenariat avec l'Afrique qui sera le continent du 21ème siècle". Nécessité s'impose aussi, selon elle,  d'une harmonisation de la fiscalité et des politiques sociales "pour qu'on en finisse avec les distorsions",  et d'une politique commune de la défense", qui  pour l'instant n'existe pas. "Une guerre civile est à nos frontières  et ce n'est pas simple. Le public veut une Europe plus forte car aujourd'hui personne ne parle au nom de l'Europe".