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Spyros Theodorou

Directeur et programmateur du cycle de conférences « Echange et diffusion des savoirs » à Marseille, le franco-grec Spyros Theodorou est un européen convaincu. Pour lui, qui mêle thèmes et disciplines différents pour appréhender le monde, l'identité européenne qu'il revendique est le produit d'une histoire et d'une culture. Grec et Français sans doute, Européen sûrement ! A 59 ans, Spyros Theodorou est à la fois né en Algérie, alors départements français, attaché à son île d'Eubée et à Athènes, ainsi que produit de « l'ascenseur intellectuel » de l'école républicaine de France.

Spyros Theodorou
Spyros Theodorou

Grec et Français sans doute, Européen sûrement !

A 59 ans, Spyros Theodorou est à la fois né en Algérie, alors départements français, attaché à son île d'Eubée et à Athènes, ainsi que produit de « l'ascenseur intellectuel » de l'école républicaine de France. Aujourd'hui directeur de l'association « Echange et diffusion des savoirs » qui organise une quinzaine de conférences par saison, gratuites et de très haut niveau, dans l'enceinte du Conseil général des Bouches-du-Rhône, il réunit à chaque fois, et depuis 2000, plus de quatre cents personnes venues écouter puis questionner une sommité scientifique et intellectuelle.

Après des études à l'Institut de Théologie Orthodoxe de Paris et une maîtrise de philosophie à l'université d'Aix-en-Provence, il devient directeur adjoint puis directeur de « La Maison de l'Etranger » à Marseille, où il développe un théâtre et, de fait, sa programmation. A la fermeture de cette structure, en 1999, il a alors l'idée de « croiser les méthodes de la programmation artistique avec le monde intellectuel ».

Les cycles de conférences viennent de naître et la mayonnaise prend immédiatement, entraînant même la publication des actes de ces rencontres. « Mon objectif était de nous impliquer à long terme sur un territoire et le public qui va avec », raconte ce père de deux filles. « Notre pédagogie est un pari politique sur l'intelligence du grand public. Bien sûr, comme toute programmation, la notre est signée. Je choisis les intervenants dans ma bibliothèque, ceux que je considère les meilleurs sur un sujet. Le champ de nos interventions croise les Humanités et les « sciences dures » aussi souvent que possible. Nos thèmes sont très généraux au départ puis analysés et échantillonnés par des disciplines différentes. Nous souhaitons offrir à chaque participant non des réponses, mais des outils d'analyse, de
compréhension et d'autonomie de sa propre pensée ».

Cette saison comme l'an dernier, la thématique abordée est celle de « L'identité à la dérive », un concept cher à Spyros Theodorou. « Je suis profondément de mon village en Grèce où je connais chaque caillou et où j'ai soixante-treize cousins germains, mais je me sens de la patrie européenne à des niveaux tout aussi profonds : je suis chez moi à Florence, Munich ou Amsterdam », explique cet homme qui outre le grec et le français parle l'anglais et l'italien. « L'identité européenne a cette chance d'exister comme projet depuis le haut Moyen-Âge, autant dans l'empire d'Orient que dans celui d'Occident, ce qu'avaient compris les fondateurs de l'Europe moderne ».

Pour lui, l'Europe est une histoire et une géographie et comme les Grecs de sa génération, il garde le souvenir cuisant de la dictature. L'entrée de son pays en 1981 dans l'Union Européenne démocratique après un demi-siècle d'histoire tourmentée fut pour lui « la certitude qu'un coup d'Etat ne pourrait plus arriver ». Il milite aujourd'hui pour l'élargissement de l'Union, « un élargissement nécessaire et souhaitable dans les frontières historiques de l'Europe ».

 

Au programme d'« Identités à la dérive 2 », les jeudis à 18 heures au Conseil général des Bouches-du-Rhône, 52 avenue de Saint Just, 13004 Marseille :

  • Jeudi 26 octobre : « Comprendre » notre barbarie ? Jacques Sémelin, historien et politologue
  • Jeudi 9 novembre :Une identité cosmopolitique est-elle possible aujourd'hui ? Pierre Hassner, philosophe et politologue
  • Jeudi 23 novembre : Mémoires d'empire. Retour sur la controverse autour du « fait colonial » Romain Bertrand, politologue
  • Jeudi 30 novembre : La Francité contemporaine à travers l'imaginaire de la télévision, Eric Macé, sociologue
  • Jeudi 7 décembre :Identités sans fondements. Genre et sexualité à l'heure démocratique, Eric Fassin, sociologue
  • Jeudi 11 janvier : Des vertus de l'exil et du déracinement : Garcilaso de la Vega, « el Inca » et Ouladah Equiano, « the African », deux héros du Nouveau Monde, Carmen Bernand, anthropologue
  • Jeudi 25 janvier : Que veut dire un Islam européen ? Olivier Roy, islamologue
  • Jeudi 1er février : La passion des origines. Entre langue et nation, par Maurice Olender, historien des religions
  • Jeudi 8 février : Animaliser l'homme, humaniser l'animal, mécaniser le vivant : la contestation des frontières, par Jean-Michel Besnier, philosophe
  • Jeudi 22 février : Pour en finir avec le culturalisme, par Jean-François Bayart, politologue
  • Jeudi 22 mars : Identité ambiguë / identités complexes, par Giovanni Levi, historien
  • Jeudi 5 avril : Identité de la matière et révolutions scientifiques, par Pierre Marage, physicien
  • Jeudi 3 mai : Combien chacun de nous a-t-il d'identités ?, par Vincent Descombes, philosophe