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Michel Afonso, le berger du Banon

Berger et producteur artisanal de fromage Banon, Michel Afonso bénéficie de l'AOC obtenue par ce fromage en 2003, ce qui lui permet d'offrir des gages de qualité à ses clients gastronomes. A travers le Feoga, l'Union Européenne a soutenu financièrement le montage du dossier par le syndicat interprofessionnel de défense et de promotion de ce fromage.

Michel Alfonso
Michel Alfonso

Avec une soixantaine de chèvres de races locales et une fromagerie flambant neuve, Michel Afonso est l'un des producteurs de la plus petite Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) de France, celle du Banon, ce fromage réputé chez les gastronomes par son emballage de feuilles de châtaigniers.

Aujourd'hui âgé de 45 ans, ce père de deux enfants s'est installé dans une exploitation en ruine du village de Fontiène, dans les Alpes-de-Haute-Provence, en 1989. Il retape la bâtisse, abandonnée depuis 1938, devient tout d'abord producteur de lait puis, en 2004, se lance avec son jeune frère Claude dans la transformation et la production de fromage à travers le « Gaec de Lautin ».

« Le Banon est un fromage qui a un lien puissant avec son terroir, son environnement », plaide ce berger expérimenté, originaire du Var. « C'est un produit très difficile à affiner, il faut être extrêmement méticuleux. Tout notre travail consiste à satisfaire une clientèle très exigeante et connaisseuse ».

Le pastoralisme traditionnel, sans clôture avec des chèvres qui paissent sur le bord des chemins de Haute-Provence, est « une activité qui me permet de vivre, mais c'est aussi un modèle d'existence qui me convient ».

En 2002, pour protéger ce trésor culinaire qu'est le Banon et développer une économie viable sur ce terroir peu peuplé à cheval sur le Vaucluse, la Drôme, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence, le syndicat interprofessionnel de défense et de promotion de ce fromage s'est engagé dans une démarche de certification en AOC. Mais il fallait tout d'abord délimiter une zone géographique ainsi que la race des chèvres et les modes de production. Un travail d'expertise lourd qui a été mené à bien grâce au soutien de
l'Union Européenne.

Le Fond Européen d'Orientation et de Garanties Agricoles (Feoga) a en effet financé 30% des 22.500 euros d'études nécessaires, à travers son programme Objectif 2. Il s'agissait de rédiger le décret et le règlement technique d'application, de mettre en place un contrôle de la qualité des produits ainsi qu'une étude fourragère et de protéger la race de chèvre « commune provençale ».

En janvier 2003, le Banon a été reconnu par le Comité des Produits Laitiers de l'Institut National des Appellations d'Origine (INAO) en Appellation d'Origine Contrôlée. Premier fromage de la région PACA à obtenir cette distinction, il contribue à la notoriété et au développement d'une zone à dominante agricole et fragile. « Cette AOC est une bonne chose pour les producteurs qui donnent ainsi des gages de
qualité », reconnaît ainsi Michel Afonso. « Sans l'aide de l'Union Européenne, nous n'aurions jamais pu parvenir à décrocher cette certification ».