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Merlé Olev (Marseille - Estonie)

Née soviétique, Merlé Olev a vécu l'Estonie indépendante avant de partir étudier le français puis de s'établir à Marseille. Son regard sur l'élargissement à 25 ? Pour Merlé, c'est avant tout l'ouverture proposée aux Estoniens qui est primordiale dans leur adhésion à l'Union européenne.

"Etre représentée au Parlement européen fera de moi une citoyenne du continent"

Merlé Olev
Merlé Olev

Etudiante en BTS audiovisuel à Marseille, Merlé Olev aimerait parcourir le monde pour y réaliser des documentaires pour la télévision.

Cette jeune fille de 24 ans a déjà pas mal roulé sa bosse depuis son départ de son Estonie natale il y a plus de cinq ans, et son arrivée comme jeune fille au pair à Marseille. Après avoir partagé son premier appartement avec des étudiants japonais, elle est partie visiter leur pays, avant de se lancer dans un tour d'Europe. Mais, c'est à Marseille, et surtout dans le quartier de la Plaine, que la jeune Estonienne a pris le parti de jeter l'ancre et d'épouser, en juin 2002, son compagnon français.

« J'avais décidé de voyager après le lycée pour apprendre d'autres langues », se souvient Merlé Olev. « Quand l'agence de jeunes filles au pair m'a dit que j'allais à Marseille, je suis allée rechercher cette ville inconnue sur une carte. Je l'ai découverte au Sud, au bord de la mer, j'étais ravie. C'est dans cette ville que j'ai commencé ma vie indépendante, après avoir quitté mes parents et mon frère. La langue est venue petit à petit, presque sans m'en apercevoir. Aujourd'hui, je me sens ici chez moi ».

Née soviétique, Merlé Olev a connu adolescente la période d'indépendance de son pays, où chaque foyer faisait flotter le drapeau national. Depuis son départ, elle s'est rendue trois fois en Estonie visiter famille et amis, et a pu se rendre compte des changements rapides qui traversent la république balte. « Sous le régime de l'URSS, j'ai vécu les tickets de rationnement, les files d'attente, un pays fermé », explique-telle avec son accent chantant. « Aujourd'hui, l'Estonie accueille des touristes, et les grandes surfaces sont implantées partout. Pour ma famille, qui fait partie de la classe moyenne, la situation s'est améliorée ».

Définissant sa patrie comme culturellement plus proche des Scandinaves que des Slaves, Merlé Olev estime que l'Estonie est membre à part entière de l'ensemble européen : « Nous sommes une petite nation en plein développement, mais pas sousdéveloppée, qui a sans doute besoin encore d'un petit coup de pouce », insiste la jeune fille, avant de préciser : « Mais l'adhésion à l'Union européenne sera un échange. Nous aussi, nous avons des choses à apporter ».

Cette étudiante considère que si les retombées économiques de l'adhésion seront positives pour l'Estonie, c'est avant tout l'ouverture proposée aux Estoniens qui est primordiale ; et de résumer : « L'Europe, c'est la liberté ». En juin 2004, Merlé Olev votera pour la première fois de sa vie pour élire ses représentants au Parlement européen. Un moment important selon elle : « Même si je ne m'intéresse pas beaucoup à la politique, ce suffrage est symbolique. En tant qu'Estonienne, je serai représentée au Parlement européen, ce qui fera de moi une citoyenne du continent.

Voter sera ma manière de contribuer à la construction de l'Europe que nous rejoignons ».