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Marie Smidova (Nîmes - Rép.tchèque)

A 26 ans, Marie Smidova sait trouver les mots pour parler de son pays, la République Tchèque, de sa culture et de sa langue. C'est cette passion qu'elle cherche à transmettre aux élèves du lycée Alphonse Daudet, situé à deux pas des arènes de Nîmes, en enseignant la langue et la civilisation tchèque aux jeune Gardois. Les accords entre Paris et Prague prévoyant que deux lycées en France -l'autre est situé à Dijon- accueillent des enseignants et des élèves tchèques remontent au lendemain du premier conflit mondial. Longtemps mis en sommeil, ils n'ont été réactivés qu'en 1990.

"Nous avons été séparés de vous par le rideau de fer pendant quarante ans. Cette situation n'était pas notre choix" « Avant la Seconde Guerre mondiale, nous étions l'un des pays les plus industrialisés du continent. Nous avons toujours fait partie de l'Europe ; seulement, nous avons été séparés de vous par le rideau de fer pendant quarante ans. Cette situation n'était pas notre choix, mais nous a été imposée de l'extérieur. Aujourd'hui, c'est l'heure des retrouvailles »

Originaire d'Ostrava, la troisième ville du pays, après Prague et Brno, Marie Smidova est assistante de langue, diplômée en français et en tchèque. Même si elle reconnaît qu'avec sept cas de déclinaisons, cette langue slave est particulièrement difficile pour les Français, elle a des arguments à faire valoir auprès des lycéens nîmois : « L'entrée de la Tchéquie dans l'Union européenne a été une opportunité pour ceux qui parlent la langue ». Et de s'enthousiasmer : « Nous avons une littérature tellement riche : Kafka et Kundera, bien sûr, mais aussi Hrabal, Capek, qui a inventé le mot « robot », ou l'auteur du « Brave soldat Chveik », Hasek, qui sont magnifiques à lire dans les textes originaux ».

Quand elle regarde vers le passé, la jeune femme ne peut que constater l'étonnante vitesse avec laquelle la République Tchèque a évolué ces dernières années. La séparation avec la Slovaquie s'est passée sans heurts et Vaclav Havel, le premier président issu de la révolution de velours, jouit d'un prestige international immense.

A la veille de l'adhésion de son pays en 2004, Marie Smidova était confiante : « Aujourd'hui, nous sommes prêts à entrer dans l'Union européenne », affirmait-elle.

« L'adhésion est pour nous une bonne nouvelle. Faire partie intégrante de l'Europe, de ce bloc, nous donnera plus de force. Pour voyager, nous n'aurons plus besoin de passeport et les démarches douanières seront facilitées. Les étudiants attendent beaucoup de ces nouvelles possibilités. En échange, avec son identité et sa culture, la République Tchèque peut apporter beaucoup à l'Union européenne ».

En juin 2004, comme l'ensemble de ses compatriotes, Marie Smidova a participé pour la première fois à l'élection des représentants tchèques au Parlement européen. C'est avec impatience à l'époque qu'elle attendait ce jour : « Je vais voter, bien entendu, car c'est très important », s'enthousiasmait-elle. « Quand on fait partie de l'UE, il est normal de participer à ce genre de scrutin. Comme ce sera la première fois, il y aura forcément une émotion particulière ». C'est aujourd'hui chose faite, à la grande satisfaction de cette jeune enseignante tchèque devenue entre temps citoyenne européenne.