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Lamine N'Diaye

Jeune Marseillais de 21 ans, Lamine N'Diaye a participé pendant huit mois à l'aventure du Service Volontaire Européen. A Vilnius, capitale de la Lituanie, il s'est engagé dans un centre mère-enfant et a découvert son identité européenne et a développé son goût pour les voyages et les langues étrangères.

« La Lituanie, au départ, je ne savais pas trop où c'était », reconnaît Lamine N'Diaye.

« Moi, ce que je voulais, c'était aller voir autre chose ailleurs et apprendre les langues étrangères. J'ai consulté le Centre Régional d'Information Jeunesse (CRIJ) et l'association Eurocircle qui m'ont conseillé le Service Volontaire Européen (SVE) et m'ont orienté vers cette destination qui me semblait au départ exotique ».
C'est pourtant à Vilnius, la capitale de ce pays balte à la frontière septentrionale de l'Union Européenne, que ce Marseillais de 21 ans a séjourné entre décembre 2005 et août 2006. Dans cette ville enneigée, il a découvert un monde inconnu, le goût du large et celui de l'ouverture à l'autre.

Titulaire du Brevet d'Aptitude à la Fonction d'Animateur (BAFA), Lamine s'est investi en Lituanie dans l'équipe d'un centre d'accueil mère-enfant. Il s'est particulièrement occupé des bambins et a pu assouvir sa volonté de se rendre utile. Surpris par le choc climatique et la beauté du pays, il n'a pas tardé à lier connaissance autant avec des Lituaniens qu'avec d'autres Européens comme lui expatriés.

« J'ai vu concrètement ce qu'est l'Europe, j'ai rencontré des Anglais, des Italiens, des Espagnols, tous de mon âge, avec qui j'ai vécu en colocation. Avec les autres SVE, nous formions une vraie communauté extrêmement soudée », assure Lamine qui ne tarde pas à devenir une star locale à Vilnius. Les passants n'hésitent pas à le prendre en photo, il est également passé à la télévision pour expliquer les raisons de sa présence. Il s'est même mis à pratiquer le lituanien, en plus de l'anglais qu'il souhaitait perfectionner au départ.

« Depuis ce séjour, je n'ai qu'une idée, retourner là-bas, c'est un pays jeune, en pleine expansion économique, plein d'avenir, où beaucoup de Français s'installent », s'enthousiasme le jeune garçon. « L'Europe, ne pas avoir de frontière, c'est totalement génial pour moi, cela correspond à mon état d'esprit d'ouverture. Ce long séjour m'a profondément transformé. C'est en partant de chez moi que j'ai pris conscience de mon identité : je suis Sénégalais, Français et également Européen ».
Après s'être cherché lors de deux premières années universitaires en économie et en droit, Lamine N'Diaye a désormais les idées claires sur son avenir académique et professionnel : il veut « bouger un maximum » et obtenir un BTS de commerce international, qui lui ouvrirait alors les portes des programmes d'échanges Erasmus et Leonardo dont il rêve avant le grand saut dans la vie active. Peut-être à son compte.

« Passer plusieurs mois dans un autre pays européen est une expérience que je recommande à tous les jeunes », plaide encore Lamine. « Cela bouleverse profondément son regard et ses aspirations ».