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Jules Paverani

Avec un nouveau moulin installé dans le Cap Corse, Jules Paverani fait revivre l'ancestrale culture de l'olivier dans cette région. Destiné aux petits producteurs artisanaux, ce projet est soutenu par le programme LEADER de promotion des activités économiques non professionnelles.

Les Messageries Maritimes ont porté Jules Paverani aux quatre coins du monde, et c'est au pays du Soleil Levant qu'il a rencontré son épouse Yoko, ingénieur agronome qui vit avec lui dans la maison qu'il a bâtie à Luri, au coeur du Cap Corse.

Car c'est le mal du pays qui l'a vu grandir qui lui fait quitter aux débuts des années 1970 son port d'attache marseillais et revenir en Corse. D'abord comme agriculteur, puis « dans cinquante métiers » avant de devenir transporteur. Proche de la nature, des montagnes qui dominent son village et du maquis, il s'est toujours intéressé à la culture de l'olivier, une de ses nombreuses passions.

Il se souvient qu'enfant il partait à la récolte avec sa grand-mère et se désole de l'état d'abandon de ces arbres qui affichent parfois sept siècles d'âge. « Depuis les années 1960, la culture de l'olivier s'était progressivement éteinte dans le Cap Corse, le savoir-faire disparaissait », constate Jules Paverani. « J'ai alors voulu initier une prise de conscience, que chacun dans le Cap nettoie ses oliviers et puisse faire son huile lui-même ».

La couleur argenté si typique de l'olivier se retrouve à chaque détour des routes du Cap. « Nous sommes entourés d'arbres vénérables ou de pieds sauvage qui pousse dans le maquis », raconte Jules Paverani. « Je m'y promène souvent, à la recherche de pousses pour faire des greffes et lancer de nouveaux arbres. Je le considère un peu comme un gardien de la tradition ». Président de l'association de défense de l'oliveraie du Cap Corse créée en 2006, il achète l'année suivante un moulin à huile ambulant, en pierres de granit, pour 13.000 euros, notamment financé par le programme européen de promotion d'activités économiques non professionnelles (programme LEADER).

Auparavant, les propriétaires d'oliviers devaient se rendre en Balagne s'ils souhaitaient presser leur production et la plupart y renonçait. Ils peuvent désormais utiliser ce moulin, après une cotisation de 20 euros, dans les locaux de l'association Cap Vert, qui promeut les productions locales et les anciennes semences. « Les gens sont intéressées, nous avons de plus en plus d'adhésions. L'idée est de former les habitants du Cap à se servir du moulin eux-mêmes et à produire leur propre huile. Notre moulin est particulièrement adapté pour les petites productions artisanales des particuliers.

Je souhaite que des jeunes s'y mettent », se réjouit Jules Paverani. « Nous allons maintenant investir dans une centrifugeuse pour compléter notre matériel, ce qui simplifiera encore le procédé de fabrication ». « J'espère que nous allons pouvoir mettre en place des échanges avec les autres îles de la Méditerranée sur la culture de l'olivier », conclut-il.

« L'olivier est l'un des symboles majeurs de notre culture commune ».