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Jean-Marie Besançon, artisan boulanger à Valdeblore

Du pain au gout européen à Valdeblore Dans le cadre du programme « Objectif 2 » de la politique régionale de cohésion destinée à soutenir le développement économique des zones isolées, Jean-Marie Besançon, artisan boulanger à Valdeblore, un village montagnard de l'arrière-pays niçois, a bénéficié d'une subvention européenne pour la modernisation de ses installations.

Jean-Marie Besançon
Jean-Marie Besançon

La vallée de la Tinée, dans l'arrière pays niçois, déroule ses paysages de moyenne montagne, à quelques kilomètres des stations de ski des Alpes-Maritimes. La commune de Valdeblore, 900 habitants l'hiver et 5.000 l'été au plus fort de la saison touristique, y est encastrée entre montagnes et rivière.

La présence d'un boulanger est ici indispensable pour la vie de la communauté, tant pour les particuliers, les nombreux restaurateurs que pour l'hôpital ou le lycée. Ce quasi service public est assuré par Jean-Marie Besançon, 62 ans, qui a repris la boulangerie en 1994, après y avoir exercé comme ouvrier. Jean-Marie Besançon est un boulanger d'expérience, il a commencé comme apprenti pâtissier-confiseur-glacier à 14 ans, qui n'a pas hésité à s'installer ou à travailler partout en France pour apprendre les subtilités des recettes locales.

« Dans cette profession, si on veut être performant, il ne faut pas hésiter à bouger énormément pour acquérir du bagage et saisir toute la diversité de notre métier », estime ce père de quatre filles. Valdeblore, il connaissait pour y avoir passé des vacances en famille, et quand l'occasion s'est présentée, il n'a pas hésité à la saisir et a quitté la Côte d'Azur où il exerçait. Mais la boulangerie était vieillotte, le matériel obsolète et il fallait investir pour mettre fours et pétrin au niveau des exigences de la clientèle.

C'est lors d'une réunion à la mairie du village qu'il apprend qu'il peut être soutenu financièrement dans ses démarches de modernisation. La Chambre des Métiers l'aide à monter un dossier. Sur un investissement de 250.000 euros pour une nouvelle chambre de fermentation et un nouveau four, il décroche 17.300 euros de subventions. Et le principal soutien vient de l'Union Européenne via sa politique régionale de cohésion dans les Etats membres. Dans le cadre du programme « Objectif 2 », 91 autres dossiers de développement économique de secteurs isolés ont été financés en partie dans le département des Alpes-Maritimes entre 2000 et 2006.

Cet engagement européen de réduction des disparités régionales entre les pays de l'Union va se poursuivre entre 2007 et 2013 avec plus de 670 millions d'euros de budget contre 340 précédemment. « L'aide de l'Europe a été une divine surprise, je ne m'y attendais vraiment pas », se souvient Jean-Marie Besançon, l'un des heureux bénéficiaires de ces fonds.

« J'ai réalisé qu'aussi enclavé en montagne et éloigné des grands centre que nous étions, l'Europe ne nous oubliait pas, que ce n'était pas qu'une idée mais aussi des actions concrètes. Sans ces aides, j'aurai du me développer différemment et sans doute moins vite. Le projet a été extrêmement bien mené ».
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