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Christophe et Natacha, Une vie après la danse

Travailler à la reconversion des danseurs grâce au FEDER et au FSE : le ballet d'Europe installé à Allauch a crée un programme aujourd'hui présenté comme exemplaire, proposant une parenthèse salariée où le danseur peut concilier le travail dans une compagnie et la découverte de la chorégraphie, la scénographie, la pédagogie... Zoom sur deux élus, Christophe Romero et Natacha Franck.

Christophe Romero et Natacha Franck
Christophe Romero et Natacha Franck

« Faire le lien entre le danseur et l'extérieur, nous obliger à penser à cette question de l'après, fondamentale car la carrière d'un danseur est courte et l'accident toujours possible ». En 2003, Natacha Franck rencontre Jean‐Charles Gil, directeur du ballet d'Europe, installé dans une ancienne usine EDF, au pied d'Allauch. Dans ce cadre provençal typique, l'ancien danseur étoile du ballet de Marseille mène une expérience atypique. Trois ans durant, jusqu'en 2006, il a conjugué les crédits du Fonds social européen et du FEDER afin de créer « un laboratoire pour travailler sur l'insertion des danseurs ».

Dans sa compagnie de 18 interprètes, trois ont le statut spécifique de tuteurs et oeuvrent à leur reconversion. Après une formation classique dans des structures privées et un bac général, Natacha Franck peine à intégrer une compagnie et enchaine les contrats intermittents. A 22 ans, elle passe alors un brevet d'Etat pour pouvoir enseigner et finit même par monter sa propre école à Marseille en 2001. Ce qui ne l'empêchera pas de « toujours continuer de danser, du hip‐hop, du classique, du contemporain ou du berbère...». Depuis 2003, entre les classes quotidiennes et les représentations dans toute l'Europe, la jeune femme s'est initiée à la chorégraphie via des workshop, ou s'est essayée maître de ballet avant d'intervenir dans des écoles.

« Trop de représentations, de répétitions, de voyages... A 28 ans, j'en ai eu marre. Je me suis dit qu'il était temps d'arrêter de me regarder le nombril et de me tourner vers les autres ». Christophe Romero est danseur professionnel depuis l'âge de 18 ans. Après des formations dans des écoles privées, ce Perpignanais de naissance intègre le conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon puis enchaine les contrats à Montélimar, Rouen, Saint‐Étienne et Biarritz.

Aujourd'hui, il a posé ses valises à Allauch et non seulement il enseigne dans différentes structures mais il continue de danser.

Ensemble, Natacha Franck et Christophe Romero reprennent le travail commencé par Julie Apolito, une des premières tutrices qui, après une blessure, est devenue régisseuse. Avant l'accident, elle avait posé les jalons d'une nouvelle expérience : le bac danse au lycée Saint‐Charles. Christophe Romero assure désormais les options lourdes et Natacha Franck les cours facultatifs d'un cursus qui inaugurera sa première terminale l'an prochain. Derrière ces emplois du temps chargés, Anne‐Cécile Morelle, assistante de Jean‐Charles Gil, jongle pour permettre à ces tuteurs de concilier leurs expérimentations avec leurs contraintes de danseurs.

La pertinence et la réussite de l'idée sont telles que l'aventure a été présentée comme exemplaire lors du lancement de la dernière campagne pour le Fonds Social Européen à Marseille, au Sofitel en juillet dernier. Une jolie reconnaissance pour celui qui après avoir croisé les plus grands, de Noureev à Barychnikov ou Béjart, a su se reconvertir... sans changer de passion.